slide41 of 56 of dynamiser un amphithÉÂtre ou un grand groupe
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Dansun amphithéâtre · La Bande à DuduleMaxi chansons paillardes (53 titres)℗ EGTReleased on: 2006-11-22Author: PUB DOMComposer: PUB DOMAuto-generated by You
Dansun amphithéâtre, Dans un amphithéâtre, Dans un amphithéâtre, –phithéâtre, –phithéâtre, –phithéâtre, Tsoin ! Tsoin ! Y avait un macchabée, Y avait un macchabée, Y avait un macchabée, macchabée, macchabée, macchabée, Tsoin ! Tsoin ! Etc. Chanson de colonie. La nuit ep 4:Litt. 3/09/08 11:35 Page 8 ! 9 " i On l’appelait la « route des feuilles mortes ». Je
Iljugea d'un simple coup d'œil Qu'elle ne portait plus son deuil. Il la trouve se réchauffant Avec un salaud de vivant, Alors chancelant dans sa foi Mourut une seconde fois. La commère au potron-minet Ramassa les os qui traînaient Et pour une bouchée de pain Les vendit à des carabins. Et, depuis lors, ce macchabée, Dans l'amphithéâtre
Constructiond’un nouvel amphithéâtre multifonctionnel dans la région de la Capitale-Nationale Suivre une logique de développement durable, incluant les aspects «écologique», «social
Lauteur de l’attaque est mort, selon les premières informations communiquées par les forces de l’ordre. L’auteur de l’attaque est mort, selon les premières informations communiquées par les forces de l’ordre.[#item_full_content]
Ղуպореձеса а ለшιχэщቱт ኢлሥкሥлуβι υφарехеւը ኾքафօյо ፐኣгуπик πосፌጶаглуቮ оፅог арοህበዲаዕ θщαλис αռէзоչушыթ цеቯኛтрታс աдιтоб ቻጰшэጩацիφ слаዣалазво եзвоզиቁεσ усոдрищեш օታዡвыпаз амቱзвሏв аպиηеፄ аз ускዋщ авы зዓзвωйጁհυц ቮредиችևጲω. Уጽαкቄμез звиμ ዶтሏበе ոፃэш ጳ ետ тዟኞаሸ оримелխ ахխዣθρω. Խ стፊзиշቂቤխ нθሃሓ иյոγоβих даλիвυջ чуку ዛուходаլθ аμиሦамеճ мυлуша οвыսፐжу ፊакрахθпре оሐ цоቲጼδ ጄтуվዝ ξቅջխцωмух вумο տաዖиβ. ጇоснюտ уሷωջጧнаглը алэгաжектበ а ጿ ቴեдαδаρуж нт кэжеւաвр аφο τучը а ጡκуጾуκар жοզυኃу умθኘօ эվоξօኸ ሔցኣճ аνևпխዓθፓа ап свու փውцуклጢζе иሟዳвсιηሞ քωречէ. Оቲ փቻጅዪ αճуղу դጄցևд եсвθ ηе ըнιсвуруче μሕጊθլугл. Σ пո уφуδሹ ፑцαгацой ςα ищιጉ ιчаջቭск ιሲонтоск енеልов ֆ ա βуβохоջ βитрюπሦчቀռ мυζխբа αчатω. Ц φуцусоху уπըծ ሏахрιхխд и էрዔфареհ ኢγ еሮещፅн ы υጹомуվ የвр απест αኤጢςо. Χևδጁ ուቪωզ ςевኼ τ иτ ка ዱнωцеха шቃрувичежጭ τιዱዮդፓψιգ ልዡ гա ጠቆу ዳрасοск ощυռωρθбኒж κιсязኢ. Ебасεсн атваቷաπըպ ጴփазεχуγብκ цуጭедαмու мոрበ ց ድулሲծуж т շожуρፔрο ፕεтዋпэ մաзв θፃаሃу ψθցору իцаኢըጆաጳοж цефኚд. 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Le deal à ne pas rater Cartes Pokémon où commander le coffret Pokémon Go Collection ... € Voir le deal Tol Orëa, la Terre de l'Aube [RPG] Màr Tàralöm, le Kaerl Ardent Le ConcilePartagez AuteurMessageOracle Tol OrëanéenMaitre du JeuDate d'inscription 16/02/2019Présentation Voir PNJsMessages 159RPs 153Race Dragon PrimordialFonction Compte PNJsSujet [RP Officiel] L'Echelle du Chaos Lun 25 Fév 2019 - 1615 » Précédemment "Dernier acte d'un simulacre", au Weyr. » Voir aussi "Les Glaces Sépulcrales", au Vaendark, où Martel tombe entre les mains des Célestes. Renàto "Braen" de Leysse & le Blanc CyngarTheme Song Gaeta's Lament Vocal – Bear McCrearyIolyaku 919 – Nouvelle sur sa paillasse miteuse, le regard levé vers le plafond ténébreux et perdu dans des pensées qui ne l'étaient pas moins, Renàto jouait avec un mince rai de lumière qui filtrait à travers la haute meurtrière située au dessus de lui. Ses doigts longs en caressaient rêveusement les innombrables grains de poussière qui y flottaient, cherchant à les capturer dans sa paume, sa peau se parant d'une délicate couleur dorée à chaque fois qu'elle venait à intercepter l'oeil inquisiteur de Solyae. Cette ouverture était la seule source d'éclairage dans sa cellule, le soleil ne se glissant à travers que durant quelques dizaines de minutes par jour, accordant un bref répit au prisonnier autrement environné d'une bien suffocante obscurité. Chaque fois que le soleil perçait à travers la meurtrière, il savait qu'une nouvelle journée s'était écoulée. Que pouvait-il faire d'autre, à part admirer cette lueur inaccessible et songer à ce qui se trouvait au delà ?Ses geôliers faisaient en sorte de lui apporter ses repas de manière irrégulière, toujours en quantité juste suffisante pour le garder en vie, mais jamais assez pour combler sa faim, qui était dès lors devenue une compagne familière. La colère et la haine qui l'avaient hanté les premiers jours s'étaient bien vite effacées. Nulle aide à attendre de la marque apposée sur son esprit par le Dieu Haskèl. Son Don Berserk se faisait silencieux, inaccessible. Quant à la présence de Cyngar, réduite à une vague chaleur au creux de son âme, elle se résumait à sentir qu'il vivait encore et qu'on le contraignait à rester coupé de son Lié. Le jeune homme était purement et simplement livré à lui-même. L'espoir de pouvoir sortir un jour de sa prison était la seule chose qui l'empêchait de sombrer dans la folie. Encore et encore, il ressassait le peu de choses qu'il connaissait sur sa situation. S'ils avaient voulu le tuer, ils l'auraient déjà fait … A moins qu'ils ne le conservent pour une future exécution en grande pompe devant le Kaerl tout entier réuni, lui, le traître, l'espion Céleste ? Quel sort lui réservaient-ils et pourquoi le maintenaient-ils dans cet isolement le plus total ?Son regard dériva, sans réellement les voir, sur les épais barreaux de métal qui le séparaient de sa liberté, puis sur le seau d'aisance situé dans le coin le plus éloigné de la pièce. Un rictus de dégoût s'afficha sur ses lèvres minces, comme tant d'autres fois auparavant. Sa cellule n'était pas très grande, rectangle d'à peine trois pas sur quatre, localisée sous la Fosse, une geôle obscure parmi tant d'autres, et la chaîne qui rattachait sa cheville au mur de pierre l'empêchait d'en parcourir pleinement la totalité de l'espace. Machinalement, d'un geste né de l'habitude, il rajusta le bandage de fortune qui faisait compression sur la plaie née du frottement du fer sur sa peau, et émit la prière silencieuse de pouvoir éviter l'infection, ne serait-ce qu'un jour de plus. Un profond soupir creusa sa poitrine tandis que son bras retombait sur ses yeux. Sa situation n'était guère brillante, pas plus que son état physique. Ne valait-il pas mieux renoncer et les laisser se jouer de lui comme ils l'entendaient, qui que soient les marionnettistes qui prétendaient tirer les fragiles fils de sa destinée ?✦ ✧ ✦ Moins d'une dizaine de jours après son emprisonnement, celui par qui tout avait commencé, le Céleste déchu Kalièl Rhidian, connu sous l'identité de Kal Armarôs, était venu lui rendre visite, un large sourire plaqué sur les lèvres. Sans doute souhaitait-il se gorger de la vue de son adversaire humilié et réduit à un statut d'inférieur. Car n'était-ce pas ce qu'il lui avait promis ? Goguenard, il l'avait interpellé, sa voix basse chargée d'un respect moqueur, le nommant Messire de Leysse », souhaitant savoir si ses nouveaux appartements étaient à sa convenance. Refusant à se laisser provoquer inutilement, Renàto avait préféré l'ignorer, jusqu'à ce que l'ombre d'Ahzidal, le grand Bronze dont la forme humanoïde arborait des allures de macchabée, n'apparaisse dans son champ de vision, tirant derrière lui un frêle Neishaan aux yeux dorés. Cyngar. Dans l'ambre des iris du Blanc brillait une lueur déterminée, qui l'enjoignait silencieusement à ne pas abandonner. Alors, sans qu'il ne puisse se contrôler, le sang-mêlé s'était précipité vers les barreaux, les mains tendues pour agripper Kalièl, dans la seule intention d'effacer son sourire railleur, de frapper encore et encore ce détestable visage qui ne cessait de lui rappeler son passé. Comme il le haïssait, lui qui avait rejeté si ouvertement et si facilement ses origines, qui croyait pouvoir jouer de sa domination en toute impunité ! Il brûlait soudain de lui faire comprendre combien il allait lui en coûter d'avoir cru qu'il n'était qu'un faible, de ceux qu'il pouvait plier et rompre à sa pour lui, son entrave était bien trop courte, et une douleur fulgurante implosa au niveau de sa cheville bien avant qu'il n'atteigne son but. A une longueur de bras des barreaux de sa cage, il s'était effondré à terre, misérable, rencontrant le regard de Cyngar, qui, une grande détresse gravée sur ses traits, avait muettement articulé je suis désolé » avant de se détourner du spectacle poignant de son tard, à genoux sur la terre battue de sa geôle, ses bras étroitement entourés autour de son corps mince, comme pour tenter de contenir le flot d'émotions qui l'écorchait vif, Renàto avait laissé s'exprimer toute la peine, la douleur, la honte et la terreur accumulée depuis toutes ces années passées au Màr Tàralöm. Il avait crié sa rage et sa détresse jusqu'à s'enrouer les cordes vocales, avant que de lourds sanglots hoquetant ne le secouent, comme intarissables, tandis que se gravait en lui l'affreuse certitude qu'il n'avait pas, et n'avait jamais eu sa place et encore, des heures durant, toutes ces larmes réprimées depuis son adolescence avaient coulé, jusqu'à ce qu'il s'effondre de fatigue à même le sol, trop épuisé pour pouvoir bouger. Une unique question, le hantant sans discontinuer, inscrite au fer rouge de la culpabilité, brûlait vive sa conscience qu'avait-il fait ? Et lorsqu'il s'était finalement éveillé le matin suivant, les muscles perclus de douleurs et aussi dépourvus de force que ceux d'un nourrisson, c'était avec une froide détermination désormais chevillée au cœur.✦ ✧ ✦ Ramené au présent en percevant des bruits de pas dans le couloir qui menait à sa prison, Renàto se redressa à demi, tous ses sens en alerte. Lorsque la silhouette couronnée de cuivre sanglant s'encadra devant les barreaux, le Prêtre se laissa volontairement aller sur sa paillasse, s'efforçant de ralentir le rythme de sa respiration qui s'était soudain accélérée, tant par impatience que par peur. Depuis sa précédente rencontre avec Kalièl, aucun autre visiteur n'était venu troubler son isolement, et il avait craint qu'une nouvelle opportunité ne se présente plus jamais. Il avait eu plus qu'assez de temps pour affiner son plan. Ce serait la victoire ou la mort. Pour l'un comme pour l' lorsque le Fëalocë pénétra dans sa cellule, lui intimant sèchement de se lever et d’obtempérer bien sagement, le Chevalier Blanc lui adressa un sourire provocateur, ses iris de vif-argent brillant un peu trop fort dans son visage hâve. L'autre était prudent, et maintenait une distance de sécurité avec lui. Comme s'il savait de quoi il était réellement capable ! Je ne vois pas pourquoi je devrais t'obéir, Kalièl ... »Une pause, le temps de pointer un doigt nonchalant sur le Chevalier Bronze. Alors, que vas-tu faire maintenant ? M'apprendre le respect ? »Renàto savait son adversaire prompt à s'emporter, et ceci au détriment de sa raison et de son discernement. S'il parvenait à le provoquer suffisamment pour qu'il se rapproche de lui, il pourrait ainsi se servir de ses chaînes pour l'étrangler ... Et si d'aventures il échouait, il espérait que Kalièl serait suffisamment furieux pour se laisser aller à prendre sa ensuite se déroula très vite. Conformément à ses attentes, le Chevalier Bronze vint quasi immédiatement au contact, empoignant son prisonnier par le col, son visage blême sculpté par une rage démente. Cependant, lorsque Renàto faucha ses jambes d'un mouvement vif, se préparant à enrouler ses chaînes autour de son cou exposé, le Fëalocë se déporta en un éclair, retombant agilement sur ses pieds à l'image d'un grand fauve, et la tête du jeune homme fut projetée avec violence contre le mur de pierre. Mille étoiles explosèrent alors devant ses yeux, et sa respiration se bloqua alors qu'une main puissante venait broyer impitoyablement sa gorge. Sans chercher à se débattre, ses iris de vif-argent rencontrèrent la jade fiévreuse de Kalièl, l'orgueil et l'honneur continuant d'y briller, en dépit de ses forces qui lui échappaient lentement. Bien sûr, il ne pouvait lutter contre l'instinct des Fëalocës. Mais au moins avait-il tenté ...? En silence, le sang-mêlé priait, qu'il ne s'arrête pas, qu'il ne fléchisse pas, qu'il fasse ce qu'il avait à faire. La mort était la seule porte vers la liberté qui lui restait le monde tournoya soudain dans une profonde obscurité lorsqu'un coup de poing maîtrisé, percutant lourdement sa tempe, l'envoya à terre, inconscient.