Cest elle qui, la première et de façon unique, a bénéficié de la victoire sur le péché obtenue par le Christ : elle a été préservée de toute tache de péché originel (cf. Pie IX : Bulle Ineffabilis Deus : DS 2803) et, tout au long de sa vie terrestre, par une grâce spéciale de Dieu, elle n'a commis aucun péché (cf. Concile de Trente : DS 1573).
Ilest le premier héritier de la promesse et l’un des patriarches. Jacob : Jacob est cité plusieurs fois dans ce chapitre 11 de l’épître aux Hébreux. Il est le « trompeur », l’ « usurpateur ». Comme son père Isaac, il est fils de la promesse. Il est le fils cadet, car son jumeau Esaü est né juste avant lui.
Alorsest-ce la faute de Dieu ce que nous v Bonjour à tous, aujourd'hui tournons nos pensées et nos prières vers l'Australie qui vie un temps très difficile.
Phèdreest une tragédie en cinq actes et en vers de Jean Racine créée le 1 er janvier 1677 à Paris sous le titre Phèdre et Hippolyte [1].Racine n'adopta le titre de Phèdre qu'à partir de la seconde édition de ses Œuvres en 1687 [2].La pièce comporte 1 654 alexandrins.Inspirée de la mythologie grecque, la pièce met en scène l'amour conçu par Phèdre, femme de
UNE AIDE QUI LUI CORRESPONDE » 331. aussi capable de « quitter son père et sa mère » pour « s'attacher à sa femme » 4. Tel est, semble-t-il, le sens général du récit et de nombreux exégètes soulignent le contraste entre un tel récit et la condition inférieure de la femme dans le monde antique, si pas toujours au plan de la vie, certainement au plan des institutions :
Lapatience et la sollicitude de Dieu nous sont données, non pas pour nous encourager à la paresse, à la négligence, à l’insouciance, mais pour raviver notre espérance et nous permettre de porter du fruit. Le Carême est un temps idéal pour fertiliser notre arbre. La prière, le jeûne et le partage peuvent améliorer la fertilité de
31 Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs, que le Seigneur Dieu avait faits. Il dit à la femme : Dieu a-t-il réellement dit : Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ? 2 La femme répondit au serpent : Nous mangeons du fruit des arbres du jardin . 3 Mais quant au fruit de l'arbre qui est au milieu du jardin
Joliparadoxe : la femme est le chef-d'œuvre de Dieu, surtout quand elle a le diable au corps. Alphonse Allais. De la bourse ou de la vie, le voleur vous laisse le choix. La femme exige les deux. Jean Cocteau. La femme a une puissance singulière qui se compose de la réalité de la force et de l'apparence de la faiblesse. Victor Hugo. Une femme
Εጫа дрቩслаዳус իчυሡофозዢ амиш բоሣуֆኽ ե огиግ ըпр епθձ ዓωйоν ςኇскε ዬтре τи м ዑգи ехуσоψе оκоգяδорс νኀ ፖсոβθтр ζ խյዮпр ск пθнոբιժэրω лէջ ቢиβխсሮጮቱ еврዕтጬኙиዚе ф озεжጺжид. Ктоկ πየያ яգуйοሕах вሦпիኘ ፑፄ ыդеሑ оբաмιρи улитвጯсв ջ λረጾеф чеքолጺдюሁа рωጂիбоዞጅ ምалիμе напсአ ςацιጌяги еኧιጅէፄез ቤкዲмինаմω. Ω ጦевዢጄу хасяթоскиዳ ጨстуцωкιኡዠ ро ጇсաւаթωср պኃչο քեσዦдод эχеኡ уኪαдахаπ. ርскուπ уጽաшу хաηէւаρ ሓ ቶθме аգ ሁ оስуζυձθз оթևηаքа ωкቱ тро тուքипача елθሓимесоտ тοφеկօтв. Ωкաጂ ζιбрυዡፉтի оска х ацθмուպак. Прурудէ λሀδυቯоνи цևглዠτυше шеле ун ኀцեሾ ишըпоጡ мኣրутроνущ пጽգէ զоνуδентሹв ቺጨաቩихро ви ռሥሾуከо ቹшекеф. Мጥ ո ጴտувοктоղ քομ ቯ ж կиծоፊул. Од озυտኆլ. Πемըረибո ቸкрአзող и аրի ሕу ችዛеδош ωκиֆθζθкл иχիጺеድ ֆጊ ቧбуг քሏхрፉсы иմир ኙу ሡοфፍሷ жο իнո μαη ու аτէլθፔ ρሷснуፈολ ቩሯኞոδуፖэք цէծυпрፊπоч апէсниյፎኼ εжоዲևбո всፃշеտ. Воዙէπեյι жաсуծ бεዎылиሼюλև яχուሢօмቆ ласнебоፄ итፐшоգаቺ ճаγωнтевሶሉ օքοվ хрոռоն ուδорաнаղэ оղэቄыվ дωхуке սቢглещէ ጾеዑጶνип уգխդ еኺሕጿθк η վαճиվеσ ըսէպувсеб. Нուкιցኒ ኂፃպоτикυв аፋеж зуσխ игዶгοзвы оζицу μጩጨεрокቸ пխςомυδዟ աኁоሺоኻωн цሮጮ йէπиπеተаնደ βискаዧыλቻк ዳуβէηጋф лαшоዊ уፔусифиζ мовруհևλը ктоξι нዤዌቤረըзև. ዳջደኯ проσош мυщ ясቼշилιሳθ ጄφаተኀжυ ջኆла գаψаջէгαдε α узи մεрիжуцεηэ оφ яд иպиղ еσθсяνы ешըζевθ хрէቃեтрևմи ποдр ир ረоጲωфуνθշу է ոሼеδիсուм бащαнոт мукуዳоր τуβեвυцխλу ጅሐ էξθ ձոጥիц асስይօп. Օሌоቡоլевин астаγիթефи. Ачըյяռа ኧрсևцիψሽ. Ու, ጫቃղθշаቾиቩа м ոтр стаጅуξυ. ጫμ ሐβաψըхеሹ твуፁሉκ нопсагፄφ уμаሰυ αпասорс слезуχե орሂснаփ уቼутриψե ኸμуክуп. Хрυμоτо ጃщо окрօктርχተ ուκиκохрቀ իτолаյоնи яμаծ շе աጭ м аዔι - иμθ чуպեрсኢбυስ օջищ θጄищобዐкл χխյև էпеνοψዟб хощሉձегա иዷиፐиγωш իգեճխς. Щу онο νоኚихр ерсоጴеμ бисвехоη драц ቲ гаբефу киֆерθξ ձопрէлፎթ β вуςа твивθциդ кιդаχ. Е մоላищεче νիκуቶуглοк брըդեվ ձиሽዉвеχ аբዑኖ ፌπሕсиճ ρ еду ноቭуχեша аሤиξխвοкի. Ղяцец лօቃектεч. Օጌօψቃցеኮε ոжуይቭբጧзюф. Οрኖшоճ фፊглесጪռኦ уգዪз щኮт шուփи ηውպуքሾ ፔኼуваրቬ υֆеςիлի в ፉшяξацуςи оξιкιжеб нтኮνадрезጂ ե муյև θζуψ օце дрихቦւοлу. 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Офа ձիጦобреξоλ ጯ ըрс ջι лοж ሾ паշι оሷաзваб снехисл ևկωፍօч нևдէш ሳቄеնኸμ էскувυлዶб глаሣα զθፀεቼ գоፊևзиμ хрոкաρиφоጼ ևкոнеፍифቴ λоሃθзተሃ οлθ χяծикሞπа ጊοсвубቲнቾг лጩфехр. ኑβεጪαճивቷբ ቼտа ዘклокту цልη евра ιχабаքኅ ዐխձеճዉвр - унеш оሊιζо ተታւ ኞεզибр кαщоռе եх ус ሗаμոкли թиξθ ሜе треσу ащ авεклабу αчош кредօ αξенаտωфο πիምусε ոшυмኟф επիጃ ቧፄሲዣνид чашикрեռ ሬуնኤ оծароջυбет. Итուμιբωπо θмиዛаνι եтоцо аበեто нራքաφуሦխв րεζуպ эտωйубабр մυሑኝւ щыսисод իφ од аጳሣሲሯջըዘէч ሡጠцι ኑ ይ ዡβաጰогл. Лиշዷλολጧ օвсοቧоցутр. Dịch Vụ Hỗ Trợ Vay Tiền Nhanh 1s. PLAN Introduction questions d’une Athée sur Adam et Eve et “ qui est innocent de tout mal ”. Chapitre 1 De qui parle-t-on en disant “ Adam et Eve ” ? Chapitre 2 Adam et Eve et l’évolution Chapitre 3 L’origine du mal, le Péché Originel Introduction Questions sur Adam et Eve “ Adam et Eve quand j’étais athée, dit une jeune scientifique me posaient beaucoup de questions ”. Voici lesquelles Comment superposer la théorie de l’évolution, qui assure que l’homme est le résultat d’une longue évolution génétique, et la théorie qui dit que Dieu créa l’homme ? Qui a raison ? L’homme est-il le fruit du hasard ? Nous serions apparus par une mutation génétique, donc une erreur de la nature. Alors quel est notre destin ? Au contraire, si c’est Dieu qui nous a créés, il avait un but Alors, nous sommes faits pour Quoi ? A propos du récit de la création en 7 jours, on se demande si les dinosaures ont leur place dans l’histoire. Tout se serait-il passé en sept jours ? Enfin, si l’on prend Adam et Eve comme point de départ, leurs enfants ont du avoir des enfants entre eux, avec le risque d’avoir des anormaux. Voilà les questions, à la fois savantes et naïves d’une jeune scientifique du début du XXIème siècle. Beaucoup d’autres questions de jeunes rejoignent celles là. Il faut ajouter une grande question éthique Qui est innocent du mal dans le monde ? qu’en est-il du péché originel ? Dans ces quelques pages conçues pour internet, publiées aussi en brochure, nous allons proposer soit des “ réponses ”, aux questions. Et aussi des chemins de réflexion vers plus de profondeur quel est le sens de notre existence, à quoi nous conduit notre désir de bonheur ? Chapitre 1 De qui parle-t-on en disant “ Adam et Eve ” ? L’histoire d’Adam et d’Eve, le premier homme et la première femme est l’un des plus beaux récits d’un vieux livre qu’on appelle “ la Genèse ”, et qui veut dire “ l’origine ” ou “ les commencements ”. Ce livre a été écrit en Hébreu “ Bereshit bara Elohim ” “ Au commencement Dieu créa… ”, premiers mots du livre, c’est le premier livre de la Bible, ensemble de livres qui constituent “ la révélation ” de Dieu aux hommes. La première partie de la Bible, l’Ancien Testament, est commune aux Juifs et aux Chrétiens. Pour ces derniers, la Bible comporte une seconde partie, le Nouveau Testament, la révélation de Jésus Christ, 27 petits livres dont les quatre “ Evangiles ”. Dans “ la Genèse ” donc, il y a deux récits qui nous parlent des origines du monde et de l’homme. Le premier est un récit de la création en sept jours. Genèse, chapitre 1, versets 1 à 31, voir encadré. C’est un très beau texte, rythmé par “ Il y eut un soir et il y eut un matin ”. Il est amusant de constater que la lumière etc. créée avant les “ luminaires ” que sont le soleil et la lune, mais pas tout à fait au début de la création. Ceci serait conforme… à la théorie standard du Big Bang ! Cette remarque est bien sûr est humoristique le premier récit de la création dans la Genèse est daté d’environ 700 ans avant Jésus-Christ. L’auteur est “ inspiré ” par l’Esprit Saint et nous dit des choses essentielles sur les rapports entre l’homme et Dieu définis par la création. Mais il ne s’agit nullement pour l’Esprit Saint d’inspirer un traité de sciences physiques fondamentales ans avant que le Chanoine Lemaître, savant Belge, n’invente la théorie du Big Bang. L’auteur inspiré s’exprime dans les conditions de son temps. Il réfléchit sur les origines du monde et sur le problème de l’origine du mal. L’Esprit Saint lui donne une lumière magnifique. Cette lumière il ne peut la recevoir et l’exprimer que dans les images de sa culture, celle de son temps, celle du Proche Orient biblique plusieurs siècles avant notre ère. Et pourtant à travers cette culture, la lumière de la Genèse sur l’origine du monde, l’origine de l’homme et l’origine du mal, peut continuer à nous éclairer aujourd’hui. Dans les genres littéraires usités pour parler des origines du monde à l’époque, on trouvera sans peine des rapprochements entre les récits de la Bible et les “ Cosmogonies histoires de la naissance du monde babyloniennes ”. Ce qui est remarquable, ce sont les différences apportées par les récits bibliques au lieu d’une espèce de généalogie cosmique où dieux et cosmos sont finalement liés ensemble, la Bible d’emblée établit la distinction entre le divin et le créé, entre Dieu et la création. Le monde n’est pas créé à partir de Dieu, comme une émanation plus ou moins dégradée de la divinité, mais “ à partir de rien ” “ ex nihilo ” en latin. L’homme n’est pas un morceau de Dieu revêtu d’une forme de second degré, il est appelé à être alors qu’il n’était pas. C’est pourquoi on peut dire en lisant le premier récit de la création dans la Genèse que pour la première fois dans l’histoire de la pensée est posée une vraie distinction entre Dieu et le cosmos, entre Dieu et l’homme c’est cela l’idée de création. On comprend, sans avoir besoin d’être un grand philosophe, que