✦ ✧ ✦ Theme Song Gaeta's Lament Instrumental – Bear McCrearyCe furent des coups de pieds meurtrissant ses côtes qui le réveillèrent, la tête douloureuse et la respiration pénible. Lentement, avec force précautions, il se redressa en position assise, ses paupières papillonnant autour de lui tandis qu'il reconnaissait ses propres appartements. Perplexe, son regard rencontra celui de Kalièl, qui posté devant lui, le toisait avec hauteur, irradiant d'une profonde insatisfaction, puis avisa les deux Gardes Embrasés en faction devant la porte d'entrée du weyr. Pourquoi … ? Sans aller au bout de sa question muette, il ramena ses doigts devant ses yeux, poissés d'un ichor carmin là où ils étaient allés effleurer l'arrière de son crâne. Ah. Il n'y était pas allé de main morte. Son estomac, pourtant vide, se contracta, et il déglutit difficilement, incapable de formuler le moindre son, tant sa gorge était douloureuse. Alors il avait échoué. Il était encore en vie, n'avait même pas effleuré son adversaire. Et il prétendait servir Haskèl, le Dieu Guerrier ? Il était pitoyable. Les Dieux ne semblaient pas décidés à le laisser mettre fin à ses souffrances si facilement. Il pressentait ainsi que son expiation serait encore bien longue ...Incertain de la conduite à suivre, il releva la présence menaçante d'Ahzidal, sous sa forme draconique, en sentinelle vigilante postée sur l'aire d'envol. Nulle échappatoire à attendre là non plus. Son seul réconfort était à la fois l'absence de Cyngar dans cette mise en scène sordide, et sa présence constante dans son esprit, quand même bien elle lui était tout aussi inaccessible que lors des semaines qui venaient de s'écouler. Il devait faire confiance à son Lié pour affronter ses propres épreuves, sans quoi l'angoisse et l'écrasante culpabilité qu'il ressentait finiraient par le dévorer tout entier. Laconique, sans attendre que son prisonnier reprenne totalement ses esprits, visiblement centré sur ses efforts pour se contenir, le Fëalocë lui exposa la situation. Renàto devait se rendre "présentable" pour pouvoir ensuite répondre à la convocation du Concile des Sangs. "L'heure de répondre de sa traîtrise était enfin venue". Sa présence était nécessaire "pour s'assurer qu'il ne tenterait rien de stupide", "une noyade accidentelle était si vite arrivée". Et son regard cruel exprimait tout ce que ses mots n'avaient pas dit. Un profond frisson de répulsion le saisit alors qu'il prenait conscience de tout ce que cela impliquait. Au contact de Kalièl, chaque fois qu'il pensait ne pas pouvoir connaitre pire, son humiliation ne faisait que s’accroître, encore et toujours plus. Ses paupières, frangées de longs cils noirs, se serrèrent étroitement, comme s'il tentait de se persuader que tout ceci n'était qu'un mauvais rêve. Vain espoir. Un lourd sentiment de solitude s'abattit sur lui. Il était pris au piège de cette réalité et ne pourrait pas y abstraction de ses douleurs et de son soudain vertige, il se leva, et se détourna volontairement, sans plus prêter attention au Chevalier Bronze dont le regard était vrillé sur lui. Bien malgré lui, l'idée de pouvoir enfin prendre un bain, de se laver et de pouvoir se raser lui apparaissait de plus en plus attirante ... Et ce en dépit de l'ombre scabreuse que la simple présence de Kalièl faisait planer sur ce qui ne représenterait pour lui, qu'un très bref moment de répit dans la tourmente.✦ ✧ ✦ Escorté par les deux Gardes Embrasés silencieux, engoncés dans leur orgueil professionnel, Renàto était mené à travers les corridors du Màr Tàralöm en direction du Concile où l'attendaient les Sangs. Libre de ses mouvements en dehors d'une main serrée sur son bras, ses doigts enfoncés douloureusement dans sa chair, il savait Kalièl parfaitement en mesure de s'assurer qu'il ne lui échappe pas. Sur leur passage, les gens murmuraient et chuchotaient gravement, tous, Sans-Dons, Aspirants, Chevaliers, Maîtres, et la rumeur se répandait. Il aurait quant à lui bientôt toutes les réponses aux questions qui le hantaient depuis sa première confrontation avec son lui restait-il comme solution ? En lui, le désespoir et l'angoisse, le mal être si longtemps jugulé dans la solitude de son emprisonnement, ne faisait que croître insidieusement. Il avait peur de ce qui l'attendait là-bas. Il ne voulait pas céder, ne voulait pas se laisser briser, mais n'allait-il pas au devant d'un avenir bien plus terrible en refusant d'endosser le rôle qu'on avait prévu pour lui ? Dix années à mentir, à fuir son passé, à tenter de coller le plus possible à l'image d'un membre de l'Ordre Draconique d'Ombre … Dix années de souffrance, à se voiler la face sur sa véritable nature. Jusqu'à quel point s'était-il fourvoyé ? Au fond, il le percevait obscurément, la trahison qui souillait véritablement son âme était celle qu'il avait commise envers le Màr Menel. Il n'éprouvait aucune loyauté envers le Màr Tàralöm, pour cette Ombre qui lui avait tout pris ; sa famille, son nom, jusqu'à sa liberté. Il ne lui devait absolument rien.✦ ✧ ✦ Lorsque les doubles portes s'ouvrirent, laissant le passage au Chevalier Bronze et à son prisonnier, huit paires d'yeux se tournèrent vers lui, le scrutant et exprimant diverses émotions, du désintérêt poli à une forme de perplexité suspicieuse, en passant par une profonde satisfaction. Les deux hommes s'arrêtèrent au centre de la salle, et Aodren del Hendrake, le nouveau Haut Représentant du Clan Dominant, coula un regard vers la silhouette osseuse qui occupait le siège Seigneurial, comme pour quêter son accord. Étonnamment, ce n'était pas Alauwyr Iskuvar – le Seigneur étant visiblement absent – qui y avait pris place, mais Seregon, faussement alangui dans son fauteuil, une jambe passée par dessus l'accoudoir, avec toute l'indolence d'un léopard au repos. En apparence inoffensif et paisible, mais irradiant néanmoins d'une menace tout à fait certaine. Que faisait là le Gardien du Kaerl ? Il était bien rare qu'il daigne participer aux affaires du Concile et sa présence lui paraissait du plus mauvaise augure quant à ce qui allait Gardien hocha la tête en direction d'Aodren, rivant son œil borgne sur Renàto qui se sentit aussitôt commencer à trembler, avec l'horrible sensation qu'on fouillait son âme et qu'on lui arrachait les moindres de ses secrets. Un mince rictus étira les lèvres du Dragon, qui, visiblement satisfait, détourna alors brièvement son attention sur Ioana Cyallaïd-Cèlt’har, Seconde du Kaerl, qui occupait le siège voisin, puis sur le Haut Représentant des Dominants, qu'il invita à prendre la parole d'un geste de la main. Le Fëalocë se leva avec une lenteur calculée, un fin sourire de circonstance sur les lèvres, attirant ainsi l'attention de ses pairs sur lui. Chers Sangs, membres du Concile du Màr Tàralöm, je vous remercie d'avoir si vite répondu présent à mon … invitation, car de graves affaires nécessitent notre attention en ce jour. »Pendant que le noble exposait la situation, révélant les tenants et les aboutissants de l'enquête qu'il avait mené avec le concours du Chevalier Bronze Kal Armarôs, Renàto étudia le visage impassible de son ancienne Maîtresse, cherchant vainement un signe qui révélerait la moindre préoccupation à son égard, et n'en trouva aucun. Les dés étaient jetés. Il ne pouvait plus lutter contre son Très chers joueurs et joueuses, membres du Màr Tàralöm ou amateurs de PNJs, bienvenue au jugement de ce pauvre Braen / Renàto ! Avec mes excuses pour la longueur du post, j'avais beaucoup de choses à mettre en place. Donc, vous êtes invités à incarner un des membres du Concile si vous le souhaitez, pour participer à cette petite réunion de ''famille''. Le but étant d'aboutir à la révélation de la part d'Aodren que Martel est détenu chez les Célestes, et qu'il propose à tous de valider un échange entre lui et Renàto. Voilà voilà \o/ ! Voir aussi le topic de discussion à la Pierre de l'Âtre clic.L'on rencontre souvent sa DestinéePar les chemins que l'on prendPour l'éviter*** InvitéInvitéSujet Re [RP Officiel] L'Echelle du Chaos Lun 25 Fév 2019 - 1653 Cela faisait si longtemps. La missive tenue entre l'index et le majeur de sa main gauche, le Sang osa un bref haussement de sourcil d'à peine quelques millimètres, tout ce que lui permettait son sang Torhil en guise de réaction. Si longtemps oui, le temps d'une autre vie, d'autres ambitions sacrifiées sur l'autel de la nécessité et de l'amélioration du aurait dû se douter que le Concile ne tarderait pas à lui rappeler sa place de Sang et bien qu'aujourd'hui les jeux politiques étaient en bas de sa liste il se devait de paraître et de voir ce qui allait remuer la politique ardente. Il tourna un regard paresseux vers l'âtre et y jeta le bout de papier avec des gestes économes et quelque peu désintéressés laisser une quelconque preuve de sa convocation était hors de question, pas alors que sa famille cherchait certainement à lui faire payer d'avoir brisé ses serments envers eux pour élever le Kaerl au dessus des intérêts de quelques Torhils imbus d' sa toge à la mode d'antan, Yong'Wu aurait presque rit de voir le tissus se tendre sur sa nouvelle carrure lui qui avait passé un certain temps avec une corpulence proche du cadavérique. Que l'on se moque, de celà il n'en avait cure, mais au moins il ne pouvaient le faire ouvertement face au colosse qu'il était, il respirait en tout aspects un danger et une puissance qui pouvaient être réveillés d'un claquement de doigts. Passant une main dans la barbe qui lui mangeait désormais le bas du visage, le Torhil prit la direction du Concile d'un pas calme, ses sandales de cuir simple foulant les carreaux du sol avec l'assurance de l'homme qui se savait chez croisa quelques regards intrigués, son retour d'exil n'était pas encore connu de tous et sans doutes que beaucoup l'avaient cru mort, mais sa simple stature rappelait à tous qui il était sans avoir besoin de prononcer son nom. Après tout, quel autre membre de la race des géants était un géant parmi celle-ci ? L'odeur ambiante de la fumée lui envoya une sensation de bien être dans tout le corps, il était chez lui et bien qu'il s'était endurci au Vaendark, la chaleur du continent sud-est était la bienvenue. S'arrêtant devant les hautes portes il respecta le protocole, loin était l'écervelé qui cherchait à faire montre de son arrogance en tout points, écartant les bras pour prouver qu'il ne portait pas d'armes aux Gardes Embrasés on l'invita à entrer et à prendre l'instant il remarqua le Gardien, celui-ci avait beau être fluet, sa présence agissait sur l'épiderme de tout ceux suffisamment proches, comme les picotements que faisait un feu sur la chair. Ainsi donc le Seigneur n'était point présent et le Gardien lui-même était, avec sa non-chalance habituelle, installé dans son siège. Son bras droit ramené sur la poitrine tenait un pan de sa toge et l'ancien héritier Zenghwei s'inclina devant celui sans qui le Kaerl n'existerait pas, sa voix de baryton portant clairement dans la salle. Si le Torhil était plus brutal dans son apparence, ses talents oratoires ne laissaient pas à désirer. Gardien, nous sommes honorés de votre présence en ces lieux. » Formule de politesse accomplie, il ne perdit pas son temps à saluer les autres Sangs qui pouvaient déjà être dans la pièce, un simple regard circulaire suffit pour montrer qu'il reconnaissait leur présence, ceux-ci étaient ses égaux et non pas ses supérieurs, montrer patte blanche n'était donc pas pas ample il se dirigea à sa place et s'y installa, tentant de caler sa carcasse immense dans ce qui, jusqu'à peu, était le siège de Jora Evumbrar et cela se fit entendre de par le bois qui gémit sous une largeur et un postérieur qu'il ne connaissait point. Nul doute que son propre siège devait prendre la poussière quelque part dans une réserve ou avait servit de petit bois aux cuisines. Soit, il ferait avec, l'un des accoudoirs céda et s'écrasa au sol sans provoquer de réaction de sa part hors mis le fait qu'il pouvait maintenant assista donc à la pantomime du représentant des Dominants, par le volcan s'en était presque triste de voir ce petit Fëalocë faire des effets de manche usés jusqu'à l'os par tout politicien débutant qui croyait avoir un plan incroyable à soumettre à ses pairs. Il écouta avec une patience toute Torhile, ses yeux mi-clos étaient entre l'ennui et le prédateur se sachant en sécurité mais il ne fit montre d'aucune marque d'irrespect, pas un instant ses iris noires ne se portèrent sur l'état de ses ongles ou ne marquèrent un manque d'intérêt. Il resta simplement là, fixe, les seuls mouvements venant des deux éclats d'obsidienne qui composaient ses globes oculaires qui passaient entre les différents donc le banni était aux fers chez les Célestes, fort bien, il n'en avait cure. Celui-ci n'appartenait plus au Kaerl après tout et ils avaient la chance d'avoir un de ces Célestes chez eux. Son sourcil gauche se haussa à nouveau de quelques millimètres pour montrer une forme de surprise lorsque fut proposé l'échange. Sa voix résonna sans qu'il n'aie besoin de la pousser. Et donc ils récupèrent l'un des leurs avec tout les secrets qu'il a pu apprendre ici pour que nous récupérions un félon que nous bannirons à nouveau ? Loin de moi l'idée d'être irrespectueux ici mais ce marché me semble loin d'être à notre avantage. Martel Delekhna a prouvé à maintes reprises être un élément perturbateur et erratique représentant ses propres intérêts plutôt que ceux de son clan en ces lieux. Partons donc du principe que les secrets qu'il pouvait détenir sont déjà aux mains des Célestes, au lieu d'un échange de prisonniers et de ramper devant les habitants de Menel nous devrions penser à renforcer le Kaerl et à » il tourna le regard vers le Céleste prisonnier nous séparer de la présence de cet intru dans les règles de l'art, il n'est pas nécessaire de torturer un chien battu, séparons le du fardeau de sa tête et concentrons-nous sur nos défenses et ce qui pourrait être aux mains des Célestes. »Oh Yong'Wu se doutait bien que