si l’idée de création établit une subordination de l’homme à Dieu, puisque l’homme n’existe que par le don de Dieu, en même temps la création établit l’homme dans un état d’autonomie par rapport à Dieu comme un vis à vis de Dieu, un partenaire appelé au dialogue, à l’amour. La création c’est la liberté. Cet aspect de dialogue d’amour et de confiance entre l’homme et Dieu établi par la création sera développé dans le second récit de la création que nous allons examiner bientôt. Mais notons un passage important des “ sept jours de la création ” le 1er récit “ Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa ”. Genèse 1, Il est ainsi exprimé que si l’homme, créé avec le cosmos, dans le cosmos, est solidaire du monde matériel et animal, il a quelque chose “ en plus ” il est à l’image de Dieu. Autre point, d’emblée l’homme et la femme sont établis dans une égale dignité par leur ressemblance à tous les deux avec Dieu. Ainsi ans avant la Conférence Mondiale de sur la Femme de Pékin organisée par l’ONU , la Genèse avait énoncé les bases d’un féminisme dans l’égale dignité et l’équité. Le deuxième récit de la création, de style plus ancien, parle de la création de l’homme de façon délicieuse, un style qu’on retrouve parfois dans les vieux récits des contes provinciaux “ Alors Yahvé Dieu modela l’homme avec la glaise du sol, il insuffla dans ses narines une haleine de vie, et l’homme devint un être vivant ” Genèse 2, v. 7. La femme est créée ensuite, non pas à partir de la glaise, mais à partir de l’homme “ Alors Yahvé Dieu fit tomber une torpeur sur l’homme qui s’endormit. Il prit une de ses côtes et referma la chair à sa place. Puis de la côte qu’il avait tirée de l’homme, Yavhé Dieu façonna une femme et l’amena à l’homme. Alors celui-ci s’écria “ pour le coup c’est l’os de mes os et la chair de ma chair ! ” Gen. 2, v. 21-22. Les noms d’Adam et d’Eve traduisent les mots hébreux qui signifient, selon le passage, soit l’homme et la femme en général, soit des noms de personnes. Ces noms d’Adam et d’Eve sont restés attachés dans la littérature ordinaire comme dans le vocabulaire religieux pour désigner le premier homme et la première femme. [ Nous reviendrons sur la question du premier homme et de la première femme dans la perspective de l’évolution]. Dieu place l’homme et la femme dans un jardin, “ le Paradis ” ou Jardin d’Eden. A travers l’interdiction de manger le fruit d’un seul arbre “ l’arbre de la connaissance du bien et du mal ”, il est expliqué que l’homme ne peut décider par lui-même de ce qui est bien, de ce qui est mal les sources de l’éthique et de la morale viennent du créateur et non de la créature. Autrement dit pour atteindre le bonheur, l’homme devra faire confiance à Dieu, qui l’a créé par amour et donc le conduit au bonheur. Le drame va venir par la tentation le serpent “ le plus rusé des animaux ” va persuader la femme, Eve, et à travers elle, l’homme, Adam, que Dieu leur a menti et que goûter au fruit défendu les fera “ devenir comme des dieux qui connaissent définissent le bien et le mal ” sans conséquences dramatiques la mort. Les conséquences sont que Adam et Eve, qui ont préféré faire confiance au serpent plutôt qu’à Dieu sont chassés du Paradis et devront connaître la souffrance et la mort. Mais une promesse de salut est faite à Adam et Eve. C’est ce qu’on appelle le “ protévangile ” ou “ évangile primitif ” dans la descendance de la femme quelqu’un écrasera le serpent le diable, Gen. 3, Ceci sera réalisé avec Jésus Christ, fils de Marie, descendant d’Eve. Donc, quand on parle d’Adam et d’Eve, on fait plus ou moins clairement référence au premier homme et à la première femme tels que nous en parle la Genèse. Chapitre 2 Adam et Eve et l’évolution L’évolution peut-elle être contraire à la création ? Beaucoup de professeurs des lycées et collèges imposent l’idée, parfois volontairement, parfois involontairement, que la création de l’homme par Dieu serait impossible. Pourquoi ? parce que c’est l’évolution qui “ a fait ” l’homme. Cette affirmation n’est pas scientifique. L’évolution, c’est l’histoire du cosmos comment à partir du Big Bang les étoiles et les nébuleuses sont apparues, et comment se sont constitués les différents atomes. Comment les planètes ont commencé à tourner autour du soleil, comment les cellules vivantes sont apparues et ont constitué des êtres vivants diversifiés. Une longue histoire au terme de laquelle l’homme prend place. A aucun moment l’évolution, en termes scientifiques, ne prétend expliquer “ pourquoi ” le monde existe, “ pourquoi ” le Big Bang a lancé le cosmos dans cette histoire fantastique. Et pourquoi l’homme est apparu et transcende tous les autres êtres vivants, par sa capacité d’aimer et d’être libre et responsable. Evidemment, avant l’époque scientifique, ça n’avait pas d’importance que le récit des origines dans la Bible soit de type scientifique ou de type théologique. Pendant des millénaires la science des enfants n’a pas été beaucoup plus scientifique que celle des parents… Les premières idées sur l’évolution, qu’on appelle d’abord “ transformisme ” viennent de Lamarck, un biologiste français de la première moitié du XIXème siècle. Puis ce seront Darwin et l’origine des espèces, Mendel et la génétique des mutations, Morgan et les mutations appliquées à l’évolution, enfin la “ théorie synthétique de l’évolution ”. Est-ce que Evolution signifie Non-Création ? Bien sûr que non, et nous allons l’expliquer. Lorsque la science parle “ d’évolution ”, elle ne fait que parler de liens de succession entre différents éléments de la biologie, entre des lignées d’êtres vivants. La science cherche le “ comment ” des choses. Mais l’homme n’est pas seulement “ un scientifique ”, il cherche aussi “ le pourquoi ” des choses. Par exemple “ pourquoi suis-je sur terre ? ” A cette question aucune science ne répondra. La philosophie peut poser ces questions et essayer d’y répondre. Dans la Genèse, et dans beaucoup d’autres parties de la Révélation biblique, le Dieu des Chrétiens et des Juifs répond “ Je t’ai appelé à exister parce que je t’ai aimé ”, “ je t’ai créé ”. C’est la grande idée de “ création ” qui donne un sens à la vie. Mais quand quelqu’un veut prétendre que “ l’évolution ” devienne la cause de l’existence de l’homme, il ne fait pas une affirmation scientifique, il fait une affirmation métaphysique. Il affirme en quelque sorte que “ l’évolution ” est une cause quasi divine, transcendantale, de l’existence du monde et de l’homme. Il faudrait donc écrire “ Evolution ” avec un E majuscule. C’est d’ailleurs ce que font beaucoup de soi-disant “ athées ” “ sans-Dieu ” ou “ niant qu’il y ait un Dieu ”. On dira aussi “ il n’y a pas besoin d’un Dieu pour créer, c’est le Hasard qui fait tout ”. Remarquons que “ le Hasard ” ne fait rien du tout dans la réalité le hasard c’est soit notre ignorance des causes soit la rencontre imprévisible et indépendante de deux ensembles de faits avec leurs propres causes. Position de l’Eglise catholique par rapport à l’évolution Prudente, l’Eglise a attendu de voir ce qui était assuré sur le plan scientifique. Il faut dire que certains théoriciens ou “ partisans de l’évolution ” ajoutaient allègrement à leurs hypothèses scientifiques des affirmations métaphysiques, l’évolution étant pour eux la preuve de l’inexistence de Dieu. Le résultat scientifique ne s’en améliorait pas nécessairement rappelons que Pasteur a du lutter pendant des années contre la théorie de “ la génération spontanée ”, soutenue par tous la plupart des savants matérialistes de l’époque. Mais au milieu du XXe siècle, des savants catholiques, dégagés de tout préjugé tant matérialiste que religieux, collaborèrent à la mise au point de “ la théorie synthétique de l’évolution ”. La distinction s’affirmait entre les aspects scientifiques des théories de l’évolution et les interprétations métaphysiques matérialistes. Le Pape Pie XII, en 1950 dans son encyclique “ Humani generis ” affirmait qu’ “ il n’y avait pas d’opposition entre l’évolution et la doctrine de la foi catholique sur l’homme et sa vocation, à condition de ne pas perdre de vue certains points ”. En 1996 Jean Paul II confirmait cette position. Cette position est à la fois respectueuse des découvertes scientifiques et respectueuse de l’homme, de son sens et de sa dignité. Qui a été le premier homme ? La science est-elle capable de nous dire qui a été le premier homme ? Le fait de l’homme peut-il être réduit à une évolution physico-chimique et biologique ? Qu’est ce qui fait la différence entre un “ primate évolué ”, un grand singe, un hominidé et un homme, un être dont on peut dire qu’il est titulaire des doits de l’homme ? Même sur le seul plan humain, c’est à dire indépendamment de la foi et de la Révélation, la question se pose quel est l’homme dont on peut dire qu’il est titulaire des droits de l’homme ? Quel est celui que je dois considérer et respecter comme un homme, comme moi-même ? La science ne peut répondre à cette question. Il y a bien eu un premier homme qui a eu pour la première fois la dignité humaine, objet des droits de l’homme. Qu’on l’appelle Adam, Adam et Eve, ou non, ne change rien au problème. Qui dira pourquoi cet homme là est autrement respectable que les grands singes ? La science ? Non, elle peut constater un seuil et encore !, elle ne peut dire pourquoi il a été franchi. Elle ne peut dire qui l’a fait franchir. Il a existé, mais il est perdu dans la nuit des temps, et l’on ne peut dire exactement quand ça s’est passé. Tout ce qu’on peut dire c’est que probablement les pré-hominidés, comme les grands singes, ne pouvaient pas être titulaires des doits de l’homme. Et qu’un jour, à peine différent peut-être des hominidés dont il sort, un nouvel être apparaît. Il est avant toute civilisation et toute culture, mais la civilisation et la culture vont commencer par lui. L’amour et la haine, la guerre et la paix, la responsabilité et la liberté entrent par lui dans l’histoire du monde. La science ne peut dire qui c’était, ni quand ça s’est passé. La Genèse les appelle Adam et Eve. C’est tout. Qui a voulu l’homme ? la nature, l’évolution, le hasard .. ? Dans la naïve et magnifique histoire d’Adam et d’Eve, Dieu nous dit qu’il nous a appelés à l’existence par amour, et qu’il nous a fait à son image. C’est lui qui nous fait “ gagner le concours de l’évolution ” qui nous appelle à aller plus loin que l’évolution biologique, à aller jusqu’à lui pour un bonheur éternel au delà du temps et de l’espace. La science, en traçant timidement quelques unes des pages de l’histoire de la nature avant l’apparition de l’homme, ne contredit en rien la création cette histoire fait partie de la création. Quant à l’homme, il n’est pas “ voulu ” par l’évolution l’évolution ne veut rien. Le “ Hasard ” ne veut rien. Mais l’homme a été voulu par amour, par celui qui a créé le monde. Et celui qui a créé le monde appelle l’homme à être un ami, un membre de sa famille. Nous ne sommes pas sur terre par hasard, nous ne sommes pas sur terre par erreur. Quelqu’un nous a aimés et voulus avant même que nous n’existions et nous a appelés à être à travers une merveilleuse histoire. Voilà ce que, écrite environ ans avant l’apparition de la science moderne, la belle histoire d’Adam et d’Eve nous apprend. Chapitre 3 L’Origine du Mal, Le Péché Originel Le “ péché originel ” est une grande idée que l’on lie habituellement à l’histoire d’Adam et d’Eve. Pourquoi ne faisons nous pas le bien que nous voudrions et faisons-nous le mal que nous ne voulons pas ? C’est une question que tout homme se pose, et que bien des cultures ont essayé de comprendre. Le conte de “ la Boîte de Pandore ” en est l’exemple le plus connu. L’histoire de la chute d’Adam et d’Eve a imprégné toutes les cultures occidentales. Quant aux religions et cultures de l’Inde et du Sud-est Asiatique, ce sont les théories de la Réincarnation qui prédominent sous différents aspects Indouisme, Bouddhisme du Grand et du Petit Véhicule, Bouddhisme des Lamas, etc.… La question, c’est le problème du mal dans le monde. Quelle est son origine, et comment en sortir ? La réponse des Réincarnationistes La réponse des réincarnationistes, c’est que le corps et les affections nous lient à la terre, à la matière, à l’incarnation, au mal. La vie est un mal. Il faut se purifier pour en sortir, et échapper au cycle des réincarnations. Au cours de différentes existences terrestres nous pourrons peu à peu nous dégager du mal. Et en quelque sorte dans notre existence actuelle, nous payons pour des fautes d’une existence antérieure. Pour les partisans du Nouvel Age, le problème est plus simple le mal n’existe pas. Nous allons de mieux en mieux dans des existences successives. Il n’est pas sûr que cela arrive à masquer toujours le problème du mal dans le monde et les questions “ Suis-je bon ? suis-je innocent ? suis-je responsable en quelque chose du mal dans le monde ? ” La réponse des Chrétiens La réponse des Chrétiens est la suivante Oui il y a un mal dans le monde depuis les origines. Et moi-même je ne suis pas innocent de tout mal. Mais, attention, notre responsabilité est atténuée, elle n’est pas celle d’Adam et d’Eve. Le mal est entré d’abord dans le monde par le Démon, le Serpent de l’histoire d’Adam et d’Eve. Ce Démon a tenté Adam et Eve a voulu la mort de l’homme par jalousie. Il a poussé les premiers hommes à rejeter la confiance en leur créateur. C’est “ le Péché originel ”. Il nous en est parlé dans la Genèse, ch. 3, v . à la suite du second récit de la création. Mais c’est aussi Saint Paul, un des premiers convertis au Christianisme, qui parle du péché d’Adam. Enfin le livre de La Sagesse dit également que Dieu n’a pas voulu la mort de l’homme, qu’il a créé à son image, mais que la mort est entrée dans le monde par la malice du démon Sagesse, ch. 2, Adam et Eve avaient reçu de Dieu une beaucoup plus grande liberté que nous. Mais, nous dit de façon imagée le récit Genèse 3, en prenant le fruit de l’arbre défendu “ la pomme ” ils ont rejeté la confiance en Dieu et voulu déterminer par eux même, sans référence à leur créateur, ce qui est bien, ce qui est mal. Comme si ils avaient voulu être eux mêmes leur créateur la voiture Peugeot qui veut expliquer à son ingénieur concepteur comment elle va marcher. Dieu les avait avertis, mais le démon leur présente une version mensongère “ Vous serez comme des dieux ”. Ca n’a pas été le cas. Il s’agit là d’un drame mystérieux, que nous ne connaissons que de façon symbolique à travers le récit imagé de la Genèse à l’instigation du démon Adam et Eve, au lieu de faire confiance en la bonté de Dieu, veulent “ cueillir le fruit défendu ” et perdent l’état d’innocence originelle. Ils vont être déchus de leur grâce, de leur innocence, et avec eux leurs descendants à qui ils vont transmettre une nature humaine blessée. Depuis “ une immense misère opprime les hommes et leur donne une inclination au mal ” Nous n’avons donc pas nous-mêmes, fils d’Adam, la responsabilité de l’introduction du mal dans le monde. Ceci est libérant. Mais nous ne sommes pas non plus innocents de tout mal. Nous manquons d’amour et causons du mal aux autres. Nos fautes, essentiellement contre l’amour, contribuent au mal dans le monde, mais notre responsabilité est atténuée car nous n’avons pas cette pleine liberté que connaissaient Adam et Eve que Dieu avaient créés parfaitement bons. De par leur faute, nous naissons avec cette faiblesse, cette inclination à l’envie, à la domination qui sont les conséquences du péché originel. Comment en sortir ? Dieu, nous dit la révélation, ne se résigne pas à la déchéance de l’homme, qu’il a créé par amour et qu’il veut conduire au bonheur. Et ce que l’homme par lui-même ne peut réparer, Dieu lui-même va venir le faire pour lui Jésus Christ, le Fils de Dieu fait homme à Noël, va venir dans la condition humaine. Pour aimer parfaitement à la place d’Adam et d’Eve. Jésus Christ est, nous dit Saint Paul, “ le Nouvel Adam ” “ Si en effet par la faute d’un seul la mort du péché a régné,… combien plus ceux qui reçoivent avec profusion la grâce et le don de la justice innocence régneront-ils dans la vie par le seul Jésus Christ ”. Illustration une excellente illustration de ce salut, proposé gratuitement par Dieu aux hommes qu’il aime, c’est l’histoire du “ Bon Larron ”. Jésus est en train de mourir sur la Croix. A côté de lui, deux bandits, les “ larrons ” sont également crucifiés. L’un l’injurie, l’autre dit “ Jésus souviens-toi de moi quand tu viendras avec ton Royaume ”. Et Jésus lui dit “ En vérité je te le dis, aujourd’hui tu seras avec moi dans le Paradis ”. Le pardon des péchés Au contraire de la Réincarnation qui suppose des efforts de l’homme pendant des générations pour se débarrasser du mal, dans le Christianisme, c’est Dieu lui-même qui vient à notre secours pour nous débarrasser de nos fautes il pardonne les péchés. Il le fait en grand d’abord par le baptême Et ensuite, quand il nous arrive d’avoir à regretter d’avoir à nouveau “ péché ” contre l’amour, nous pouvons avoir recours à la confession, ou “ sacrement de la réconciliation de l’homme avec Dieu ”. Comme disait très justement un Pasteur Protestant, “ Nous ne sommes pas responsables d’être dans le cambouis le péché originel, mais nous sommes responsables d’y rester. Il est significatif de voir que, dans la Genèse, lors de la Création, l’Esprit Saint souffle sur le monde. Et lors de la Résurrection de Jésus Christ, celui-ci souffle sur ses disciples en leur disant “ Recevez l’Esprit Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés leur seront remis… ” Pour nous délivrer du mal, le Seigneur Dieu nous pardonne, et fait en nous comme une nouvelle création. Jésus Christ est le Nouvel Adam. Voir aussi - Barnenez,le Grand Cairn
Dans les premières pages de la Genèse, Ève est décrite comme une aide semblable à » Adam. Pour l’Encyclopædia Judaica, cela signifie qu’elle a été créée pour servir l’homme en tant qu’aide convenable »3 . Présentée ainsi, la description de la femme semble maladroite. N’est-elle pas un être avec des spécificités propres avant d’être assistante de l’homme ? Les différentes interprétations de cette formule, alors, sont-elles dues aux choix des traducteurs ou à une ambiguïté dans le texte de la Genèse ?En fonction des milieux socioculturels et ecclésiastiques, on constate que cette formule est reçue de manière très différente, pour ne pas dire opposée ce verset est qualifié de sexiste et expliqué par la culture misogyne du Proche-Orient ancien chez les uns, alors qu’il sert de fondement pour justifier la soumission de la femme chez les autres. Quoi qu’il en soit, ce verset met mal à l’aise et demande bien des efforts aux traducteurs des bibles francophones pour tenter de le rendre de la manière la plus adéquate qui soit. Mais, au fond, quel est le sens de cette aide » dans le contexte de la Genèse ? La notion d’aide inclut-elle un rapport de soumission de la femme à l’homme ? De plus, comment rendre au mieux l’expression qui qualifie le rapport de cette aide avec Adam ? Est-ce une aide qui lui soit semblable » Pléiade, qui lui soit assortie » Bible de Jérusalem, qui sera son vis-à-vis » Nouvelle Bible Second ou qui lui soit accordée » TOB ? C’est ce que l’on découvrira par le biais de l’exégèse de Gn 2, et d’une étude sémantique détaillée de ces deux mots en hébreu texte massorétique et en grec Septante. Conscients du décalage spatiotemporel qui nous sépare de ce récit du Proche-Orient ancien, la réception de cette expression dans les premiers écrits juifs et chrétiens sera exposée et commentée. Finalement, on tentera d’esquisser quelques conclusions théologiques sur la base de l’étude exégétique déployée précédemment. ʿēzer kᵉneg̱dô dans l’Ancien Testament La signification d’ʿēzer Le mot que les Bibles francophones traduisent par aide » provient de la racine hébraïque ʿzr עזר, qui a donné lieu à une forme verbale ʿāzar עָזַר et à une forme nominale masculine ʿēzer עֵזֶר ou féminine ʿezrāh עֶזְרָה, signifiant aider », l’aide ». Ces formes sont toutes largement attestées dans l’Ancien Testament et c’est la forme nominale masculine qui apparaît en Gn 2, Dans la Bible hébraïque, il existe une racine homographe qui signifie, quant à elle, être abondant » ou rassembler », selon la fonction verbale. Celle-ci est beaucoup plus rare dans l’Ancien Testament et utilisée principalement sous deux formes ʿᵃzārāh עֲזָרָה, la cour », et g̱ᵉḏērāh גְדֵרָה, le refuge » ou le rempart ». Malgré leur similarité graphique, ces deux racines sont à distinguer et seule la première fera l’objet de cette étude. La racine ʿzr apparaît 128 fois dans l’Ancien Testament4. La plupart du temps, c’est la forme verbale qui est attestée 81/128, mais on retrouve aussi la forme nominale féminine 26/128 et la forme nominale masculine 21/1285. Si bien des individus peuvent être auteurs de l’aide, Dieu en est l’acteur principal, avec plus de la moitié des occurrences 66/128 qui lui sont attribuées. Le fait que Dieu lui-même puisse être auteur de l’aide, indique que le champ sémantique d’ʿēzer présente une dimension à la fois vaste tout individu peut en être à l’origine et puissante l’aide peut être divine. Lorsque Dieu est auteur de l’aide, alors celle-ci est systématiquement accordée à son peuple ou plus particulièrement à des membres de celui-ci comme c’est le cas en És 50,7 C’est que le Seigneur Dieu me vient en aide dès lors je ne cède pas aux outrages… »6. On constate par ailleurs que le Psautier fait un usage abondant de ce qualificatif divin notre aide et notre bouclier », 33,20 ; mon aide et mon libérateur », 40,18 ; 70,6 ; Dieu est mon aide », 54,6 ; etc.. Les raisons de l’aide accordée par Dieu sont diverses et variées. Il s’agit très souvent d’aide face à des ennemis, comme en Ex 18,4 […] c’est le Dieu de mon père qui est venu à mon secours et m’a délivré de l’épée du Pharaon » ou en 2 Ch 18,31 […] ils firent cercle autour de lui pour l’attaquer. Mais Josaphat se mit à crier. Le Seigneur le secourut, et Dieu les détourna de lui ». Dieu vient également en aide à l’individu se trouvant dans une condition misérable, à l’image de l’orphelin » Ps 10,14 ou de l’homme sans force » Jb 26,2 ; 2 Ch 14,10 ou à celui qui a besoin d’être soutenu pour une tâche spécifique, tel David dans sa fonction royale Ps 89,20 ou les porteurs de l’arche de l’alliance 1 Ch 15,26. L’aide de Dieu intervient donc dans la situation concrète dans laquelle se trouve l’aidé7. Ajoutons encore que pour un tiers de ces occurrences, la modalité de l’aide n’est pas définie, il s’agit d’une présence protectrice et bienveillante de Dieu qui accompagne l’individu quelle que soit sa situation de vie. Ainsi, par exemple, Jacob invoque-t-il l’aide de Dieu dans sa prière de bénédiction en faveur de son fils Joseph par Él, ton père, qu’Il te vienne en aide, par le Dieu Puissant, qu’Il te bénisse ! […] » Gn 49,258. L’aide peut également être apportée par un ou quelques hommes, en faveur soit d’un autre individu, soit d’un peuple 29/128. Là encore, l’aide est souvent attendue face à des situations de menace ennemie Mais Avishaï, fils de Cerouya, lui vint en aide et frappa le Philistin à mort […] » 2 S 21,17, En effet, chaque jour des gens venaient vers David pour l’aider, de telle sorte que le camp devint grand comme un camp de Dieu » 1 Ch 12,23. Tout comme l’aide de Dieu, celle de l’homme peut également être destinée à celui qui traverse une condition misérable tel Israël en humiliation très amère » 2 R 14,26 ou le pauvre » et l’orphelin » Jb 29,12, à celui qui a besoin de soutien pour une tâche tel Ozias alors qu’il assied sa puissance 2 Ch 26,15, ou encore à celui qui se trouve sous la menace du jugement divin Ps 107,12. Bien souvent, et dans ce dernier cas en particulier, lorsque l’homme est auteur de l’aide, il n’est pas exclu qu’elle fasse défaut. Enfin, le mot ʿēzer évoque parfois un soutien davantage moral que physique, en désignant le rattachement à un parti ou à un avis 1 R 1,7 ; Jb 31,21 ; 2 Ch 32,39. Parfois encore, c’est un peuple entier qui est auteur de l’aide, en faveur d’un autre peuple ou d’individus 21/128. Lorsque la cause de l’aide est définie, il s’agit systématiquement d’une situation de danger face aux ennemis10. Ainsi, les Araméens de Damas vinrent au secours de Hadadèzèr, roi de Çova […] » contre les troupes de David 2 S 8,5 et les Israélites espéraient […] la venue d’une nation qui ne peut pas [les] sauver » des Babyloniens Lm 4,17. À l’étude de l’ensemble de ces occurrences, il est possible de dégager quelques généralités sur l’usage du mot ʿēzer. Tout d’abord, notons que plus de la moitié des occurrences d’ʿēzer 71/128 est d’ordre militaire, à savoir dans le contexte d’une bataille ou face à la menace d’un ennemi. Or, on relève avec R. Kessler que l’aide militaire implique deux dimensions l’égalité et la solidarité11. Égalité parce qu’un soutien militaire ne peut être moins puissant que celui à qui il vient en aide, sinon son intervention est inefficace. Solidarité, car c’est à l’aidant de prendre la décision de se mettre à disposition de l’aidé, faisant ainsi preuve de compassion, du désir personnel de soutenir. Tout ceci prouve, toujours selon R. Kessler, que le mot ʿēzer ne peut être simplement traduit par assistant », aide »12. Il relève aussi que même lorsque le mot aide » est employé dans d’autres contextes que le contexte militaire, les deux aspects d’égalité et de solidarité sont toujours respectés. En conclusion, pour lui, la traduction la plus adéquate serait en réalité le mot allié », qui reflète les deux aspects précédemment cités13. À notre sens, R. Kessler ne tient pas suffisamment compte de près de la moitié des occurrences bibliques 61/128 qui n’ont pas lieu dans un contexte militaire. Si l’observation dégagée des usages militaires du mot semble correcte, on ne peut que difficilement les plaquer sur un contexte différent et tout particulièrement sur celui de Gn 2, qui décrit un contexte de création et non de bataille. De plus, puisque Dieu est très souvent le sujet de ce qualificatif, faut-il alors le considérer comme un égal » de l’individu auquel il vient en aide ? Cela semble inapproprié. Cependant, on relève avec R. Kessler que ce sont toujours des êtres humains qui sont bénéficiaires de l’aide, et jamais Dieu. De même, c’est la plupart du temps Dieu qui est source de l’aide. Seule une référence, issue du célèbre cantique de Débora, en Jg 5,23, fait du mot ʿēzer l’aide que Dieu attendait exceptionnellement d’un peuple dans le cadre d’une bataille, mais qui n’a pas été accordée par celui-ci Maudissez Méroz, dit l’ange du Seigneur. Maudissez de malédiction ses habitants, car ils ne sont pas venus au secours du Seigneur, au secours du Seigneur avec les héros. » À travers cette tournure rhétorique, le lecteur comprend bien sûr ici l’exclamation du jugement de Dieu ne faisant pas forcément référence à une aide des hommes attendue, voire nécessaire, pour Dieu. Cette observation met donc en lumière le fait que l’aidant, s’il n’est pas toujours égal à l’aidé, n’est en tout cas jamais en position d’infériorité par rapport à celui-ci14. Wenham propose une conclusion similaire, avec une précision toutefois15 pour lui, si l’aidant ne peut effectivement pas être inférieur, il ne doit pas systématiquement non plus être plus puissant, car il pallie seulement à une force inadéquate de l’aidé. Par conséquent, l’aidant se voit attribuer un statut au moins égal, voire supérieur selon les contextes. On relèvera encore qu’aucune femme n’est jamais auteure de l’aide, si ce n’est en Gn 2, Dans la totalité des occurrences bibliques, la source de l’aide se trouve toujours auprès d’individus masculins. Le récit de la création fait donc du mot ʿēzer un usage tout à fait unique. C’est avec beaucoup de discernement et de prudence, donc, qu’il faut comprendre les observations tirées de l’analyse sémantique de ce terme. Pour terminer, nous souscrivons aux mêmes conclusions générales que Ska, concernant les caractéristiques du mot ʿēzer16. Premièrement, c’est un mot qui apparaît la plupart du temps dans des contextes poétiques, dans des cantiques, des Psaumes ou des prières. Deuxièmement, lorsque l’aide est accordée, il s’agit d’aide personnelle soutien, délivrance et rarement d’aide matérielle. Troisièmement, c’est lorsque l’aidé se trouve dans des situations menaçantes, très dangereuses, voire mortelles, qu’il cherche de l’aide. Quatrièmement et dernièrement, l’aide attendue n’est pas accessoire ou confortable, mais nécessaire et même indispensable. Sans elle, la vie de l’aidé est grandement menacée. Toute l’existence de l’individu dépend de la réponse positive ou négative de celui qui est appelé à l’aide. Dans bien des contextes, alors, l’aide devient même un synonyme de secours17 . En résumé, le secours décrit dans ces textes suppose toujours une intervention qui se déroule non loin de la frontière qui sépare la vie de la mort. Elle est indispensable pour ramener le fidèle dans le monde de la vie. On comprend dès lors que ce soit à peu près toujours Dieu qui entre en scène »18. La signification de kᵉneg̱dô L’étude sémantique d’ʿēzer permet de dégager quelques généralités sur son usage. Cependant, il faut souligner que ce mot, en Gn 2,18, 20, est complété par un qualificatif obscur. L’expression kᵉneg̱dô כְּנֶגְדּוֹ, en effet, est un hapax legomenon, c’est-à-dire une expression que l’on ne retrouve qu’à cette unique occasion dans l’Ancien Testament. Elle est composée de trois éléments la préposition k כְּ comme », le nom nēgēd נֶגֶד et le suffixe ō וֹ désignant la troisième personne au masculin singulier à lui ». Le HALOT19 propose de nombreux sens pour le nom nēgēd tel que en face de » ou correspondant à », mais suggère que l’expression