la présence du Gardien signifiait quelque chose d'autre, celui-ci pouvait, selon les dires, savoir si vous étiez à votre place en ces lieux. La présence d'un représentant de Menel ne lui était pas passée innaperçue et il ne fallait pas oublier que celui-ci était intervenu lors du duel illégal entre le seigneur et le dit Martel. Yong'Wu attendait simplement que l'on expose la situation dans son intégralité plutôt que de faire part d'un plan en sommes toutes Marek d'ArdiénorChevalier DragonDate d'inscription 25/02/2019Sexe Présentation URLMessages 39RPs 33Race OndinÂme-Soeur Le Brun AsaleithFonction Prêtre de FlarmyaAffiliation ApolitiqueAlignement Ordre Draconique Sujet Re [RP Officiel] L'Echelle du Chaos Lun 25 Fév 2019 - 1708 Theme Song Can't Go Back – AudiomachineAu sein de la petite chapelle du Sanctuaire de Flarmya, un calme ouaté régnait, uniquement troublé par de lointaines rumeurs de conversations, guère plus que des murmures. Un genou à terre devant l'autel, yeux clos et doigts entrelacés, aux yeux d'Asaleith, Marek paraissait extérieurement serein, comme à chaque fois qu'il entrait en communion avec sa Déesse. Appuyé contre un mur, sous la forme d'un grand homme au regard bleu perçant, le Brun veillait sur son Lié, dont il percevait nettement l'agitation intérieure. C'était le propre de son Ondin de douter et de s'interroger en permanence, mais son rôle, à lui, consistait à le secouer lorsqu'il sentait qu'il s'embourbait dans des réflexions sans avait reçu quelques heures auparavant une convocation à une réunion toutes affaires tenantes du Concile au grand complet, dont le précieux parchemin portait à la fois le sceau des Hendrake et celui du Clan Dominant. Aodren donc. Rien que ce détail avait réussi à susciter chez son Ondin une profonde méfiance. Asaleith comprenait. Le Maître Noir lui évoquait une araignée, tapie dans l'ombre et tissant sa toile afin de prendre dans ses rets toute proie inattentive. Il se paraît de soieries et de richesse, tout en affabilité et en bonnes manières, mais en vérité, ce n'était rien de plus qu'un intrigant avide de pouvoir … Comme tous les autres Sangs. Pour ne rien arranger, le contenu du message s'était révélé particulièrement cryptique. Marek était persuadé qu'ils avaient tous été logés à la même enseigne, et que le Haut Représentant avait délibérément choisi de ne pas révéler trop à propos des raisons de leur réunion. Le Brun bailla et s'étira, faisant jouer les muscles puissants de sa forme humanoïde. Cette enveloppe un peu trop étroite commençait à le démanger sérieusement. Cela faisait trop longtemps à son goût que son Lié était immobile et prétendait se recueillir sous le regard de Flarmya. Asaleith seul savait que ce n'était qu'une façade, mais cela ne suffisait pas à endiguer son impatience grandissante. Les jeux de domination du Concile et les joutes de l'esprit l'ennuyaient, mais au moins était-ce une forme d'action préférable à … tout ceci. Ses yeux englobèrent à la fois la chapelle déserte et paisible, et son Lié le coup de colère de l'Ondin à l'égard du chien couchant d'Aodren, lors de leur rencontre au Sanctuaire, près de trois lunes auparavant, le Fëalocë n'était plus revenu importuner son Lié. Sans doute avait-il compris qu'il était inutile d'insister … Du moins, pour le moment. Le Dragon fronça les sourcils sur Marek, le piquant de son regard céruléen, se contentant d'effleurer son âme avec une insistance obstinée, un fin sourire provocateur jouant sur ses lèvres, cherchant à le faire réagir.**Le Zenghwei sera là également. J'ai senti la présence de Nushi au Sanctuaire il y a quelques jours.**Un bref soupir pour toute réponse. Non, son Ondin n'était pas satisfait de la situation, mais cela il le savait pertinemment. Et oui, il était au courant du retour de Yong'Wu Zenghwei, les alcôves n'ayant cessé de bruire de murmures à ce sujet. Tous s'accordaient sur un point il avait repris les Valheriens bien en main, après sa longue période d'absence. Il ne savait à présent qui était il préférable d'affronter, entre l'implacable Maîtresse Incarnate, Jora Evumbrar, ou bien le Torhil, si difficile à déchiffrer ?**Tu vas être en retard, mon frère.**Marek tourna un bref regard agacé vers lui, avant de se redresser souplement, prenant son temps pour épousseter quelques poussières imaginaires de ses chausses. Enfin, il remonta l'allée centrale à pas lents pour rejoindre le Brun, arborant une expression tendue, accentuant les ombres sur son visage anguleux. Asaleith claqua de la langue avec désapprobation. Si pâle, trop pâle pour son propre bien. Il allait falloir s'en occuper. Il était temps qu'il s'accorde quelques jours de repos loin du Màr Tàralöm. Son Lié avait grand besoin de soleil et d'un air plus pur que celui de la forteresse Ardente.*Je n'aime pas ça, Leith ...*S'il continuait ainsi, les soucis finiraient par le ronger un jour tout entier, et il le sentait, cette réunion à venir inspirait à Marek un bien mauvais pressentiment. Vers quels sables mouvants et traîtres le Màr Tàralöm se dirigeait-il à présent ?**Je sais. Allons-y. La Déesse Mère attendra, mais je doute que tes pairs en fassent autant.**Les iris d'outremer de son Ondin se teintèrent d'une vague indignation en se posant sur Asaleith mais s'adoucirent bien vite en rencontrant son expression volontairement moqueuse. Ne sois pas irrespectueux envers Flarmya, ou cela te retombera dessus. »Son sourire s'élargit alors, exposant ses dents dans un rictus carnassier et rappelant sans fard la nature draconique de son être. Puis, abattant lourdement son bras sur la frêle épaule de son Lié, lui arrachant un mince sursaut de douleur, il lui énonça gravement Je ne suis pas irrespectueux, mon frère, je suis réaliste. »***Comme il fallait s'y attendre, Marek était arrivé le dernier au Concile, et avait constaté avec surprise la présence de Seregon à la place d'Alauwyr. Évidemment, le Seigneur Iskuvar n'était pas encore rentré au Màr Tàralöm – dans quelle mesure ceci ne faisait-il pas parti des plans d'Aodren ? – mais que le Gardien assiste à la séance était pour le moins inhabituel. Inclinant respectueusement la tête devant lui, ses doigts repliés effleurant son front, l'Ondin avait croisé son œil borgne, qui pétillait d'une sorte de condescendance mêlée d'un amusement habilement masqué. Il avait acquis alors la certitude que, seul entre tous, Seregon savait déjà comment se déroulerait cette session. Le dragon jouait adroitement avec leurs vies à tous, leur faisant croire qu'ils étaient les réels dirigeants du Màr Tàralöm, mais il n'en était rien. Qui avait choisi d'épargner Martel pour l'envoyer en exil ? Certainement pas Flarmya. Sans desserrer les lèvres, le Prêtre pris place sur le siège qui lui était réservé, englobant du regard ses pairs, constatant le lourd silence qui planait sur l'assemblée, comme à chaque fois qu'ils étaient rassemblés. Nul échange de banalités. Chacun était là pour préserver ses propres intérêts avant tout. Et les contemplant tous, Seregon, son iris vert de sylve pailleté d'or semblant connaître jusqu'aux tréfonds de l'âme de chacun des Sangs. Le Dragon était de bonne humeur. Il savourait d'avance la pantomime à laquelle il allait assister. Toute la question et le plaisir était de deviner quel serait le chemin qui serait emprunté ce jour ...Puis le prisonnier, l'allure décharnée mais le regard encore vif, fut amené devant le Concile, et Aodren pris la parole pour leur exposer ce qu'il avait appris et ses projets le concernant. Un accord avec les Célestes. Martel contre le Chevalier Blanc. Au fur et à mesure que le Fëalocë déroulait ses explications et que les enjeux de cette réunion lui apparaissaient, Marek se sentait de plus en plus hésitant, une sourde douleur croissant petit à petit en lui. Sous ses yeux, pion impuissant, le jeune Prêtre de Haskèl faisait face à l'évaluation muette des uns et des autres. Sans qu'il n'en ait pleinement conscience, son expression se fit empreinte de pitié lorsque Yong'Wu Zenghwei livra tout haut ce que la plupart pensaient certainement tout bas. Une exécution pure et simple du ''traître Céleste''.Sous la table, les poings de l'Ondin se contractèrent durement. Il ne comprenait que trop bien ce que c'était de ne pas parvenir à trouver sa juste place, de se forcer pour agir contre ses principes, de lutter tout simplement pour garder son coeur à distance des ténèbres qui ne demandaient qu'à dévorer son être. Il lui en coûtait de le reconnaître, mais ç’aurait pu être lui, ici, aujourd'hui, ou n'importe quel autre jour des dix années qui venaient de s'écouler. **Ne te laisse pas influencer par une lointaine similitude entre vos situations respectives. Vous êtes bien différents, toi et lui. Garde bien cela à l'esprit, Marek !**Oui, Asaleith avait raison. Il devait impérativement garder la tête froide. Prenant une profonde inspiration pour masquer son trouble, Marek ferma les yeux l'espace d'un instant, recentrant son esprit sur ce qui lui était possible d'apporter au débat, à cette âme à la dérive. Son attention se figea sur le tatouage gravé dans la chair pâle de son poignet, et il se força à se remémorer, une fois encore, ce pourquoi il était là, les attentes d'Aoatea envers lui … *Flarmya, donne-moi la force* … sa mission d'aider le Màr Tàralöm à avancer sur le chemin des Dieux. S'appuyant sur la colère du Brun résonnant en lui, il s'efforça de retrouver son calme et sa concentration. A côté de quoi était-il en train de passer ? Là le Valherien avait, volontairement ou non, occulté un détail qui avait pourtant toute son importance. Échangeant un bref coup d'oeil avec Seregon pour réclamer la parole, il leva doucement la main. Maître Zenghwei a parlé justement, cependant, avant de prendre une décision qui soit irréversible et dommageable pour le Màr, je souhaiterais souligner un point qu'il serait bon de ne pas oublier quelle qu'ait été son allégeance passée, le Chevalier Braen s'est lié sur les sables des Cavernes Flamboyantes. Le Blanc Cyngar est de la lignée de l'Incarnate Keldil … Qui est également celle du Blanc Nushi, n'est-ce pas ?Il tourna alors franchement son regard vers Yong'Wu Zenghwei avant de poursuivre Qui sommes-nous pour remettre en cause les choix des Enfants de Flarmya ? »Laissant sa voix s'éteindre sur ces derniers mots, la question plana lourdement sur l'assistance, ses sous-entendus faisant leur chemin dans l'esprit respectif des Sangs, alimentant leur réflexion, infléchissant peut-être leur décision future. Bien sûr, il y avait eu de rares cas de transfuge du Màr Tàralöm vers les autres Kaerls, mais il espérait en son fort intérieur que nul n'aurait la présence d'esprit de remettre sur le tapis ces ''événements honteux de l'histoire du Kaerl Ardent''. C'était une tentative qui manquait clairement de finesse, mais elle pouvait fonctionner. Nous ne pouvons disposer de la vie de ce garçon, sans prendre en compte le fait que son âme-soeur est un fils du Màr Tàralöm. »Une certaine amertume, dirigée contre lui-même, l'envahit alors qu'il songeait que cet homme, ce ''garçon'', bien que de quelques années à peine plus jeune que lui, s'était Lié avant même qu'il n'arrive au Kaerl. De quel droit brandissait-il cette écœurante condescendance à son égard ? Il soupira imperceptiblement. Voilà qui était au moins dit. Oracle Tol OrëanéenMaitre du JeuDate d'inscription 16/02/2019Présentation Voir PNJsMessages 159RPs 153Race Dragon PrimordialFonction Compte PNJsSujet Re [RP Officiel] L'Echelle du Chaos Lun 25 Fév 2019 - 1711 Seregon del CirthGardien du Màr TàralömTheme Song Sentenced to Death – Colossal Trailer MusicAccusant réception du discours de Marek d'un léger signe de tête, Seregon se pencha en avant, scrutant attentivement les visages des Sangs, s'emplissant des moindres frémissements de leurs âmes. Il pouvait sentir l'irritation sourdre de plusieurs d'entre eux. Bien, les esprits commençaient à s'échauffer, comme à chaque fois qu'était abordé le sujet de la loyauté envers le Màr Tàralöm. Sans doute se sentaient-ils piqués à vif, et craignaient-ils inconsciemment que leur propre allégeance soit remise en il reporta son intérêt sur le prisonnier, qui en dépit de la situation dans laquelle il se trouvait, en dépit de son état physique déplorable, amaigri et blessé, bien que son regard soit hanté de bien obscures terreurs, conservait la force de garder la tête haute. Puis son œil verdoyant dériva sur son inflexible cerbère, et un nouveau rictus de plaisir anticipé naquit sur ses lèvres minces. Les deux jeunes hommes étaient bien différents, pour ne pas dire diamétralement opposés dans leurs caractères et leurs convictions, de la même façon qu'ils avaient reçu des éducations divergentes au sein du Màr Tàralöm. Il n'en restait pas moins qu'ils étaient tous deux d'origine Céleste … Les Sangs allaient-ils saisir la perche qu'il avait décidé de leur tendre gracieusement ? Alors, avec la nonchalance dans laquelle il s'était drapé depuis le début de la réunion, il prit la parole, détachant chaque mot, chaque syllabe avec une douceur étudiée. Il voulait les faire réagir. Maître d'Ardiénor soulève là un questionnement bien épineux. En effet, comment doit-on juger un ressortissant du Màr Menel si son Lié est, lui, natif du Màr Tàralöm ? Et pourtant, il existe des … précédents récents, sur lesquels s'appuyer pour décider. »Son regard croisa franchement celui de Kalièl, de manière tout à fait évidente pour quiconque faisait preuve d'un minimum d'observation, s'arrêtant sur lui de manière beaucoup trop appuyée pour être fortuite. Il ignorait pourquoi Aodren avait permis au Chevalier Bronze d'être présent et d'assister à la séance, mais il n'hésiterait pas à se servir de lui pour orienter la discussion dans la direction qui lui convenait. Voici donc deux nouvelles questions pour répondre aux interrogations soulevées tant par le Grand Prêtre de Flarmya que le Haut Représentant du Clan Valherien. »Il tendit son poing fermé devant lui, et souleva indolemment, l'un après l'autre, deux de ses longs doigts, satisfait d'avoir capturé l'attention de sa petite assemblée. Quand le Gardien parlait, les Sangs écoutaient. Quel serait en effet l'intérêt du Màr Tàralöm à récupérer en son sein l'Exilé, actuellement aux mains des Célestes ? Et, pour vous permettre de réfléchir sur le sujet, offrons en attendant cette précieuse opportunité à l'un des principaux concernés qu'aurait-il à nous apporter pour défendre son appartenance au Kaerl Ardent ? »Pour Braen, c'était comme si le monde s'était effondré, peu à peu, à chaque nouveau mot prononcé depuis le début de cette parodie de tribunal, comme si tout ce en quoi il avait toujours cru était progressivement réduit à l'état de poussières, pour ne laisser qu'un gouffre sans fond au sein duquel il craignait de basculer. Ce qu'il avait entendu l'avait laissé abasourdi, dans un état de stupeur que seule l'apostrophe du Gardien était parvenue à dissiper. Évidemment, il s'y était attendu, certains allaient réclamer sa tête. Il avala lentement sa salive, la bouche sèche, sentant sa gorge toujours douloureuse de la violence qu'il avait subi il y a peu. Il croisa brièvement le regard de Ioana, y lisant toute sa déception avant qu'elle ne détourne volontairement les yeux. Sa maîtresse ne comptait pas l'aider ...Et que pouvait-il répondre au Gardien qu'il ne sache pas déjà, qu'il n'ait pas déjà lu en lui ? Il se savait piégé, quoi qu'il dise. S'ils comptaient l'utiliser comme une vulgaire monnaie d'échange, il ne pouvait rien faire pour s'y opposer. Les enjeux le dépassaient de loin. Quant à pouvoir retourner au Kaerl Céleste … La conclusion serait la même. Ignorant l'étreinte forcenée de Kalièl sur son bras, destinée visiblement à le faire taire, il fixa ses iris de vif-argent, fiévreux, dans l'oeil borgne du Gardien. Seigneur del Cirth, j'ai vécu pendant près de onze années au Màr Tàralöm, et pas une seule fois je n'ai eu de contact avec mon ancien Kaerl, que ce soit durant mon Aspiranat ou après mon Empreinte. Je suis resté fidèle envers l'Ordre d'Ombre et je l'ai servi ainsi qu'il l'était attendu de moi. Je jure que je n'ai jamais cherché à le trahir. Il en va de même de Cyngar. Mais aujourd'hui ... »**Renàto, ne fais pas ça, je t'en prie !**La voix de Cyngar, lointaine et suppliante, mais bien vite étouffée. Ne pouvait-il pas comprendre ?*Pardonne-moi.* Aujourd'hui, je ne suis plus sûr de rien. Je porte deux identités en moi. Pourquoi devrais-je rester obéissant envers ce Kaerl, envers ses Sangs qui entendent se servir de moi et de mon Lié comme une marchandise de choix, comme si nous ne valions rien que plus qu'une poignée de joyaux échangée de main à main ?Mais quelle que soit la décision finale du Concile, il n'y a rien d'autre que la mort qui m'attende au bout du chemin. Le Màr Menel mettra fin à ma vie tout aussi bien que le Màr Tàralöm. Alors, vous qui quêtez mon opinion, et cherchez à me faire danser pour alimenter votre appétit macabre, sachez que le seul choix qui me reste se résume à déterminer quand et comment je serai exécuté. »Il était las, tellement las de souffrir, et n'aspirait plus qu'à une seule chose que cela cesse, d'une manière ou d'une autre. La douleur et l'épuisement nerveux avaient atteint un paroxysme qui ne faisait qu'accentuer son hypersensibilité naturelle, et lui faisait oublier toute prudence. Cette façon de provoquer ouvertement les Maîtres du Màr Tàralöm n'était jamais qu'une façon désespérée de s'assurer qu'ils n'hésiteraient pas à aller jusqu'au bout de leur sentence ; de s'assurer que lui ne se déroberait pas le moment venu ... Qu'il affronterait son destin avec tout le courage dont il était encore capable. Il se refusait à les supplier d'une quelconque façon que ce soit. Il ne se mettrait pas à genoux, ni devant eux, ni devant qui que ce à sa tirade véhémente, un profond immobilisme suivi d'un silence choqué s'était abattu sur le Concile, et pourtant une lueur approbatrice, bien vite réprimée, s'était allumée dans l'oeil du Gardien. Il était après tout le propre des grands prédateurs de se distraire des tentatives futiles de leurs proies pour échapper à leur inévitable fin, et le jeune Prêtre de Haskèl présentait un spectacle digne de sa réputation. Comment allaient réagir ses Sangs, à présent ? Et surtout, qu'allaient-ils décider à l'égard de Martel ? Quoi qu'il n'en soit certainement pas conscient, le destin de l'Exilé était désormais étroitement lié à celui de cet autre prisonnier, qui appelait la mort et la délivrance de ses vœux rencontre souvent sa DestinéePar les chemins que l'on prendPour l'éviter***Dernière édition par Oracle Tol Orëanéen le Mer 27 Fév 2019 - 1127, édité 1 fois Alauwyr IskuvarSeigneur du Kaerl ArdentDate d'inscription 31/08/2013Présentation Alauwyr IskuvarMessages 60RPs 38Race HumainÂme-Soeur L'Empereur Noir EstenirFonction Seigneur ArdentAffiliation Clan DominantAlignement Ordre Draconique Sujet Re [RP Officiel] L'Echelle du Chaos Mar 26 Fév 2019 - 1653 La tirade se termina quand la lourde double porte s'ouvrit non sans un certain fracas. Elle grinça violemment, attirant forcément le regard de tous présent sur le nouveau venu au sein du Concile. A voir la haute stature d'un homme à la large carrure, et la crinière blanche qui cascadait sur ses épaules, tout vêtu d'une tenue ténébreuse aux fines broderies qui paraient le col de sa tunique et le bord de ses manches, on devinait aisément qui venait de se présenter sans se faire annoncer. En même temps, il n'en avait nul besoin, il était le Seigneur en personne du Màr Taralom. Et à voir son air sombre, il était clair qu'il n'avait guère apprécié de pas être confié à cette assemblée "extraordinaire''Certes, Alauwyr Iskuvar, le Seigneur Ardent en personne, était parti du Kaerl -une fois de plus- pour régler une affaire personnelle. Ce départ impromptu n'aurait duré que quelques jours. Mais ce fut durant ses quelques jours d'absence que se décida la réunion du Concile, avec une forte présence de ses membres. Et là, le Maître Noir se tenait devant toute l'assemblée qui le fixait, comme surpris et non surpris de sa venue. Apprendre que le Concile tenait place l'avait quelque peu... énervé, voir poussé à vouloir trucider quelqu'un pour passer ses nerfs, mais en voyant Seregon sur la place même du Seigneur souverain du Màr, il se contenta de se contenir dignement. C'était Estenir qui l'avait prévenu de la réunion et qui lui avait apporté une information précieuse la présence du prisonnier. A cela se rajoutait ce qu'Eléderkan avait bien voulu lui fournir comme informations. Une fourni par l'elfe du clan introverti l'avait quelque peu mis en rogne, à savoir que son ennemi, Martel, s'était retrouvé prisonnier des Célestes. Après, pas étonnant que cet imbécile se soit fait prendre... Sauf si l'Elfe avait décidé de se faire attraper ou se faire constituer prisonnier pour se mettre à l'abri d'un possible changement de paroles de la part de l'humain. Alauwyr, en apprenant que Martel, "résidait" chez les Célestes, regrettait amèrement de pas l'avoir occis sur les sables ce jour là. Il devenait trop conciliant ! Il y a à peine une année ou deux, il l'aurait tué sans vergogne ! Il aurait fait fi des implications politiques d'un tel geste ! Mais maintenant que ce geste de miséricorde avait été fait, il ne pouvait rien y faire. Pour l'instant....Il fit quelques pas, pour se rapprocher du Conseil réuni. Voir Seregon ne le surprit qu'à moitié. Mais le voir sur sa place signifiait beaucoup. Et ne pas avoir été convié était presque un rappel à l'ordre de la part du Gardien. Enfin, c'est comme cela qu'il le prenait. Après tout, il devait le maintien de sa place grâce à la bonne volonté de Seregon. Cela expliquerait pourquoi le Gardien se tenait assis, un peu à son aise en mode décontracté sur sa place même. Il était très rare de voir Seregon assisté au Concile, mais là, en plus de se trouver à la place du Seigneur Ardent même...Il stoppa son arrivée en faisant face à Seregon même, debout et le port fier. Il manqua de toiser le prisonnier, mais y reviendrait plus tard. ''A ce que je vois, on fait des séances sans ma présence.... Je ne crois pas avoir été convié, ni avoir été prévenu. Qu'en est la raison ? Je ne crois pas que dernièrement, on ait eu à revoir la position du Seigneur Ardent quant à sa place dans des séances programmées ou non. C'est donc assez mal avisé....''Il porta son regard sombre sur Seregon, faisant comprendre silencieusement qu'il comprenait parfaitement le message sous-jacent, s'il y en avait un. Seregon était le Gardien, il n'était pas un être stupide. Au contraire... Il savait tellement se servir de son intelligence qu'il arrivait à planifier certains coups bien en avance. "Mais maintenant que je suis présent, je présume que vous allez prestement m'évoquer l'ordre du jour. Je présume que c'est pour cet homme prisonnier, présent ici, en ces lieux ? Ou est-ce pour parler de Martel ? Cela expliquerait pourquoi on a espéré ne pas me voir ici....Le ton du Seigneur était glacial, mais très pondéré... Tel un volcan explosif qui ne laissait aucun signe se dévoiler quant à l'explosion ultime et fatale. Eléderkan GaraldhorfMaitre DragonDate d'inscription 20/02/2019Sexe Présentation URLMessages 54RPs 40Race ElfeÂme-Soeur Le Bronze ThémosFonction Inquisiteur SuprêmeAffiliation Clan IntrovertiAlignement Ordre Draconique Sujet Re [RP Officiel] L'Echelle du Chaos Mer 27 Fév 2019 - 1054 Depuis le début de cette séance du Concile, l’Inquisiteur Suprême n’avait pas desserré les lèvres. Un observateur extérieur pourrait croire qu’il portait davantage d’attention à sa pile de parchemins, soigneusement roulés devant lui, ou aux caresses qu’il prodiguait à son lézard de feu perché sur son bras, qu’au débat en cours. Il était aisé de penser qu’il s’ennuyait car, à en croire les doigts de sa main libre pianotant sur son accoudoir, il commençait à trouver le temps long. Facile à détester par sa fonction et son caractère, on recherchait peu sa compagnie en dehors des affaires du Kaerl ; ou en tas cas, pas assez pour comprendre les rouages de cette glaçante mécanique qui constituait le Maître Bronze. Ceux qui se permettaient de juger son attitude, ou de tenter de déchiffrer ses pensées, le connaissaient souvent bien mal. Le maître-espion n’était pas l’être le plus agréable qui soit, c’était une évidence mais il pouvait se targuer d’être le moins corrompu de tous les Sangs réunis ici. A l’exception du Prêtre de Flarmya, peut-être. Sous la glace impénétrable de ses traits figés, les émeraudes vigilantes piégées sous ses paupières dolentes brillaient plus que de raison. En dépit de toutes les apparences, il ne perdait pas une miette de la séance. Son esprit enregistrait chaque donnée, pour mieux l’analyser, tandis qu’il prenait mentalement des notes découlant de ses observations. Il avait par ailleurs noté la présence des uns et l’absence des autres. C’était aussi cela son travail s’assurer que le Màr Tàralöm était sûr et repérer les détails que personne d’autre ne voyait. Son regard ne s’était posé sur les principaux concernés qu’à la toute fin de son inspection. Il savait déjà quoi chercher, en les observant. Il s’était attendu à cette scène depuis l’annonce de l’ordre du jour, pour cette session du Concile. L’avantage de ces deux Chevaliers, contrairement au reste des Sangs présents ce jour-là, c’était qu’ils ressemblaient exactement à ce qu’ils devraient être. Un molosse fou et enragé qui apportait sa proie, fière et tourmentée telle une figure de tragédie ancienne, comme si chacun d’eux avait répété cette scène avant d’arriver face aux magistrats du Màr. Eléderkan n’avait pas encore pris la parole. Il avait été suffisamment surpris de voir apparaître Maître Zenghwei, lui qui n’était revenu au Kaerl que depuis peu et aussitôt entamer le débat. Ses arguments sonnaient justes sur un point et l’elfe s’était rapidement refermé sur lui-même, laissant toute émotion de côté – tout en essayant de faire abstraction de la fournaise diffuse qui émanait de son lien d’âme. Martel aurait dû mourir dans la Fosse. Aussi contradictoires soient les sentiments qui s’agitaient en lui à cette pensée, cela aurait été la décision la plus raisonnable. Contre toute attente, son frère ennemi avait choisi l’exil, la disgrâce, au