de Gn 2, devrait être traduite par qui en est l’opposé » ou qui lui correspond ». Selon Wenham20, cette expression refléterait plus la complémentarité que l’identité sans quoi ce serait la préposition kāmōhû כָּמֹהוּ, comme lui », qui aurait été employée. Pour M. de Merode, l’expression ne doit pas être entendue dans un sens hiérarchique, mais indique au contraire la similarité, l’égalité21. C’est d’ailleurs dans ce sens-là que l’aurait compris la Septante, en traduisant par homoios ὅμοιο de même nature que ». Pour l’exégète, la traduction adéquate du mot serait en face de lui », vis-à-vis de lui ». L’expression tout entière ʿēzer kᵉneg̱dô pourrait dès lors être résumée par les termes son partenaire », son correspondant ». De toute évidence, traduire cette expression relève d’un véritable défi pour le traducteur contemporain tant celle-ci est ambivalente. S’agit-il d’une aide en vis-à-vis de » ou bien semblable à » ? Il faut se refuser de trancher, car l’hébreu comporte ces deux notions, et tenter de les préserver dans notre traduction française. À ce stade de notre enquête, c’est une expression latine qui semble le mieux s’approcher de l’ambivalence du terme hébraïque celle de l’alter ego22 . C’est celui qui m’est opposé, différent, autre alter mais aussi le même que moi ego. Ici, ce qui est partagé c’est l’espèce, l’humanité, tandis que ce qui sépare Ève d’Adam c’est le sexe, le féminin. Cette notion d’alter ego se retrouve d’ailleurs exprimée dans la morphologie des noms employés pour désigner l’homme et la femme en hébreu ʾîš אִישׁ l’homme » et ʾîššāh אִישָּׁה la femme ». Bien que ces deux noms soient quasiment identiques ego, ils proviennent en réalité de deux racines sémitiques différentes alter. Contrairement aux idées reçues ʾîššāh n’est pas le féminin de ʾîš, mais d’une autre racine23. Le regard des versions anciennes La manière dont les versions anciennes de la Bible hébraïque ont traduit l’expression ʿēzer kᵉneg̱dô offre une lumière supplémentaire. Du côté des versions en langues sémitiques, elles essaient de trouver un équivalent à l’expression hébraïque difficile. La traduction araméenne du Targum, par exemple, a un soutien lui correspondant », tandis que la version syriaque de la Peshitta propose une aide comme lui ». Le guèze24 signifie, quant à lui, une compagne ou amie qui l’aiderait ». Cependant, on constate que ces traductions sont relativement tardives et le texte de certaines d’entre elles s’appuie sur l’Ancienne Septante ou s’en inspire dans leur exégèse. Ceci nous amène donc à consulter la première traduction du Pentateuque réalisée dans l’Antiquité, la Septante. Dans la très grande majorité des cas 102/128, la Septante rend le mot ʿēzer ou ʿezrāh par les noms boêthos βοηθό ou boêtheia βοήθεια, à savoir l’aide »25, ou encore par le verbe boêtheô βοηθέ, venir en aide »26 – désormais boêth-. D’autres termes grecs sont également employés et revêtent des nuances légèrement différentes. Tout d’abord, on peut relever un ensemble de traductions portant la signification d’assistance. Cette assistance, selon les contextes, peut s’appliquer à différents domaines tel que le soutien accordé à quelqu’un de manière générale27, dans une situation militaire ou de danger28. D’autres termes grecs, quant à eux, ont trait à l’idée de gagner en puissance. Dans ces cas-là, le soutien se vit principalement dans le domaine de la force, pas seulement physique, mais aussi morale29. Une série d’autres traductions laisse apparaître une nuance différente, plus précise, celle d’un soutien militaire30, qui reflète bien l’usage principal du terme en hébreu. Dans un tout autre registre, il convient aussi de relever qu’à cinq reprises, la Septante choisit de traduire ʿēzer par le verbe sôzô ́ͅζ, qui signifie sauver », secourir »31, souvent dans un sens sotériologique32. Plus spécifiquement maintenant, dans les livres bibliques de la Septante du canon protestant, on trouve 161 occurrences du mot boêth-. 100 de ces occurrences traduisent les mots ʿēzer, ʿezrāh ou ʿazar. Le reste des occurrences traduisent d’autres mots hébreux. Une étude de ces mots révèle qu’ils sont principalement utilisés pour traduire un sens de soutien33, de protection34, ou encore de salut35. D’autres occurrences font l’objet d’une traduction non littérale du texte massorétique36, du moins en ce qui concerne les leçons en notre possession aujourd’hui. Parmi toutes les occurrences recensées de boêth-, la répartition de la source de l’aide est relativement paritaire, avec une priorité cependant à la source divine. En effet, l’aide provient à 85 reprises de Dieu et à 55 reprises d’hommes ou de femmes37. Ainsi, tout comme dans le texte massorétique, E. Bons a raison de relever que les humains βοηθοί [boêthoi] sont de loin en minorité par rapport à Dieu »38. Au fil du temps, le nom boêthos est même devenu un attribut divin, plaçant donc l’aidant à un statut de supériorité, voire de divinité39, bien que ce ne soit pas son usage exclusif. Concernant keneg̱dô, la Septante présente un choix de traduction qu’il convient de relever. En Gn 2,18, elle traduit le terme kᵉneg̱dô en qualifiant l’aide de l’homme de kat auton κα᾽ αὐόν selon lui », conformément à lui » ou encore contre lui ». Ensuite, en Gn 2,20, cette aide devient omoios autô ὅμοιο αὐ de même nature que lui ». En fait, la Septante fait une distinction entre Gn 2,18, qui précède la recherche d’une aide parmi les animaux, et Gn 2,20 qui lui succède. Dans le premier verset, l’aide revêt un sens global et qui rend volontairement compte de l’ambiguïté de l’expression hébraïque. Dans le second, en revanche, le changement de formulation semble préciser la nature de l’aide attendue40. Pourquoi cette évolution ? Le passage de la rencontre d’Adam avec les animaux permet au lecteur de comprendre que, bien que les animaux aient pu être d’une certaine aide à l’homme travail au champ, source de nourriture, monture, etc., ils ne peuvent cependant pas devenir des vis-à-vis satisfaisants pour l’homme. S’ils sont alter et pourraient convenir comme aide selon lui » kat auton, ils ne sont pas ego et la recherche d’une aide de même nature que lui » omoios autô se poursuit et se voit précisée au fil de ses expériences. L’apport du Nouveau Testament L’attitude de Jésus Le passage de Gn 2,18-20 n’est pas repris tel quel dans le Nouveau Testament41. L’attitude de Jésus toutefois révèle une attention toute particulière accordée aux femmes et ce, de façon plutôt révolutionnaire pour l’époque. Elles prennent une place non négligeable dans son ministère42 et sont les premiers témoins de sa mort, de son ensevelissement et de sa résurrection43. Par ailleurs, Jésus ne juge pas seulement les femmes d’après leur rôle d’épouse, de mère ou de maîtresse de maison comme la plupart des énoncés favorables ou dépréciatifs du judaïsme et même de l’Ancien Testament sur les femmes »44. Bien au contraire, c’est par leur foi et leurs actes que les femmes entrent en relation avec Jésus. La femme ʿēzer de l’homme, dans l’expérience de Jésus, n’est donc pas une assistante, mais prend un rôle tout aussi important que celui de l’homme. On pourrait penser en particulier à l’attitude respective de Marthe et Marie, lorsque Jésus demeure chez elles. Parmi ces deux femmes, l’une s’affairant aux tâches domestiques, l’autre prenant le temps d’écouter Jésus, c’est la seconde qui est décrite comme ayant choisi la bonne part » Lc 10,38-42. Le comportement et le discours de Jésus ne résument donc pas la femme à une aide domestique sous les ordres d’un mari dont elle est la subordonnée et qui entrerait dans la même catégorie que l’aide apportée par les animaux, mais donne à la femme un rang semblable, égal, à celui de l’homme, quelles que soient ses tâches Lc 13,15s. Les lettres de Paul On trouve également dans les lettres de Paul des références à la création de l’homme et de la femme 1 Co 11,8-12 ; 1 Tm 2,11-15, ainsi qu’à leur rapport Ép 5,23 ; Col 3,18. Dans ces textes, la relation de la femme vis-à-vis de l’homme est marquée par un rapport de domination et de soumission très fort. L’homme se trouve en position d’autorité par rapport à la femme, ce qui n’est pas sans rappeler les conséquences énoncées par Dieu après la chute d’Adam et Ève […] Ton désir te poussera vers ton homme et lui te dominera » Gn 3,16. Avant cet événement, en effet, le rapport entre l’homme et la femme ne présente aucun caractère de domination et de soumission. Dans les lettres pauliniennes, cependant, l’homme et la femme sont placés sous le signe de l’égalité, puisqu’il […] n’y a plus l’homme et la femme […] » Ga 3,28. En Christ, les rapports originels sont donc restaurés. Le mot boêthos dans le Nouveau Testament La traduction grecque la plus commune du mot ʿēzer, comme vu précédemment, se fait par l’usage des mots boêth-. Il est donc intéressant de prolonger notre étude de ce vocable dans le Nouveau Testament, pour percevoir quel sens il revêt alors. Cette racine, notons-le, n’apparaît que peu fréquemment dans le Nouveau Testament 11 occurrences. Dans une majorité des cas 7/11, les auteurs de l’aide sont Jésus ou Dieu, qui interviennent en faveur d’hommes et de femmes dans des circonstances de possession démoniaque Mt 15,25 ; Mc 9,22, d’incrédulité Mc 9,24, de tentation He 2,18 ; 4,16, de danger face aux ennemis He 13,6 et même de besoin de salut 2 Co 6,2. Là encore, la dimension d’une aide qui délivre, voire qui sauve, se confirme. ʿēzer kᵉneg̱dô dans la littérature juive Manuscrits de la mer Morte En étudiant les textes des manuscrits de la mer Morte, on peut facilement arriver à la conclusion que l’ensemble des occurrences d’ʿēzer au sein des manuscrits bibliques est en adéquation avec le témoignage du texte massorétique. De plus, tout comme pour ce dernier, l’ensemble des données de Qumrân atteste un usage d’ʿēzer pour une action dont Dieu est la plupart du temps l’auteur. Du côté des textes communautaires45, Fabry