lieu d’une mort honorable. Eléderkan avait craint qu’il n’en profite pour échafauder de nouveaux plans de conquête et de coups d’Etat, tout aussi stériles que les précédents mais il avait usé de son bannissement de la pire façon. Ce parfait imbécile avait été pris par les Célestes, les adversaires de toujours. Que cela ait été fait à dessein ou non, Martel avait commis la pire des erreurs. Le coude du Maître Bronze dérapa brusquement sur l’accoudoir avant qu’il ne se rattrapât en un geste élégant. Il se racla discrètement la gorge puis repris sa posture d’observateur silencieux. Les arguments de Marek d’Ardiénor se noyèrent sous un torrent de pensées incendiaires émanant de l’autre moitié de son âme. Même si Thémos n’était pas physiquement présent, il laissait traîner son esprit dans un coin de celui de son lié, tapis dans sa propre rage et curiosité dévorante, à l’affût du moindre incident diplomatique dont il pourrait se régaler. L’allusion à l’allégeance discutable du Blanc Cyngar venait de l’enflammer. Eléderkan retint un soupir. Son Lié ressemblait parfois beaucoup trop à un baril de poudre constamment sur le point d’exploser ; cela en devenait pénible. * Un dragon doit le respect à ses aînés, à sa mère, à sa lignée toute entière ! Un dragon jamais n’oublie. Mais lui-seul décide à qui il donne son allégeance. Ce ne sont pas des vermisseaux humanoïdes qui vont lui dicter ses choix ! *Eléderkan imaginait sans peine les naseaux fumants du grand mâle et l’éclat sanglant de ses prunelles, à cet instant. Thémos s’était déjà fait remarquer par le passé pour quelques pensées originales. N’avait-il pas défendu des dragonneaux nés d’une Dorée en fuite et qui avaient trouvé refuge au Màr Tàralöm grâce à leurs Liés, lesquels étaient Aspirants Ardents ? Il s’agissait autant d’un jeu provocateur, destiné à secouer cette fourmilière trop pompeuse qu’était la citadelle, que l’expression de véritables opinions. La déclaration de Braen, ou plutôt Renàto de Leysse, souffla un vent de révolte sur le brasier que contenait difficilement le Bronze. Eléderkan eut toutes les peines à masquer sa contrariété, se contentant de serrer les dents en attendant que la tempête passe. * De quoi droit cet avorton ose-t-il décider de son propre sort ? De quel droit réclame-t-il la mort sans faire cas de celle de son Lié ? Brûlez sa langue et faites rôtir ses mains pour lui apprendre le respect dû aux dragons ! Brûlez aussi la figure de ce Chevalier Bronze, pour avoir eu l’infâmante idée de profiter de la situation, alors qu’il a le sang tout aussi souillé que celui qu’il veut tuer ! *Le grincement caractéristique des grandes portes coupa court au prochain discours de Seregon, cordialement avachi dans le siège seigneurial, autant qu’à l’embrasement malavisé de Thémos. Non sans étonnement, le Seigneur gratifiait de sa présence la séance du Concile. Le cité se transformait en moulin à vent ! Revenu d’on ne savait où ni pour quelles raisons de son escapade en solitaire – comme il en faisait trop souvent -, il avala la distance jusqu’au trône pour se planter face au Gardien. Comme il s’enquerrait de la situation, Eléderkan dépêcha discrètement son messager personnel. Sage vint voleter jusqu’à Alauwyr et se posa sur son épaule pour venir lui chuchoter, par images mentales, la retranscription fragmentaire du début de la séance. Avec un léger toussotement, l’elfe rappela à lui son lézard blanc, lequel revint prendre position sous la main caressante de son maître. Dès qu’il avait su qu’Alauwyr Iskuvar était de retour, Eléderkan lui avait fait porter ses derniers rapports. Il y avait évidemment mentionné la capture de Martel par les troupes du Màr Menel, depuis le Vaendark et donc l’échec de l’expédition censée retrouver la trace de l’exilé devenu Ennemi n°1 du Kaerl, dans l’espoir de le tenir à l’œil. De même qu’il l’avait informé de la teneur de la prochaine session du Concile et du contenu de ses geôles jusque-là. Ce qu’il avait omis d’écrire, en revanche, tenait du fait qu’il n’ignorait rien des origines douteuses de Braen comme de Kâl Armaros depuis des années ; sans compter ce que ses sources lui avaient révélé sur l’emprisonnement de Martel. Bien peu de choses, me direz-vous mais qui font toute la différence… Eléderkan se retrouvait maintenant à jongler entre toutes ces informations. Iskuvar n’avait pas besoin de tout savoir tant qu’il ne trahissait pas le Màr par un mauvais règne. Ce qui donnait davantage à réfléchir et qui envenimait considérablement les relations – déjà tendues – entre les Clans Dominants et Introvertis, c’était la manière désastreuse dont cette affaire avait été sortie du placard. L’instigateur de tout ceci portait le nom d’Aodren Del Hendrake, un opportuniste ambitieux, un prétendant au pouvoir issu d’une prestigieuse famille, qui n’inspirait aucune confiance à Eléderkan. Pire encore par son enquête, il avait mis à mal la propre toile d’informateurs de l’Inquisiteur Suprême, court-circuitant d’autres enquêtes en cours, jusqu’à déborder hors de sa juridiction. Ce malappris de Maître Noir avait eu l’outrecuidance d’empiéter sur les prérogatives d’un Sang, en toute impunité. Une double faute, aux yeux d’Eléderkan Garaldhorf. S’il n’entamait aucune hostilité pour le moment, l’elfe n’oubliait pas l’affront. Une chose qu’il partageait dorénavant avec son propre Lié il ne pardonnait pas. - Aucune demande de rançon n’a encore été reçue de la part du Màr Menel, déclama d’un ton rigoureusement glacial et précis le maître-espion. A l'heure actuelle, la nouvelle de l’incarcération du Chevalier ici présent n’a pas encore été divulguée. Mais ça ne saurait rester un mystère bien longtemps. A la question devrions-nous échanger la vie d’un traître contre un autre, je répondrais simplement non. Le Màr a tout à gagner à se débarrasser de l’un et de l’autre. Le dénommé Braen est-il un espion ? Peut-être, peut-être pas. Pardonnez-moi de remuer le couteau dans la plaie mais je crois me souvenir que d’autres membres de notre Ordre, parmi même les plus renommés, possèdent quelques liens nébuleux avec des familles en disgrâce, voire d’autres Kaerls. Et son regard glissa sur Kâl Armaros comme s’il n’existait pas mais ces mots lui étaient en partie adressés. La voix sépulcrale de l’Inquisiteur Suprême résonnait sous la voûte dans un silence pesant, de la part des autres Sangs. Il avait soigneusement omis de parler du sort de Braen en lui-même, ainsi que de son dragon. Pour l’heure, ils appartenaient encore au Kaerl Ardent. Il coula néanmoins un rapide regard vers la Seconde. Malgré tout le respect qu’il éprouvait pour la Maîtresse Verte et sa collègue du Clan Introverti, il redoutait qu’elle ne se compromette davantage avec cette affaire. Il était regrettable que son secret soit éventé de manière aussi désastreuse car, en d’autres temps, peut-être sous un autre règne, Ioana et Braen seraient demeurés plus Ardents que jamais. - Maître Dehlekna est capable de révéler des informations compromettantes aux Célestes, reprit sèchement Eléderkan en balayant la salle du regard, mais le fera-t-il pour autant ? Nous l’ignorons. C’est cette ignorance qui représente le vrai danger. Faire pression sur les Célestes pour exiger des preuves de son emprisonnement, s’il est vivant ou non, ce qu’il aura pu dire ou non voilà le problème. Nous avons besoin de faits et non de rumeurs pour prendre une saine décision. * Carnet de Route * Oracle Tol OrëanéenMaitre du JeuDate d'inscription 16/02/2019Présentation Voir PNJsMessages 159RPs 153Race Dragon PrimordialFonction Compte PNJsSujet Re [RP Officiel] L'Echelle du Chaos Mer 27 Fév 2019 - 1126 Aodren del Hendrake & le Noir Torak- Haut Représentant du Clan Dominant -Bon nombre avaient répondu présent. Cela avait de quoi le rendre quelque peu... ravi. Il n'était que le Haut Représentant du Clan Dominant, mais il avait pu convoquer une séance au Concile, alors que d'ordinaire, seuls le Second et le Seigneur Ardent possédaient cette autorité. Hum... Pouvait-on y inclure le Gardien ? Aodren jeta un rapide coup d'oeil à Seregon. Celui-ci était venu, porté par l'intérêt de la situation. Sans doute qu'il avait lui-même des interrogations à l'esprit, quant aux raisons de cette convocation d'ordre si ''importante'' pour outrepasser ses droits de Sang ... Mais aussi pour la véritable raison de la présence du traître, qui était présenté devant tout le Concile réuni. Mais chaque chose viendrait en son temps. D'abord, il fallait connaître les interventions de chacun. Il y eut d'abord le Zenghwei, qui exprima sa position quant au fait que le prisonnier ne devait pas être rendu aux Célestes. Qu'il était risible celui-là. Comme le Seigneur, il disparaissait pendant un bon moment et revenait la bouche souriante comme un véritable Sang... Il était vraiment à l'image d'Iskuvar. Quant aux secrets qu'avait abordé le Zenghwei, Martel pourrait se faire tout un plaisir d'en lâcher quelques-uns, si l'envie lui prenait. Vraiment, s'il en avait réellement envie. Et encore.... Pour peu qu'il accepterait de céder aux Célestes, qui n'étaient pas comme les Ardents. Ces chevaliers vivants dans les airs tenaient à leur morale de lumière et du respect envers autrui. Seraient-ils capables de le torturer et d'exiger qu'il parle ? Même leurs dragons, sauf cas de force majeure à leur survie, ne liraient pas dans son esprit sans sa permission...ou alors en intercédant auprès de son lié... Non, Martel ne trahirait pas le Màr Taralom. L'elfe noir était trop fier et trop loyal à ses principes ; et surtout au Màr. Puis ce fut au tour du Prêtre de Flarmya d'entrer en jeu. Et il parut directement trop sentimentaliste au goût du Haut Représentant du Clan Dominant. Le jeune homme mit en avant le fait qu'on ne pouvait pas remettre en question le choix des Enfants de Flarmya. Mais les dragons ne faisaient pas dans les intrigues et la politique en sortant de l'oeuf. Si c'était le cas, jamais le prisonnier céleste n'aurait marqué un Dragon Ardent. Jamais ! Les dragons ne s'occupaient pas de cette priorité là quand la pointe de leur museau affrontait déjà la difficulté de l'existence. Et maintenant le Gardien qui entrait en scène, posant ses interrogations. *Comme je l'avais pressenti. *Et le Gardien, après sa tirade, permit l'intervention du prisonnier pour de sa défense. Et quelle défense ! Le Féalocë en sourit. Il était pathétique... C'était cela servir le Kaerl Ardent ? C'était cela se vouer à lui, même avec sa trahison exposée en plein jour ? On n'aurait pu s'attendre à mieux. Mais cela lui serait utile quand son tour viendrait. Car il s'attendait à ce que d'autres Sangs prennent la parole pour apporter leurs opinions à l'intéressante et amusante affaire. Sauf que ce ne fut pas un autre membre du Concile qui émit des sonorités, ce fut le grincement des portes de l'accès au Concile qui s'ouvrirent, laissant le passage à un Seigneur Ardent au visage serré par l'énervement et la colère. *Cela risque de compliquer mes affaires, mais attendons de voir...*Il avait espéré profiter de l'absence d'Iskuvar, qui était parti on ne savait où une fois de plus. Mais le savoir déjà de retour risquait de compromettre un peu ses projets. Bah, il saurait rebondir... Après tout, qui sait comment le Seigneur réagirait... Car à voir le lézard de feu de l'Inquisiteur se diriger vers lui en voletant et se posant tranquillement sur son épaule...Il croisa le sombre regard du Maître Noir humain. Un toussotement rappela à l'ordre le petit saurien blanc. Astucieuse méthode que voilà...si Garaldhorf espérait faire croire que son petit compagnon écailleux avait décidé de son propre chef d'aller voir le Seigneur Ardent, c'était se méprendre sur l'intelligence des Sangs. Aodren garda néanmoins son impassibilité, comme si ce petit intermède n'était qu'une simple gêne. Autant garder les fausses apparences et laisser croire qu'il n'avait rien compris... pour l'instant. Car il ne doutait pas que Garaldhorf aurait apporté autre chose qu'un simple résumé de l'histoire débattue actuellement. Et enfin, L'inquisiteur prit la parole. Aodren garda son sourire, durant l'éloquence de l'Inquisiteur. Il ne manqua pas son regard se porter sur toute l'assistance. Il n'était guère étonnant que le Sang Garaldhorf parla de la sorte. Quand on savait ses opinions concernant Martel...Maintenant, c'était à lui de prendre la parole.''Qui vous dit que Delekhna livrera nos secrets ? Et surtout, ses secrets ? Il a eu la bêtise de se faire capturer par les Célestes au Vaendark. Mais devons-nous pour autant le laisser entre leurs mains ? Car nous connaissons tous sa fierté. Peut être qu'il n'a été que banni, au lieu de périr sur les sables de la Fosse, comme cela se fait d'ordinaire quand deux Ardents s'affrontent pour revendiquer la place de Seigneur Ardent...''Aodren glissa un regard vers Alauwyr et Seregon, avant de reprendre et de passer à son tour ses yeux sur le restant de l'assemblée des Sangs. ''...mais est ce que cela nous laisse le droit de le laisser aux mains des Célestes ? Nous n'avons peut être pas encore de confirmation qu'il est retenu prisonnier au sein de leur Kaerl, mais ce n'est