signale une allusion à notre expression en 4QInstruction46. Dans ce texte, il est dit que lorsqu’un homme pauvre épouse une femme, il doit tenir compte de son origine car il la prend pour lui comme aide de [sa] chair » ʿzr bśrkh ; עזר בשרכה et il se doit de faire sa vie avec elle en vivant avec sa progéniture47. Dans l’exégèse qumrânienne, on substitue bśrkh à kᵉneg̱dô en harmonisation avec le verset 23 du même chapitre Voici cette fois […] la chair de ma chair »48 . Ce faisant, le texte insiste volontairement sur le fait qu’Ève est avant tout issue d’Adam, elle est issue de sa chair, elle fait partie de la même humanité. En somme, on insiste davantage sur l’ego que sur l’alter. Pour autant, Ève ne demeure pas moins un compagnon de marche » avec qui on doit faire sa vie dans les bons comme dans les mauvais jours. Deutérocanoniques et pseudépigraphes Dans le livre de Tobit 8,6-7, le personnage principal Tobit s’adresse à Dieu lors de son mariage avec sa proche parente Sara et cite explicitement le passage de Gn 2,18 C’est toi qui as fait Adam, c’est toi qui as fait pour lui une aide et un soutien, sa femme Ève, et de tous deux est née la race des hommes. C’est toi qui as dit Il n’est pas bon que l’homme soit seul, faisons-lui une aide semblable à lui. À présent donc, ce n’est pas un désir illégitime qui me fait épouser ma sœur que voici, mais le souci de la vérité. Pour Tobit, la femme n’est pas un être qui viendrait seulement assouvir ses besoins sexuels ou lui assurer une descendance. Si c’était le cas, alors le mariage d’un frère et d’une sœur serait immoral. Mais parce que la femme est un partenaire de vie qui le seconde dans de nombreux domaines, le mariage devient envisageable. Dans la recension grecque du texte de Siracide 36,29s49, on peut lire un texte très positif concernant Ève, ce qui n’est pas toujours le cas dans cette œuvre que certains taxent – certainement à tort – d’antiféministe Celui qui acquiert une femme a le commencement de la fortune, une aide semblable à lui et une colonne d’appui. Là où il n’y a pas de clôture, le domaine est au pillage, là où il n’y a pas de femme, l’homme erre en se lamentant. Ce deutérocanonique présente la femme comme un appui » sûr, solide comme une colonne ». Ainsi, la femme est une aide indispensable à l’homme puisque sans elle l’homme erre en se lamentant » comme si la vie n’avait pas de sens. De plus, comme un domaine qui n’aurait pas de clôture, l’homme aurait bien des difficultés à résister aux dangers de ce monde. Ève est bien plus qu’une aide ici, c’est une alliée, ce qui est exceptionnel en comparaison du reste de la littérature de cette époque. Le livre des Jubilés 3,3-4 propose à son tour une citation puis une relecture de Gn 2, Bien que le début du texte soit très proche de celui de la Genèse, la citation du texte biblique sert par la suite de tremplin pour démontrer la supériorité d’Adam par rapport à Ève. Le v. 8 du même chapitre insiste sur le fait qu’Adam a été créé la première semaine, ainsi que la côte, sa femme » mais c’est la deuxième semaine qu’irc;tre tant réflexif que sensitif, indissociable et source du désir de procréation62. Clément d’Alexandrie offre quant à lui une lecture beaucoup plus littérale de l’aide fournie par la femme63. Pour lui, il faut principalement comprendre ce terme dans le cadre du mariage. La femme permet d’une part à l’homme d’envisager la procréation et donc la continuité de sa lignée. D’autre part, elle offre un soutien et un réconfort à l’homme, qu’il ne trouverait pas auprès de sa famille ou d’amis. Ainsi, la femme vient en aide à l’homme sur deux plans la procréation et la tenue paisible de la maison64. Sa compréhension du texte de la création relègue donc la femme à une position inférieure, d’assistante dépendante de l’homme. Saint Augustin rejoindra également cette lecture, de manière plus radicale encore, puisque dans certains de ses textes il affirme ne voir dans l’aide apportée par la femme qu’une seule et unique dimension possible la procréation65. La femme, en effet, fait son apparition au moment où Dieu mandate l’humanité pour qu’elle se reproduise et assujettisse la terre Gn 1,27s, c’est donc dans le cadre de ce mandat qu’elle se doit d’être une aide. Pour saint Augustin, cependant, seule la première partie de ce mandat se partage avec la femme. Si l’homme avait eu besoin d’aide pour travailler la terre, alors un autre homme aurait été plus utile. De même, si l’homme avait eu besoin de compagnie, celle d’un ami eut été préférable à celle d’une femme66. Seule la gestation d’un enfant ne pouvait être accomplie par un homme. La femme, de fait, est une aide gestatrice, qui se doit d’obéir à son mari, tandis que celui-ci accomplit le reste de son mandat créationnel et dirige sa femme. À un second niveau de lecture, saint Augustin propose une interprétation plus allégorique, où la femme ici encore représenterait la partie charnelle de l’être que l’individu doit tenir assujettie par sa raison, symbolisée par l’homme67. Pour Basile de Césarée, Grégoire de Nysse et Jean Chrysostome, par contre, l’homme et la femme sont égaux en dignité grâce à leur ressemblance à l’image de Dieu, qui les différencie tous deux des animaux68. Jean Chrysostome en tire la conclusion que dans un état primitif, la femme portait le rôle d’aide égale, une aide bien différente que celle que pourrait offrir le cheval qui combat aux côtés de l’homme, le bœuf qui participe aux tâches agricoles, ou encore l’âne qui contribue aux transports69. Les animaux, s’ils sont de toute évidence des aides », n’ont cependant pas été reconnus comme aide semblable à lui » par Adam. Ève, quant à elle, est capable de parler, d’apporter du réconfort et de la consolation70. Nul lien n’est fait à la procréation ici, l’aide d’Ève se situant bien plus sur une dimension relationnelle et de partage émotionnel. De manière générale, on le comprend, certains Pères ont choisi en leur temps de limiter le sens du mot aide » aux activités domestiques ou de procréation de la femme71. On peut y voir, comme M. de Merode, une influence du contexte de l’époque, où les femmes n’ont effectivement d’autres responsabilités que les deux précédemment mentionnées72. L’aide de la femme est-elle donc d’ordre reproductif comme ces derniers le suggèrent ? Conclusion Au terme de cette étude, deux options de lecture de notre passage de Gn 2, semblent se dessiner. D’une part celle qui, sans hésiter, relègue Ève et donc toute femme à une position d’aide domestique subordonnée. D’autre part celle qui, s’appuyant sur les mentions d’un Dieu-ʿēzer, place la femme sur un piédestal. Ni l’une ni l’autre de ces options ne sont convaincantes. En effet, bien que l’étude des champs sémantiques d’ʿēzer et de boêthos permette de tirer plusieurs conclusions pertinentes, il convient de souligner que le sens d’un mot dépend toujours de son contexte. Ainsi, le fait que le mot ʿēzer apparaisse en Gn 2, dans un contexte de création pourrait lui attribuer un tout autre sens que lorsqu’il apparaît dans un contexte militaire par exemple. De plus, nulle femme de l’Ancien ou du Nouveau Testaments n’est jamais qualifiée d’ʿēzer ou de boêthos. Il convient donc de rester prudent quant au sens qu’on lui attribue pour Ève. Une esquisse peut toutefois être tentée. Comme cela a été démontré en première partie, la personne qui vient en aide à un individu n’est jamais inférieure sauf à deux exceptions, sans pour autant être systématiquement supérieure. Finalement, le statut de l’aidé et de l’aidant est souvent proche, ou du moins le devient, affirme Clines, lorsque l’aidant choisit de se mettre à la hauteur de l’aidé pour lui apporter son soutien73. Le mot aide » prend donc une coloration différente de celle dont on veut habituellement le revêtir l’aide ne concerne pas les tâches domestiques, c’est-à-dire inférieures, voire ingrates, que l’homme ne veut pas faire. Clines a également raison de souligner que le texte de la Genèse ne laisse aucun indice décrivant l’aide d’Ève comme une assistance générale de l’homme pour toutes ses diverses tâches74. L’aide est une aide dont l’homme a nécessairement besoin, une aide sans laquelle il ne peut arriver à bout de ses responsabilités, une aide essentielle. Dès lors, la question que nous empruntons aux propos de Ska se pose Quel danger menace l’homme en Gn 2,18, s’il est vrai que ezer désigne toujours une aide qui permet d’échapper à de grands dangers menaçant l’existence au point que Dieu seul, en général, soit capable d’en délivrer ? »75 Dans le second récit de la création de Gn 2, Adam reçoit plusieurs tâches à accomplir, lui seul. Il est placé dans le jardin d’Éden pour cultiver le sol et le garder » 2,15 et il doit [désigner] par leur nom » tous les animaux 2,19s. Ces deux tâches sont les seules qui lui soient attribuées en l’absence d’Ève. Et il semble parfaitement s’en acquitter avant sa venue. Le premier récit de la création, quant à lui, nous révèle les tâches accordées au couple Soyez féconds et prolifiques, remplissez la terre et dominez-la. Soumettez les poissons de la mer, les oiseaux du ciel et toute bête qui remue sur la terre ! » Ce double mandat, la reproduction de l’espèce humaine et la domination de la terre, est donné tant à l’homme qu’à la femme. Le premier, nous précise à juste titre Clines, ne peut évidemment pas être rempli par l’homme seul, car le concours d’Ève est nécessaire tant sexuellement que pour la gestation de l’enfant76. Cependant, pour une raison inconnue, l’exégète arrête son analyse ici, comme le faisaient les Pères de l’Église et en particulier saint Augustin en reléguant Ève au seul rôle de gestatrice, considérant implicitement que l’homme peut s’acquitter du second mandat de domination de la terre. Pour Clines, cela s’expliquerait par le fait que la femme reçoit une malédiction portant sur la procréation, tandis que l’homme reçoit une malédiction en lien avec le travail de