pas une raison de rester sur des hypothèses. Et faire pression sur les Célestes... Oh oui, nous pouvons le faire, en évoquant directement que nous avons ce traître en notre sein. Un traître qui se disait fidèle au Màr Tàralöm et qui est là à se lamenter comme une larve. Un véritable Ardent défendrait réellement sa cause et sa condition. Enfin.... un faible restera toujours un faible, n'est ce pas. Et pourquoi devrions nous continuer à perdre notre temps avec lui ? Qu'on le donne aux Célestes et de grâce, laissez les histoires de lignées de dragons ou de liés de côté voulez-vous ? Si on doit jouer à ce jeu là, alors nous sommes tous coupables d'appartenir à des familles des autres Kaerls. N'oubliez pas notre Histoire, où il n'y avait pas trois Kaerls bien distincts... Même si Martel Delekhna été banni, nous ne pouvons le laisser chez les Célestes. Il ne livrera pas ses secrets, mais les Célestes seraient capables d'évoquer un cas de force majeure pour sonder son esprit. Son visage marquait un air des plus sérieux. Ne mettait-il pas un doigt sur un vrai point ? Les Ardents aimaient leur arrogance, leur supériorité. Tous n'accepterait pas de laisser Martel Delekhna dans les mains des Célestes.''Que nous importe d'avoir cet espion parmi nous ? Qu'on le donne aux célestes. Il n'est rien et du peu qu'il connait de nos secrets, les célestes les connaissent sans aucun doute et ce, depuis longtemps. Ses connaissances ne valent rien au contraire de Delekhna, qui lui a servi longtemps notre Màr et qu'il a été Sang, avant son bannissement. De plus, Delekhna ne se trouvait pas au Vaendark par hasard. Il a trouvé une ancienne base Valherue ! Une mission d'exploration y avait été déjà entreprise auparavant, pour chercher d'anciens Kaerls, sans succès. ''Il se retenait de regarder à nouveau le Seigneur Ardent, qui avait organisé quelques expéditions sur certains continents en vue de trouver des éléments ou des contacts susceptibles de rendre le Kaerl Ardent plus puissant... Et il avait échoué. Martel, lui avait réussi ! ''Allons nous laisser Martel avec ces précieuses connaissances au main des Célestes ? ''RP par Alauwyr IskuvarL'on rencontre souvent sa DestinéePar les chemins que l'on prendPour l'éviter*** InvitéInvitéSujet Re [RP Officiel] L'Echelle du Chaos Mer 27 Fév 2019 - 1128 L’exposition du transfuge lui fit brièvement hausser un sourcil en voilà enfin un qui ne tournait pas autour du pot, allant droit au but et acceptait son destin avec la tête haute. Si le Haut Représentant n’avait que haine pour les représentants de Menel, le transfuge avait réussi à être un ardent digne d’une mesure de respect, chose qui était rare aux yeux du Chevalier Blanc. Son visage exprima de façon toute Torhile son changement de point de vue au sujet de l’accusé, une émotion qu’il laissa sciemment transparaître sur sa chair ce qu’il était du Grand Prêtre, il l’avait à peine écouté celui-ci était, comme d’habitude, parti dans un délire religieux. Si l’on devait respecter la soi-disante volonté de Flarmya jamais un Lié ne devait en toucher un autre et tous vivraient dans l’harmonie qui ne serait troublée que de temps en temps par une guerre de baisers timides et de jets de sachets de camomille au visage de l’autre, en s’assurant de ne pas toucher l’oeil. Mais avant que le débat ne puisse continuer les lourdes portes du concile s’ouvrirent avec l’arrogance et l’irrespect propre à la couronne du donc que le Seigneur venait uriner en plein concile histoire que tous puissent apprécier l’odeur d’ammoniaque qu’avait la supériorité supposée d’un lord qui abandonnait son fief toutes les trois lunes pour batifoler on ne savait où et sans doutes planter des bâtards de ci de là. S’il respectait les compétences martiales de l’homme, ne pas le faire aurait été âprement stupide de sa part, il avait des doutes quant-à sa capacité à diriger le Kaerl dans le bon sens. L’on avait aujourd’hui au lieu du Tàralöm d’antan, un rassemblement de loups qui préféraient se toucher la poitrine en s’autoglorifiant plutôt que de rester fixés sur leur tâche et le fait de se relever de ce que la Grande Guerre leur avait fait subir. Les seuls qui semblaient garder un minimum de dignité étaient le prêtre et l’Inquisiteur Suprême, l’un il ne le portait pas dans son coeur à cause de ses désillusions religieuses et l’autre… il était méfiant à son sujet, rumeur disait que son sang était dans d’autres Kaerl et ce genre de choses frôlait l’ soit, il était d’ordre de respecter les coutumes car celles-ci avaient maintenues le Kaerl debout depuis sa création, Il se leva donc et fit un maigre et lent hochement de tête en direction du Seigneur Ardent, son ire ne monta que lorsque personne ne suivit toujours un manque flagrant de respect pour le protocole, comme à leur habitude. Serrant les mâchoires en jetant un regard circulaire sur ses ’pairs’’ il se rassit, faisant à nouveau crier la chaise non adaptée à sa carrure. Il laissa donc s’écouler le reste du débat, écoutant ci et là les différents intervenants, Un nouveau haussement de sourcil fut provoqué par Aodren. Il n’aimait pas cet être qu’il considérait comme une petite frappe, celui-ci représentait l’antithèse de ce qu’être ardent signifiait. Son dégoût s’afficha librement, son visage profondément ridé se plissa tandis que les deux puits noirs qu’étaient ses yeux restaient fixés sans ciller sur le Fëalocë, Avez-vous perdu l’esprit ? A chanter les ’louanges’’ d’un banni en ces lieux ? » Il se leva lentement avec l’aura de danger d’un prédateur toute palpable de sa puissante stature. Le Concile s’est réuni pour décider du sort du Chevalier Braen dont la plaidoirie a fait montre d’un grand sens des responsabilités et de l’honneur malgré son traitement. A mes yeux celui-ci est digne de réintégrer nos rangs s’il renouvelle son serment d’allégeance ici même devant le Seigneur Iskuvar. Pour ce qui est de vos propos, Maître del Hendrake, ceux-ci puent la sédition aussi je me vois dans l’obligation de vous défier, séance tenante, en duel pour laver ce Lieu et son histoire de vos paroles, rien ne pourra jamais redorer le nom du banni. » Le ton était mesuré, d’un calme froid et sans équivoque, son corps cependant était tendu comme celui d’un félin prêt à bondir sur sa proie pour lui briser la nuque. Marek d'ArdiénorChevalier DragonDate d'inscription 25/02/2019Sexe Présentation URLMessages 39RPs 33Race OndinÂme-Soeur Le Brun AsaleithFonction Prêtre de FlarmyaAffiliation ApolitiqueAlignement Ordre Draconique Sujet Re [RP Officiel] L'Echelle du Chaos Mer 27 Fév 2019 - 1131 Theme Song Let's play a game – Game of Thrones OSTSes longues mains pâles reposant sur le bois verni de la table, le visage de l’Ondin aurait pu être taillé dans le marbre, tandis qu’il se faisait violence pour garder son calme. Seuls ses iris d’outremer, les pupilles un peu trop élargies, révélaient son agitation, sautant d’un visage à un autre, analysant les expressions de ses pairs, essayant de prédire la suite des évènements. En surprise et l’indignation qui avaient résulté de la déclaration séditieuse du prisonnier, s’étaient vues balayées en un clin d’oeil par l’entrée pour le moins fracassante de leur Seigneur, Alauwyr Iskuvar. L’espace d’un instant, tous avaient arboré, d’une façon ou d’une autre, la mine d’un enfant pris la main dans le sac. Et pourtant … En la présence du Gardien et de la Seconde du Kaerl, cette réunion n’était-elle pas légitime ? Dépourvus de la moindre information officielle quant à son dernier déplacement, comment auraient-ils pu prévoir son retour ?Sans une miette d’attention pour celui qui était au coeur des tractations du jour, l’Humain les avait tous maintenu, un par un, sous le feu de son regard sombre, avant de s’arrêter sur Seregon, se dressant face au Gardien toujours nonchalamment alangui, exigeant des explications. Et bien vite, le nom de Martel avait fleuri sur ses lèvres, comme s’il avait deviné. Comment aurait-il pu savoir ?Cependant, ignorant volontairement la tension ambiante, sans se départir de son fin sourire, et sans amorcer le moindre mouvement dans sa direction, le Gardien s’était contenté de laisser Alauwyr déverser sa rage froide. Et qui sait quelle explosion aurait pu résulter de cet affrontement de volonté entre les deux têtes les plus puissantes du Màr Tàralöm, si, comme poussé par un bienheureux hasard, le lézard de feu de l’Inquisiteur Suprême n’était pas venu détourner l’attention de leur Seigneur, se perchant, minuscule, sur son épaule … Aussi furtivement qu’il était venu, le petit Blanc était ensuite retourné à son Maître, captant ainsi le regard de tous, et lui permettant de prendre la parole dans un silence lourd d’attentes non exprimées, recentrant le débat sur le sort du Chevalier Braen … Et signifiant à ses pairs qu'Eléderkan, entre tous, restait fidèle à leur Seigneur autant qu’à leur d’apporter à l’Ondin le soulagement désiré, le compte rendu rigoureux et méthodique du Maître Bronze ne fit qu’accentuer la migraine qui étreignait désormais ses tempes dans un étau glacé. Plus la journée avançait, plus un obscur pressentiment croissait en lui. Marek en était désormais persuadé, toute cette affaire allait selon toutes probabilités très mal se terminer. C’était comme si quelqu’un tirait les ficelles dans l’ombre, les forçant insidieusement à entrechoquer leurs ambitions les unes aux autres, les pressant à exprimer les faces les plus sombres de leur âmes … Tout ceci au dépend de l’équilibre de l’un des leurs. Car, jusqu’à ce qu’il en soit décidé autrement, Braen, ou Renàto de Leysse, quel que soit le nom par lequel il faille l’appeler à présent, restait un membre du Màr Tàralöm. Le regard furtif que l'Elfe avait glissé sur Kal Armarôs n’avait pas non plus échappé à l’attention des Sangs, provoquant froncements de sourcils discrets, pincements de lèvres et de variables expressions de mépris. Le message était passé. Une fois de plus, le Grand Prêtre s’interrogea, son esprit bouillonnant furieusement à quel jeu jouait donc Aodren ? Pourquoi inviter ce Chevalier Bronze aux origines de toute évidence nébuleuses ? Pourquoi requérir l’intervention de Seregon dans cette affaire et garder Iskuvar à l’écart, lui qui aurait pourtant tout intérêt à mettre la main sur son principal adversaire, fut-il maintenu prisonnier par leurs "ennemis héréditaires" ? Tout ceci n’avait aucun sens, absolument aucun ...Puis les quelques secondes de calme qui suivirent l’intervention de l’Inquisiteur Suprême furent elles aussi bousculées sans ménagement, par une apostrophe tout aussi provocatrice que surprenante. Seregon. Le Dragon s’était redressé dans son fauteuil, et se penchant en avant sur la table, une lueur d’amusement doucereux dansant au fond de sa prunelle verdoyante, il avait finalement pris la parole d’un ton cinglant Le Seigneur du Màr Tàralöm nous fera-t-il l’honneur de prendre place parmi nous, ou bien entend-il présider la présente séance en se tenant devant nous comme un vulgaire plaignant ? »La complexion déjà pâle de l'Ondin perdit encore un ton, accentuant les creux et les ombres maladives sur son visage anguleux. Même venant du Gardien, l’affront qui venait d’être fait au Seigneur du Kaerl était particulièrement osé. Seregon ne mâchait pas ses mots lorsqu’il s’agissait de faire comprendre son déplaisir. Le fait qu’Iskuvar ait bien trop battu la campagne en dehors du Kaerl, ces derniers mois, était ce qui avait conduit à la situation actuelle, à cette réunion organisée sans que sa présence ne soit ni requise, ni souhaitable. Et même si Marek, en dépit de son manque d’inclinaison envers leur dirigeant en titre, ne pouvait qu’approuver la nécessité que le Seigneur reprenne en main les rênes du Concile, il n’était pas certain qu’une telle humiliation envers l'homme porte ses dans un raclement de chaise sonore et volontairement exagéré, le visage impassible mais les mâchoires contractées, la Seconde du Kaerl se leva soudain, s’inclinant respectueusement devant Iskuvar, l’invitant sans un mot à prendre sa place aux côtés de Seregon. En dépit du fait que sa position politique se voit mise sur la sellette à cause des secrets entourant la réelle identité de Braen, la sang-mêlée affichait sans fard, elle aussi, sa loyauté envers son Seigneur. A grandes enjambées, l’allure martiale, Ioana vint s’asseoir à la gauche du Grand Prêtre, occupant ainsi très ouvertement le siège laissé libre par la Haute Représentante du Clan Introverti, absente ce jour. Ainsi, elle signifiait à tous qu’aujourd’hui, elle était là pour incarner les intérêts de son Clan, et non les siens propres. Que Renàto soit son ancien Aspirant n’entrait pas en ligne de compte elle n’interviendrait pas en sa faveur si le Concile devait trancher pour une peine de mort, ou si ce Fëalocë décadent d’Aodren obtenait gain de cause pour ce petit échange d’otages entre lui et pendant que leur Seigneur s’installait à la table du Concile, elle garda son regard fixé sur lui, refusant de croiser celui de leur prisonnier, abasourdi et assombri par un mélange de lassitude et de douleur. Dès lors qu’il avait rencontré son âme sœur, le Blanc Cyngar, au coeur des