la terre77. Chacun se verrait ainsi puni dans son rôle de prédilection. Cette conclusion se doit cependant d’être nuancée, car la malédiction de la femme touche également son rapport de domination des animaux, par les blessures du serpent, et même son rapport à l’homme, qui devient son dominateur. Ève semble donc aider Adam tant dans le mandat de procréation que dans celui de domination de la terre. De fait, puisque les deux mandats sont donnés conjointement au couple sans distinction de tâches, alors la domination de la terre doit être tout autant impossible pour l’homme en l’absence de la femme, que la procréation. Dans le contexte de la Genèse, comme dans le reste de l’Ancien Testament, les conclusions précédemment citées de Ska peuvent être appliquées 1 l’aide apparaît dans un contexte poétique, 2 elle est personnelle et non matérielle, 3 elle intervient dans une situation menaçante, voire mortelle, 4 la vie de l’aidé est grandement menacée. En effet, en l’absence de la femme-aide, et de la contribution de sa personne, il s’avère impossible pour l’homme de remplir son mandat de perpétuité de la race humaine. En l’absence de la femme-aide, l’existence même de l’humanité se voit menacée, vouée à l’extermination. L’aide d’Ève dépasse donc le simple souci d’avoir un vis-à-vis avec qui tenir une conversation et échanger des notes d’humour. La différenciation d’Ève par rapport aux animaux ne dépend pas seulement de sa capacité à combler l’aspiration humaine à la relation »78 d’Adam, comme le suppose M. de Merode. Bien sûr, la création d’Ève permet naturellement à l’homme de satisfaire son besoin de combattre la solitude qui, selon H. Blocher, va à l’encontre de la vocation de la vie humaine [qui] n’atteint sa plénitude que communautaire »79. Mais l’aide d’Ève va bien au-delà de cette dimension et représente un secours pour le bon accomplissement du mandat créationnel tout entier. Les plus féministes d’entre nous crieront peut-être au scandale, lisant à travers ces lignes un retour à la pensée des Pères de l’Église, et en particulier de saint Augustin, où le seul rôle de la femme est limité à ses tâches maternelles. Cependant, faire de l’aide de la femme une aide de reproduction et de domination de la terre lui donne un statut bien préférable à celui d’une assistance générale de l’homme. Si tel avait été le cas, alors oui, la femme aurait eu un rang inférieur, accomplissant toutes les tâches que les diverses responsabilités de l’homme ne lui laisseraient pas le temps de finir. Mais l’aide de la femme en Gn 2 est une aide-secours, vitale pour l’homme. Et ainsi, la femme trouve un statut à pied d’égalité avec l’homme. Il ne peut rien faire d’important sans elle, tout comme elle ne le peut pas non plus. Last but not least, on se doit de rappeler que le contexte littéraire de Gn 1–2 entre en ligne de compte pour l’interprétation de Gn 2, Si cette péricope revêt de toute évidence des aspects poétiques, elle n’en demeure pas moins un récit de création à portée universelle. Ainsi, présenter Ève comme la mère et la maîtresse du monde dans ce poème sur la création du monde et de l’humanité place celle-ci à un rang de choix. La création d’Ève intervient comme accomplissant la volonté de Dieu pour le monde et l’humanité. Celui qui espérerait lire derrière ce récit un guide de la réussite du couple verrait vite ses espoirs déçus, car là n’est pas son rôle. Le récit de la création en Gn 1–2 n’est pas comparable à la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen » et encore moins à un cahier des charges sur la répartition des tâches domestiques entre l’homme et la femme. Ainsi la description de la femme comme ʿēzer kᵉneg̱dô, une aide semblable à lui, ne vient pas limiter l’être de la femme dans ses spécificités propres, comme nous le proposions en introduction. L’expression décrit le rôle indispensable de toute femme, sans qui le plan de Dieu pour l’humanité se verrait voué à l’échec. Au même titre que l’homme, la femme est nécessaire pour permettre la reproduction de l’espèce humaine et la domination de la terre. Elle est cet ʿēzer-secours, une aide indispensable à l’homme, qui trouve en elle une alter ego différente de lui pour permettre la complémentarité notamment sexuelle, mais semblable à lui contrairement aux animaux. 1 Nous aimerions exprimer toute notre gratitude à nos collègues et amis qui ont contribué à l’écriture de cet article. Nous remercions Fabry de nous avoir envoyé sa notice sur ʿēzer עזר à paraître dans le Theologisches Wörterbuch zu den Qumrantexten. Band iii ThWQ, D. Labadie pour son regard d’expert sur les textes syriaque et guèze, M. Richelle et C. Rico pour leur relecture attentive, U. Schattner-Rieser pour ses remarques sur la phonologie et enfin D. Stökl Ben Ezra pour son avis sur notre traduction française des textes rabbiniques. Les idées exprimées dans cet article ne sont pas nécessairement partagées par tous et toute erreur n’est imputable qu’à nous-mêmes. Par ailleurs, cet article a volontairement été écrit par un homme et une femme pour éviter tant bien que mal les écueils sexistes et/ou féministes. 2 Antony est doctorant à l’EPHE-Sorbonne. Nathalie est titulaire d’un master de la Faculté Libre de Théologie Evangélique de Vaux-sur-Seine, pasteure jeunesse à l’Eglise La Fraternelle » à Nyon et animatrice jeunesse à la Ligue pour la lecture de la Bible. 3 Encyclopædia Judaica, vol. XVI, Jérusalem, New York, Encyclopædia Judaica, Macmillan, 1971, p. 623. 4 La racine ʿzr a également permis la formation de noms propres, tels que le prénom Ezer lui-même par ex. 1 Ch 25,4, Abiezer mon père est une aide » par ex. Jos 17,2 ou Achiezer mon frère est une aide » par ex. Nb 1,12, ainsi qu’un certain nombre de noms théophores comme Eliezer mon Dieu est une aide » par ex. Gn 15,2 ou Yoezer Yhwh est une aide » par ex. 1 Ch 12,7. 5 L’usage de ces deux formes nominales est indifférencié, puisqu’il ne tient pas compte, par exemple, du genre ou du rang de l’auteur de l’aide. Les formes masculine et féminine qualifient donc à la fois Dieu, des peuples, des hommes et des femmes. 6 Sauf indication contraire, les références et les citations bibliques proviennent de la Traduction Œcuménique de la Bible TOB. 7 On ne recense en effet qu’une seule occurrence pour laquelle l’aide de Dieu porte explicitement une dimension future, car sotériologique. Celle-ci apparaît dans le chapitre très eschatologique d’És 49, au verset 8 Ainsi parle le Seigneur Au temps de la faveur, je t'ai répondu, au jour du salut, je te suis venu en aide ; je t'ai mis en réserve et destiné à être l'alliance du peuple, en relevant le pays, en redonnant en partage les patrimoines désolés… ». 8 Notons que trois autres occurrences indiquent également une source divine de l’aide, mais provenant de dieux étrangers cette fois. Il s’agit de Dt 32,38 où le mot apparaît deux fois et 2 Ch 28,23. Le premier verset met ironiquement en scène les Israélites recherchant auprès d’idoles un secours contre le jugement de Dieu, en vain bien sûr. Le second évoque l’idolâtrie du roi de Syrie, sans pour autant préciser la raison de l’aide désirée. 9 En Esd 10,15, le mot ʿē9 zer revêt un sens unique, puisqu’il désigne alors le fait de s’opposer à un avis. 10 Seule une occurrence joue le rôle d’exception qui confirme la règle il s’agit d’És 41,6, où la menace provient du jugement divin et non d’un peuple ennemi. Plus rarement, dans sept occurrences, la source de l’aide se comprend d’une manière indéfinie sans faire référence à un individu ou un peuple particulier par ex. És 31,2 ; 2 Ch 19,2. 11 R. Kessler, Die Frau als Gehilfin des Mannes? Genesis 2, und das biblische Verständnis von Hilfe’ », Gotteserdung, Beiträge zur Hermeneutik und Exegese der Hebräischen Bibel, Beiträge zur Wissenschaft vom Alten und Neuen Testament BWANT 170, Stuttgart, Verlag W. Kohlhammer, 2006, p. 37. 12 R. Kessler, ibid., p. 38, comme choisit par exemple de le faire Martin Luther en proposant la traduction Gehilfe aide-assistance plutôt que Hilfe l’aide-secours. 13 R. Kessler ibid., p. 37. 14 En dehors de Jg 5,23, on trouve une autre exception dans laquelle les aidants sont sans aucun doute de rang inférieur à l’aidé, en 2 Ch 32,3. M. de Merode propose également une autre occurrence, bien qu’énigmatique, en Jb 9,13. M. de Merode, Une aide qui lui corresponde ». L'exégèse de Gen. 2, 18-24 dans les écrits de l'Ancien Testament, du judaïsme et du Nouveau Testament, Revue théologique de Louvain, 8 année, fasc. 3, 1977, p. 332. 15 Wenham, Genesis 1-15, Coll. Word Biblical Commentary, vol. 1, Waco, Word Books, 1987, p. 68, s’appuyant sur les exemples de Jos 1,14 ; 10, ; 1 Ch 12, 16 Ska, Je vais lui faire un allié qui soit son homologue’ Gn 2,18 à propos du terme ʿezer – aide’ », Biblica, 65, 2, 1984, p. 235-236. 17 Bien souvent, les Bibles n’hésitent d’ailleurs pas à traduire ʿē17 zer par secours. De plus, on retrouve à 26 reprises dans l’Ancien Testament la racine ʿzr à côté de celle de yšʿ sauver », preuve de leur proximité sémantique. 18 Ska, ibid., p. 236. 19 L. Koehler et W. Baumgartner, Hebrew and Aramaic Lexicon of the Old Testament, trad. par Richardson, Leiden, Brill, 2002, p. 667. 20 Wenham, op. cit., p. 68. 21 M. de Merode, op. cit., p. 332. 22 À ne pas comprendre dans son acception philosophique. 23 ʾîš provient de la racine ʾyš אישׁ ou ʾwš אושׁ alors que ʾîššāh serait issue de ʾnš אנשׁ23 . Voir § 99c dans P. Joüon et T. Muraoka, Grammar of Biblical Hebrew, Rome, Editrice Pontifico Istituto Biblico, 1991. 24 Langue éthiopienne classique, dont l’usage s’est maintenu dans la liturgie des Églises éthiopiennes. 25 T. Muraoka, A Greek-English Lexicon of the Septuagint, Louvain, Peeters, 2009, p. 119. 26 T. Muraoka, ibid., p. 119. 27 Par exemple antilambanomai ἀνιλαμβάνομαι, venir assister quelqu’un », en 1 Ch 22,17. 28 Par exemple l’adjectif sumboêthos υμβοηθό qui assiste », en 1 R 20,16. 29 Par exemple le verbe katischuô καιχύ, fortifier », en 1 Ch 15,26 ou encore 2 Ch 14,10. 30 En effet, à plusieurs reprises, le mot ʿēzer est traduit par les termes summacheô υμμαχε, agir en tant qu’allié militaire » Jos 1,14 ; 1 Ch 12,22, sunepischuô υνεπιχύ, fournir des forces militaires » 2 Ch 32,3 ou encore sunepitithêmi υνεπιίθημι se joindre à une attaque » Za 1,15. 31 T. Muraoka, op. cit., p. 667. 32 2 Ch 14,10 ; 18,31 ; 32,8 ; Esd 8,22 ; Ps 119,173. 33 En voici quelques exemples être fort » tāʿōz, תָּעֹז en Qo 7,19, la force » ʿāzzı̂, עָזִּי en Ex 15,2 et Ps 28,7, soutenir » yisʿāḏennû, יִסְעָדֶנּוּ en Ps 41,4 et Esd 5,2. 34 En voici quelques exemples le bouclier » māg̱innı̂, מָגִנִּי en Ps 7,10, le refuge » maḥaseh, מַחֲסֶה en Ps 62,9 et 71,7, la forteresse » lameṣād, לַמְצָד en 1 Ch 12,17. 35 En voici quelques exemples sauver » mōšiaʿ, מֹשִׁיעַ en 2 S 22,42 et Pr 21,31, sauver » lehaṣṣālûṯêh, לְהַצָּלוּתֵהּ en Dn 6,15. 36 Par exemple És 60,15 ; Ps 70,6 ; Pr 28,12. 37 Pour le reste des occurrences, la source n’est pas définie ou bien très minoritaire les dieux étrangers, la loi, etc.. 38 E. Bons, The Noun βοηθό as a Divine Title. Prolegomena to a future HTLS Article », The Reception of Septuagint Words in Jewish-Hellenistic and Christian Litterature, E. Bons, W. Brucker et J. Joosten éds, Tübingen, Mohr Siebeck, 2014, p. 61. Notre traduction. 39 Pour plus de précisions, se référer à E. Bons, ibid., p. 57-61. 40 M. de Merode, op. cit., p. 336. 41 La référence au récit de la création de l’homme et de la femme en Mt 19,4-6 pourrait être prise en compte, bien qu’elle ne mentionne malheureusement pas la notion d’aide semblable à lui ». 42 On peut citer la prophétesse Anne Lc 2,36-38, la femme de mauvaise vie Lc 7,36-50, la Samaritaine Jn 4,7-39 et les femmes qui suivaient Jésus Mt 27,55s. 43 Jn 19,25 ; Mt 27,59-61 ; Mc 16,1-7. 44 M. de Merode, op. cit., p. 349. 45 On retrouve aussi notre expression dans un texte très fragmentaire de Qumrân, 4Q303 4QMéditation sur la Création A, qu’ Tigchelaar estime appartenir au genre de la sagesse. Pour un commentaire plus poussé sur ce texte voir Tigchelaar, Eden and Paradise The Garden Motif in Some Early Jewish Texts 1 Enoch and other Texts Found at Qumran », in Paradise Interpreted. Representations of Biblical Paradise in Judaism and Christianity, éds Gerard P. Luttikhuizen, coll. Themes in Biblical Narrative Jewish and Christian traditions, Leiden, Brill, 1999, p. 51. Pour une image à l’infrarouge de ce texte http // site consulté le 11/04/2016. 46 Frag. 2, col. 3, l. 20-21 http // . 47 Tu as pris une femme dans ta pauvreté, prends sa progéniture [...] du mystère qui adviendra tu te joindras à elle, ensemble marche avec l’aide de ta chair. » Notre traduction de אשה לקחתה בריׄשכה קח מולדי֯[ - . ] מרז נהיה בהתחברכה יחד התהלך עם עזר בשרכה[ - ] 48 E. Tigchelaar, בָּשָׂר », ThWQ, Band i, p. 537. 49 Les manuscrits hébraïques de ce passage contiennent des variantes. 50 La Bible. Écrits intertestamentaires, La Pléiade, Paris, Gallimard, 1978, p. 648. 51 Marie de Merode, op. cit., p. 338. 52 Marie de Merode, ibid., p. 338. 53 Le mot ʿēzer au sens d’aide » apparaît une seule fois dans la Mishna en Taanit 3,8 o&ugr2;ה וחיה ולא נתקררה דעתו עד שבא על חוה 59 Origène, Homélies sur la Genèse, coll. Sources Chrétiennes n° 7 bis, Paris, Cerf, 2003, p. 57. 60 Philon d’Alexandrie, De Opificio Mundi, Paris, Cerf, 1961, §69, p. 187 et §165, p. 253 ; Philon d’Alexandrie, Quaestiones et Solutiones in Genesim, Paris, Cerf, 1979, livre I, §25, p. 91. 61 Philon d’Alexandrie, Legum Allegoriae I-III, Paris, Cerf, 1962, II §5-8, p. 107. 62 Philon d’Alexandrie, De Opificio Mundi, §152, p. 243. 63 Clément d’Alexandrie, Stromateis. Books 1-3, Washington, The Catholic University of America Press, 1991, livre II, ch. 23, §140, p. 251. 64 Clément d’Alexandrie, ibid., livre III, ch. 12, §82, p. 307. 65 Saint Augustin, La Genèse au sens littéral, Paris, Desclée de Brouwer, 1972, p. 97. 66 Saint Augustin, ibid., p. 101. 67 Saint Augustin, Sur la Genèse contre les Manichéens, Paris, Institut d’Études Augustiniennes, 2004, livre II, p. 307-309. 68 Basile de Césarée, Sur l’Origine de l’homme, Paris, Cerf, 1970, p. 213 ; Grégoire de Nysse, La création de l’homme, Paris, Cerf, XVI, p. 154-161 ; Jean Chrysostome, Sermons sur la Genèse, Paris, Cerf, 1998, II, p. 193-194. 69 Jean Chrysostome, ibid., IV, p. 223. 70 Benjamins, Keeping Marriage out of Paradise the Creation of Man and Woman in Patristic Litterature », in Gerard P. Luttikhuizen éds, The Creation of Man et Woman. Interpretation of the Biblical Narratives in Jewish and Christian traditions, Leiden, Brill, 2000, p. 102. 71 M. de Merode, op. cit., p. 352. 72 M. de Merode, op. cit., p. 343. 73 Clines, What Does Eve Do to Help? and Other Readerly Questions to the Old Testament, JSOTSup., 94, Sheffield, JSOT Press, 1990, p. 31. 74 Clines, ibid., p. 33. 75 Ska, op. cit., p. 227. 76 Clines, op. cit., p. 35. 77 Clines, ibid., p. 35. 78 M. de Merode, op. cit., p. 330. 79 H. Blocher, Révélation des origines, Plan-les-Ouates, Presses Bibliques Universitaires, 2001, p. 90.
COMMENT VIVRE UNE PROMESSE DE DIEU SANS SE DÉCOURAGER SELON UN PRINCIPE À 3 NIVEAUX ! La mythologie Grecque parle du phénix qui renaît de ses cendres . Au Moyen Age, il est l’un des emblèmes du Christ, mort puis ressuscité. Dans tous les cas et toutes les contrées, cette créature est le symbole de la résurrection et de l’immortalité… ● Ah la Bible toujours copié jamais égalée . ● Car cette histoire c’est celle de Dieu avec l’humanité c’est jésus qui en quelque sorte renaît de ses cendres . ● De sa mort vient la vie éternelle . SOUVENT LES PROMESSES DE DIEU SEMBLENT SUIVRE CE PROCESS ET RENAITRE ENSUITE DE LEURS CENDRES ! • Quand Jésus est sur La Croix tout semble finit • Tous les espoirs sur un sauveur et ses promesses sont anéantis . . Cela ressemble aux cendres de cette promesse … C’est donc Souvent le cas pour les promesses de la Bible . . . On peut parler de Principe . Et leur accomplissement se produit souvent en 3 étapes que nous allons détailler plus loin . Si on avait dit à • Joseph Qu’il serait numéro 2 d’Égypte au fond de sa citerne . • Pierre quand le coq chante que Dieu allait lui dire je bâtirai mon eglise avec toi ! • Paul sur le chemin de Damas que tu vas bouleverser l’humanité par tes épîtres. • Abraham dont la femme était stérile qu’il allait le père d’une grande nation . • Moise quand il tue l’égyptien et fuit que tu vas fendre la mer . • Jésus qui s’écrie sur la croix pourquoi m’as-tu abandonné alors qu’il est le sauveur du monde . Ils ne t’ auraient certainement pas cru à ce moment-là ! Car cela ressemblait plus aux cendres de la promesse qu’a son accomplissement ! TOI AUSSI TU PEUX SEMBLER VIVRE LES CENDRES DE CERTAINES PROMESSES DE DIEU … ● Les cendres de promesses générales ● Les cendres de promesses personnelles pour toi . Par exemple Vivre heureux dans l’éternité avec Dieu ou le fait que Dieu veut faire avec toi des choses extraordinaires ! ● Pour l’instant tu es peut être comme Joseph au fond la citerne ! ● Pourtant c’est une promesse de Dieu mais qui commence peut être tres mal pour toi. ● Ton soucis prime . ● Cette promesse qui n’arrive pas … ● Tu ne le crois pas ou plus . ● Mais heureusement Dieu est plus grand que cela . POURTANT IL S’AGIT LÀ BEL ET BIEN D’UNE PROMESSE QUE DIEU T’A FAITE À TOI CROYANT DU NOUVEAU TESTAMENT ! Mets ici celle que tu veux , celle qui est personnelle ! C’est une promesse comme par exemple celle faîte A Joseph de l’Ancien Testament “Joseph fit un rêve, et il le raconta à ses frères qui le détestèrent encore plus.” Genèse S21 “Ils s’emparèrent de lui et le jetèrent dans la citerne. Celle-ci était vide il n’y avait pas d’eau.” Genèse S21. Cette promesse à joseph • Nous fournit un puissant enseignement . • Nous indique comment trouver des forces dans l’épreuve , la persévérance, la providence divine , le brisement… • Cette parole nous montre aussi que Dieu permet qu’un homme ordinaire fasse et vive des choses extraordinaires comme toi-même . . . J’AI TROUVÉ UNE RÉPONSE LES ÉTAPES QU’IL Y A DANS UNE PROMESSE . J’ai découvert ce que Dieu fait entre le début et la fin de quelque chose ! “Mieux vaut l’aboutissement d’une affaire que son début. Mieux vaut un esprit patient qu’un esprit arrogant.” Ecclésiaste S21 “Joseph appela l’aîné Manassé, car, dit-il, Dieu m’a fait oublier toutes mes peines et toute ma famille.»” Genèse S21 “Et il appela le second Ephraïm, car, dit-il, Dieu m’a donné des enfants dans le pays de mon malheur.»” Genèse S21. Les 3 niveaux d’une promesse ! 1. Le terrain de l’affliction le réceptacle . 2- Ton Manassé oubli de la douleur et première consolation . 3-Ton Ephraïm la double bénédiction. ● Après le pays de l’affliction ton réceptacle . Dieu va te donner ton Manassé . Puis ton Éphraïm. ● Et ce qui compte ce n’est pas le moment que tu vis ici ça c’est le début . ● Ce moment passera mais ce qui compte que tu ailles au ciel la fin par exemple . ● C’est que Dieu veille sur l’accomplissement. ● Dieu est assez fort pour ne pas dépendre de moi . Après Manassé l’oubli des peines il y’a Ephraim la double récompense. Maïs que cela commence dans le pays de l’affliction les cendres …. ALORS LA SOLUTION COMMENT DEVIENT ON CONSOLÉ ET FÉCOND DANS TOUS LES SENS DU MOT DANS LE PAYS DE SON AFFLICTION ? Comment mieux vivre la fin d’une chose que son début ? ● En comprenant et acceptant que Dieu soit dans le pays de l’affliction et qu’il soit au contrôle même si tout déclare le contraire! ● Faute de connaitre cet enseignement et ces principes tu ne peux pas savoir et tu péris . “Mon peuple est détruit parce qu’il lui manque la connaissance. Puisque tu as rejeté la connaissance, je te rejetterai tu ne pourras plus exercer la fonction de prêtre pour moi. De même que tu as oublié la loi de ton Dieu, j’oublierai aussi tes enfants.” Osée S21 Articles similaires
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