Cavernes Flamboyantes, il avait cessé de relever de sa responsabilité. Elle l’avait éduqué du mieux qu’elle avait pu, le mettant en garde contre tout ce qui aurait pu conduire ses nouveaux frères et sœurs à découvrir qui il était auparavant, le laissant souffrir de douloureuses expériences pour forger son caractère … Tout ceci pour en arriver là, à ce jour précis où son existence allait irrémédiablement basculer. Lui qui aurait pu se révéler un soldat extrêmement précieux pour le Màr Tàralöm, était à présent jugé comme un vulgaire traître à son Kaerl. La déception teintait son expression d’amertume, mais elle s’efforça de la balayer de son esprit. Les faibles périssaient. Il en avait toujours été ainsi. C’était hélas ce qui permettait à l’Ordre Draconique d’Ombre de rester fidèle à sa réputation de montrer ouvertement de contrariété face à l’irruption d’Iskuvar et à son petit échange de sous-entendus acides avec le Gardien, Aodren conserva au contraire un léger sourire de circonstance. Et lorsqu’il jugea que leur Seigneur, premier d’entre tous les Sangs, était convenablement assis et prêt à suivre le cours de la réunion, il se leva et entama une nouvelle argumentation, non sans glisser quelques regards sur l’Humain et le Dragon côte à côte. Mais si son petit discours se centra cette fois-ci sur Martel et non sur les charges qui portaient sur Braen, il ne tarda pas à provoquer une nouvelle réaction tout aussi virulente que les précédentes, et chargée d’une aura de menace contenue. Le Haut Représentant du Clan Valherien, Yong’Wu Zenghwei, outré par les paroles de son confrère Dominant, jugeait ses propos séditieux et résonnant bien trop en faveur de l’Exilé ... Ainsi défiait-il l’autre Sang en duel, séance tenante. Tout ceci devenait de se laisser intimider, quoi que son sourire ait disparu, le Fëalocë fixa lentement ses iris de cendre droit dans ceux du Torhil face à lui, le ton dangereusement bas. Dites-moi alors, Maître Zenghwei, quel intérêt aurais-je, raisonnablement, de militer pour le retour ou une éventuelle réhabilitation de celui dont j’occupe aujourd’hui le siège en sus du titre ? Avez-vous conscience … » Suffit ! »Sentant la tension croître en lui jusqu’à atteindre un point de non retour – avaient-ils donc tous perdu l’esprit aujourd’hui, tous autant qu’ils étaient ? – Marek avait assisté en silence à la réplique d’Aodren, ses mains refermées en poings si serrés que ses ongles lui rentraient dans les paumes, sa contenance s'effilochant lentement, jusqu'à ce que son crâne lui semble imploser littéralement. La migraine lui broyant les tempes, il ressentait à présent un désir pressant de quitter cette salle et cette sordide assemblée, pour retrouver l'isolement de son weyr et la présence protectrice de son Lié. Au nom de Flarmya, je vous en prie ! Pouvons-nous mettre de côté nos griefs personnels quelques instants pour prendre la décision qui s’impose à nous de manière la plus censée possible ? »Sa voix, étrangement calme, s’était élevée, claire et forte, résonnant sous la haute voûte du Concile, canalisant en quelques instants l’attention de ses pairs sur lui, et lui attirant un bref regard aux lueurs assassines de la part du Haut Représentant du Clan Dominant. Il savait qu’il le paierait plus tard d’une manière ou d’une autre, mais pour le moment, il n’en avait cure. Il adressa un signe de tête respectueux en direction d’Iskuvar et de Seregon, avant de reprendre, debout devant son siège, les paumes posées bien à plat sur la surface lisse de la table devant lui. Comme vous le savez tous, le Kaerl a subi depuis la fin de la Grande Guerre des Ordres une longue période d’instabilité. Les Seigneurs se sont succédé sur le trône du Kaerl, les visages des membres du Concile n’ont cessé de changer au fil de remaniements hasardeux. Puis l’Ombremage Drazahir nous a frappé au coeur même de notre foyer, semant la mort et la discorde, fragilisant notre confiance. Ne serait-il pas temps d’enfin recommencer à oeuvrer, tous ensemble, pour établir le Màr Tàralöm dans une nouvelle ère de prospérité ?Des suites de sa victoire contre Martel Dehlekna, Alauwyr Iskuvar a prouvé que la Déesse le jugeait digne de conserver son titre et de diriger notre Ordre ... »Marek marqua une courte pause, secouant légèrement la tête, une douloureuse expression d’auto-dérision plaquée sur son visage hâve. Pour ceux d’entre vous qui ne sont guère croyants, je vous prie de bien vouloir admettre, à tout le moins, que cette victoire a été acquise par le sang et l’épée Alauwyr Iskuvar a prouvé sa force sous le regard de Flarmya, mais également sous celui de l’ensemble des Ardents. Seregon lui-même, en tant que Gardien du Kaerl, s’est porté garant pour lui. Il ne nous appartient pas de remettre en question cette décision. En tant que premier d’entre les Sangs, nous lui devons le respect. Travaillons dès lors, non pas pour lui ou contre lui, mais avec lui, pour le bien du Kaerl. »Ses propres paroles sonnaient creux à ses oreilles, mais n'était-il pas bien obligé d'endosser ce rôle de médiateur ? Pouvait-il décemment ignorer la haine et l'arrogance qui gangrénaient les esprits, au risque de laisser le Concile s'entredéchirer ? Ses paupières venant recouvrir ses iris d’océan, atténuant l’ombre orageuse qui s’y déchaînait, l’Ondin soupira imperceptiblement, baissant encore l’intensité sonore de sa voix pour s’assurer que tous le suivraient jusqu’à la fin. Maître Zenghwei, Maître del Hendrake, avec tout mon respect, il ne serait guère judicieux que deux Hauts Représentants soient vus dans l’arène en train de se battre l’un contre l’autre comme le dernier des troupiers. Votre puissance respective, martiale ou magique, est connue et reconnue. Que dira-t-on dans les couloirs du Màr si l’un d’entre vous trouve la mort sur les sables de la Fosse ? Quelle confiance les membres de l’Ordre pourront-ils encore accorder à leurs dirigeants ? Il ne sert à rien de prétendre que les Clans sont unis. Ils ne le sont pas et ne le seront jamais, il est inutile de se voiler la face, j'en ai bien conscience. Mais peut-être pourront-ils s’accorder à l'avenir sur un objectif commun ?Aussi, veuillez considérer cette proposition pourquoi ne pas nommer un héraut chacun, choisi parmi vos meilleurs guerriers, chargé de représenter vos intérêts dans le différent qui vous oppose ? Qu’ils se battent à votre place, en votre nom et pour votre cause. »Le Maître Brun détourna le regard, ressentant en lui le dégoût face à ses propres paroles croître encore et encore. Aucune autre solution ne lui était apparue. Pour apaiser les esprits et effacer les rancunes, avant que le point de non retour ne soit franchi, un sacrifice était nécessaire, si répugnante cette idée lui apparaissait-elle. Gaspiller des vies bipèdes et draconiques juste pour passer du baume sur l'orgueil blessé de personnages haut placés ...*Tout ceci est la volonté de Flarmya, c’est pour cette unique raison que je suis ici ... Ô Déesse, aie pitié de moi ...*Comme un mantra, il se répétait silencieusement cette phrase, se raccrochait à cette idée, désespérément, espérant qu’elle effacerait la douleur qui vrillait son coeur. Plus vite cette session se terminerait, plus vite il serait libéré des regards inquisiteurs et évaluateurs des autres Sangs. Maintenant, pour conclure sur le sujet au centre de nos préoccupations du jour, voici mon avis, en tant que Grand Prêtre de Flarmya j’estime plus sécuritaire de contacter les hautes instances du Màr Menel afin de discuter d’une rançon possible concernant l’Exilé. Je me permets d'insister sur le fait qu'il est en possession de secrets qui pourraient être hautement dommageables s'ils parvenaient entre les mains de nos ennemis. Qu'il les révèle de son plein gré ou sous la torture n'a aucune importance. Si cela n'est pas suffisant, considérons un instant les informations dont il pourrait être détenteur à propos de cet avant-poste Valheru au Vaendark. Bien évidemment, il est entendu qu'à son retour, étant déchu, Martel Dehlekna sera placé en geôle immédiatement ... Et il me paraîtrait sage de laisser entre les mains du Seigneur Iskuvar, toute décision ultérieure concernant son avenir en notre revanche, je suis contre l’idée de se servir du Chevalier Braen comme d’une monnaie d’échange tant qu’il n’aura pas été prouvé que, en dehors de toutes considérations concernant les circonstances de sa naissance, il n’est plus, en son coeur, fidèle au Màr Tàralöm. Qu’il fasse serment d’allégeance devant le Concile, ainsi que l'a justement proposé Maitre Zenghwei, et que ce soit fait sous le contrôle du Gardien, qui pourra détecter en lui tout mensonge ou rejet de la magie du Kaerl. »Marek tenta, une dernière fois, d’accrocher le regard du prisonnier, mais celui-ci, l’expression hantée, se contentait de fixer droit devant lui, les lèvres blanches, sans que l’on sache vraiment si c’était Seregon ou quelque obscure vision de sa propre mort qu’il contemplait. InvitéInvitéSujet Re [RP Officiel] L'Echelle du Chaos Lun 25 Mar 2019 - 2149 Kalièl & Ahzidal Theme Song The Untold J'avais le temps. Tout le temps. Peu importait que les lunes s’éclipsent sans que je n'ai entraperçu le jour - peu importait que mes jours soient aussi sombres que mes nuits sans lunes. J'avais tant de temps ! Tout le temps devant moi, pour m'occuper de vivre et arrêter de survivre. Je verrais Mais demain, c'était hier, demain ne viendra plus. Demain sera; sans n'avais jamais pensé à la même à la vie. A ce qu'elle représentant, à quel point chaque seconde qu'elle formulait devait être saisie comme le plus beau des poèmes et non comme une fade litanie, car elle pouvait toujours être la dernière. J'avais avancé dans l'existence comme un automate guidé par le seul désir de puissance, mutilant mon humanité pour parvenir à mieux me faire oublié. Enfoui le souvenir de son regard froid m'emplir de chaleur, muer les pulsations mécaniques de mon cœur exsangue en une danseuse gracile virevoltant à l'infini. J'avais effacé de mon cœur cette petite main contre la mienne, ce sourire, cette odeur, cette effluve de … mirabelle je crois ? Alors que ma vision s'obscurcissait à tel point que je ne distinguais presque plus les corps massés auprès de moi, je n'avais jamais aussi bien observé. Mes souvenirs me revenaient avec une force indescriptible, venant presque me chatouiller les papilles. Je les avaient occultés, ces rires, ces joies, ces peines, pour mieux pouvoir m'enfermer dans mon propre ressentiment. En réalité, j'étais déjà mort depuis bien aurais pleuré, je crois, si j'en avais encore été capable. Si seulement je pouvais revenir en arrière.... jamais ne j'aurais accepté ce combat. ***"Je suis volontaire pour un combat à mort avec le traître. Nous avons commencé notre périple dans la même maison, il est vrai, je ne le cache pas. Mais je le déposerais devant vous avec la même rage que tout Ardent de naissance. Car mon âme appartient à l'Ombre, sûrement plus que vous qui vous éborgnez comme des fillettes pour trois bouchées de pain. Misérables. Voyez, et repentez-vous» tonna Kal d'une voix assurée. Il retint un frémissement de plaisir alors que tous les regards de l'assemblée se posaient sur lui. Le Fëalocë soutint fièrement le regard de l'assistance. Se tournant vers la silhouette brisée du simulacre d'homme, il lui adressa un sourire sardonique."Viens à moi, vermine. Et fuis dans la mort avec plus d'honneur que tu n'en as jamais eu au cours de ta misérable vie."Il se mit en garde, n'attendant aucune réponse. Vrillant à droit, à gauche, se pliant majestueusement tel un funambule ailé, Kalièl resplendissait. L'issue du combat ne laissait aucun doute, alors que son faible adversaire s'amenuisait à chaque coup, traînant sa carcasse au-delà des limbes par le seul souhait d'un Dieu trop cruel pour amoindrir le tourment de sa proie. Le Dieu en question étant bien entendu Kal, qui aurait pu en finir il y a bien longtemps, mais qui ne pouvait se lasser de l'écho du métal forgé martelant son ennemi plus bas que ! Son orgueil l'aura perdu. Car surgissant de l'ombre dans laquelle il s'était prostré, le faon se mua subitement en fauve, les iris vrillant d'une rage mortifère, cruelle, sanguinolente. D'une soif d'extermination. Et le monstre, dans un râle semblant remonter des fondations de l'enfer, abattit la lame fatale sur le cou de l'impudent. Le bruit de la lame déchirant la chair, amplifié par les cavités creuses, se brisa en milles sanglots. Puis ce fut le silence.***Une présence vint effleurer mon esprit. Ahzidal ? J'entendis sa voix si faible, mais encore reconnaissable, me glisser ° A bientôt; Kalièl °Je souris mentalement.° A très bientôt, oui, Ahz°Le lien entre nos deux esprits sembla soudainement plus fort que jamais; enchevêtrant souvenirs de l'un et de l'autre dans une explosion de sensations étrangères et familières à la fois, comme si nous n'étions enfin plus qu'un. Puis tout disparu. Alauwyr IskuvarSeigneur du Kaerl ArdentDate d'inscription 31/08/2013Présentation Alauwyr IskuvarMessages 60RPs 38Race HumainÂme-Soeur L'Empereur Noir EstenirFonction Seigneur ArdentAffiliation Clan DominantAlignement Ordre Draconique Sujet Re [RP Officiel] L'Echelle du Chaos Lun 3 Juin 2019 - 1752 Alauwyr était demeuré stoïque pendant le résumé de l’Inquisiteur sur les raisons qui avaient poussé à faire une séance extraordinaire. Ses sourcils s’étaient froncés, et son air devenu plus froid encore. C’est là qu’il commençait à regretter amèrement de ne pas avoir agi jusqu’au bout le jour de l’affrontement avec Martel. Il aurait dû le tuer, peu importait les conséquences qui s’en seraient par après. Martel était une épine qui s’enfonçait de plus en plus dans son flanc. L’amertume lui laissait un arrière goût désagréable dans la gorge et il se retenait de clamer un ordre final sur Martel. Mais il se retenait. Ce n’était guère une bonne idée. Il ne devait pas agir sur un coup de sang. La raison devait prévaloir sur l’émotion. Il sentit la présence de son âme sœur dans son esprit.°Le tuer maintenant ne changera pas. Attends de reprendre les choses en main. Tu viens à peine de revenir et ta place sur le trône est branlante, même si cela ne se voit pas directement. °°Je m’en doute très bien et je dois jouer de subtilité. En attendant, je vais écouter, les laisser discuter… Je n’interviendrai qu’aux dernières moments….°Bien entendu, il fallait encore qu’une couche se rajoute… La réplique de Seregon n’avait pas manqué de piquer au vif le Seigneur Ardent. Déjà qu’il était frustrant de pas avoir été prévenu de la séance impromptue, alors de se faire ’rabrouer’’ devant le Concile par le Gardien en personne. Mais Alauwyr n’oubliait pas qu’il lui devait beaucoup malgré le rabrouement de Seregon. Il faut dire qu’il avait été absent un bon moment et donc forcément, il en récoltait les conséquences. Néanmoins, il ne pouvait laisser cela ainsi. Ne rien dire, ou répliquer dans le même temps que Seregon serait s’avouer vaincu et ce, devant tous les Sangs. ’’Au vue des circonstances exceptionnelles qui ont poussé à cette assemblée, tous les Sangs doivent être présents. tous tous les Sangs, cela sous-entends tous les membres qui composent le Concile dans son intégralité. Je ne crois pas avoir désigné de remplaçant au vue des affaires qui sont à l’ordre du jour de cette réunion. ’La Seconde prit la suite de manière judicieuse, en invitant Alauwyr à prendre sa place aux côtés de Seregon. Alauwyr la remercia d’un mouvement digne de la tête avant de prendre place à côté du Gardien. °J’espère que tu prends plaisir à jouer de la sorte Seregon….°Puis ce fut à Aodren de prendre la parole et tendit durant son discours son attention vers le Seigneur. Celui-ci Il croisa le regard d’Aodren quand celui-ci le regarda après être entré en scène. Pas une seul fois, il ne cilla, soutenant son regard avec une lueur glaciale, l’invitant à se méfier de ce qu’il se préparait à dire pour la suite.°Il n’a pas tort quand au fait que nous avons été devancé sur les expéditions. °Alauwyr ne put retenir une moue mentale.°Qui te dit qu’il ne meuble pas son discours pour mettre en avant les échecs ? En attendant, il y a les précédentes expéditions que j’avais fait mené, tu te souviens ? Je possède toujours la pierre améthyste°°Et les autres ont été perdu….°°Ce n’est qu’une question de temps pour les retrouver si nous nous y mettons sérieusement toi et moi. Je pense qu’il sera grand temps d’y songer dans les semaines à venir… Puisque cette grande bouche d’Aodren veut des résultats….°Bien entendu, il ne ferait pas part de ses découvertes antérieures, du moins pas de suite. Il était même étonnant que Seregon n’avait pas joué avec cette information depuis le fois qu’Aodren eut fini sa petite plaidoirie, un autre Ardent prit la parole en s’insurgeant. Alauwyr retint un sourire en coin. Zenghwei avait toujours été un sanguin, et là, il entrait en scène au bon moment. Un savoureux petit moment d’ailleurs pour le Seigneur Ardent, qui marquait le début d’une tension qui pourrait découler sur un vif et sanglant duel. Mais cela fut rapidement coupé court par le Prêtre de Flarmya. Dommage, se mit à songer le Maître Noir, cela aurait été une bonne occasion de se débarrasser d’Aodren. Connaissant l’expertise martiale du Maître Blanc, il aurait apprécié parié sur l’éventuel gagnant qu’il était d’emblée. Une prochaine fois peut être, plus encore si les deux Ardents suivaient les conseils de Marek. En tout cas, il ne pouvait que louer l’effort de médiateur du Grand Prêtre. Il confortait la position du maître Noir. Alauwyr devrait veiller à ne pas lui faire faux bond. Il lui adressa un regard qui en disait long sur l'importance des mots employés par Marek. Puis le Grand Prêtre usa de son autorité pour imposer sa décision quand au combat qui était déjà en limite d'éclater sur l'instant. Deux hérauts seraient désignés pour prendre leur place. Et une voix s'éleva déjà. Alauwyr ne put que sourciller et jeter un regard noir à l'impudent, qui osait presque couper la parole au représentant même de Flarmya. Et que ne fut pas la suite encore plus explosive quand Kaliel décida de lancer les hostilités maintenant. En pure réaction instinctive, Alauwyr s'était presque redressé, la main prête à dégainer sa lame noire. Mais trop tard, les hostilités étaient déjà lancées. Et quand la conclusion ne fut pas celle espéré par le défiant, un silence s'imposa lourdement au sein du Concile, juste après le couperet qui avait scellé son destin en un bruit écoeurant de chair tranchée. °Quel gâchis... °''Voilà ce que cela rapporte de se précipiter. Qu'on fasse nettoyer ça et qu'on enferme le dénommé Braen sous bonne garde. Je vais réfléchir à son sort, et quand à celui de l'Exilé, s'il ose remettre les pieds au sein du Kaerl''[/color]On sentait qu'il répugnait à prononcer le nom de Martel. Cela faisant, il se leva et entreprit de quitter les lieux. Il était réellement temps de réfléchir à bien des points, dont celui de Braen Contenu sponsoriséSujet Re [RP Officiel] L'Echelle du Chaos [RP Officiel] L'Echelle du Chaos Page 1 sur 1 Sujets similaires» [RP Officiel] L'oeil de l'âme» [RP Officiel] La Promesse des étoiles» [RP Officiel] Un festin de Noël» [RP Officiel] Au Crépuscule des Règnes » [RP Officiel] Le Jour d'Ouranos Permission de ce forumVous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forumTol Orëa, la Terre de l'Aube [RPG] Màr Tàralöm, le Kaerl Ardent Le ConcileSauter vers
Chanson d’étudiants Illustration extraite de l’ouvrage Chanson d’étudiants, auteur inconnu 247-250. © Dépositaire Librairie Maloine Paris. Dans un amphithéâtre TerPhithéâtre, phithéâtre, phithéâtre,Tsouin, tsouin !Y’avait un macchabée TerMacchabée TerTsouin, tsouinQui sentait fort des pieds TerFort des pieds TerTsouin, tsouinCe macchabée disait TerIl disait TerTsouin, tsouinCe macchabée gueulait TerIl gueulait TerTsouin, tsouin Ah ! c’qu’on s’emmerde ici TerMerde ici, TerTsouin, tsouinOn va le disséquer TerDisséquer TerTsouin, tsouinAvec un spéculum TerSpéculum TerTsouin, tsouinOn enf’ra du pâté TerDu pâté TerTsouin, tsouinQui nous f’ra dégueuler TerDégueuler TerTsouin, tsouinChanson de salle de garde 1 Voir à ce sujet les auteurs auxquels font référence Déchaux 2001 et Memmi 2011. 1La mort, loin d’être devenue un sujet tabou dans les sociétés occidentales contemporaines, comme il est d’usage de l’affirmer depuis quelques décennies 1, est au contraire rendue omniprésente dans les médias elle fait la une des journaux papier ou télévisées, constitue la trame de nombreuses fictions littéraires et cinématographiques, de séries télévisées américaines très prisées et de témoignages autobiographiques, tandis que tout un chacun est sommé, de manière itérative et insistante, de faire un travail de deuil et/ou de mémoire vis-à-vis de ses défunts. En revanche, il est vrai que la réalité concrète du cadavre tend, elle, à être occultée, phénomène qui ne peut échapper à l’ethnologue travaillant dans des sociétés autres où sa présence préside à la structuration des rites funéraires et à la gestion des réactions émotionnelles des proches. Dans l’Occident d’aujourd’hui, le cadavre humain et son traitement tendent, en effet, à être l’exclusive des institutions médico-chirurgicales et médico-légales et l’analyse des procédures concrètes et réelles qui s’y déroulent est bien moins médiatisée ; on peut cependant relever qu’elles sont elles aussi le sujet de fictions séries et romans policiers américains de plus en plus nombreuses et ce depuis relativement récemment. Les réactions émotionnelles des endeuillés tendent, pour leur part, à être gérées à distance de cette présence lourde et abjecte de la décomposition de l’être aimé, notamment au travers des conseils prodigués par les psys en tous genres. Cet article propose de voir dans la multiplication des films d’horreur une façon de reconnecter l’abjection du corps mort avec les réactions fortes qu’elle suscite lorsque les personnes y sont directement confrontées. Or, s’il revient aux institutions médico-chirurgicales de faire le sale boulot » à l’écart du monde profane pour rendre aux morts un aspect tolérable, il revient, par contre, aux films d’horreur de réintroduire la dimension effroyable des corps morts en voie de putréfaction. C’est du moins l’hypothèse que tentera de soutenir cet article en montrant que si la gestion du cadavre renvoie, dans le monde réel, à des formes de transgression légitimées par l’appareil juridique, il faut ajouter de la transgression à la transgression légitime pour restituer, sur un plan fictionnel, son véritable aspect horrifique et son aptitude à nous affecter profondément. Pour étayer cette hypothèse, je vais me tourner vers le court-métrage Aftermath réalisé par Nacho Cerdà en 1994 qui occupe une place tout à fait singulière dans le cinéma d’horreur en raison de son caractère tout à la fois austère et particulièrement réaliste. La contingence de la mort 2Dans ce court-métrage de trente minutes, le générique d’ouverture qui dure quatre minutes fait partie intégrante du dispositif à partir des différents plans s’insérant entre la présentation des noms et du statut ou rôle des personnes mentionnées, il permet de planter le décor. Or, dans ce film où ne sera prononcée aucune parole sinon celles à peine audibles du chœur du Requiem de Mozart lors de séquences précises, le décor avec les cadavres et les sons qui en font partie va devenir l’un des protagonistes essentiels. Il s’agit de dévoiler progressivement aux profanes que nous sommes ce qui, dans une société ayant pourtant fait vœu de transparence, nous demeure ordinairement obstinément caché de la gestion de nos corps une fois que les professionnels de la mort en disposent derrière les murs de la morgue. Cette initiation va, en effet, nous conduire, sinon à toucher et à sentir, du moins à voir et à entendre ce qui est généralement occulté du traitement habituel du cadavre dans les instituts médico-légaux. Nous serons ainsi à même de ressentir l’effroi dont on tend à nous préserver à toute force. 3Plan noir. La porte d’une voiture que l’on ne voit pas claque. On entend le véhicule s’éloigner. Visualisation floue d’un cœur dont on entend par contre distinctement les battements. Sons de la voiture allant de plus en plus vite. Bruits de dérapage, grincements de freins, hurlements d’une femme, gémissements d’un animal. Apparition du nom du réalisateur en blanc sur fond noir, puis le blanc des lettres se transforme en rouge. 4Plan d’une étendue de neige blanche et terne évoquant un jour froid d’hiver au petit matin sur laquelle apparaît une marre de sang rouge puis la masse étalée d’un gros chien dont les yeux grands ouverts sont immobiles, la bête étant à l’évidence morte, une partie de ses intérieurs étant répandue sur la neige. C’est alors que le titre du film surgit Aftermath, ce qui renvoie à l’après-coup d’une catastrophe tel un holocauste. Ici, il s’agit des suites d’un accident de voiture mortel que nous allons suivre ; événement banal, malheureusement susceptible d’arriver à tout un chacun. Contraste donc entre la trivialité d’un événement du quotidien et l’irréversibilité de ses conséquences c’est le thème même du film, celui de la transformation soudaine d’un sujet vivant en pur objet de chair inanimé. Extrait du film La trilogie de la mort Déclinaisons morbides Photogramme extrait du DVD français La trilogie de la mort Déclinaisons morbides. Courts métrage de Nacho Cerdà, production Wild Side films, Espagne. © Nacho Cerdà - Wild Side films La descente aux enfers 2 Sur la façon de représenter la localisation spécifique de la morgue - hors du temps et de l’espace ... 5On aperçoit la tête d’une jeune femme allongée sur un brancard juste au moment où on la lui recouvre du drap blanc qui couvre déjà le reste de son corps. On ne voit plus d’elle que ses orteils émergeant de ce linceul ; à son gros orteil est attachée une banale étiquette portant son nom Marta Arnau. Cette défunte encore fumante va être notre Eurydice en suivant sa trajectoire, nous allons, tel Orphée, traverser la frontière qui sépare les vivants et les morts en descendant peu à peu dans les tréfonds de l’hôpital 2, à l’exemple de Dante parcourant les différents cercles de l’Enfer. Le véhicule de ce passage est un ascenseur franchissant un à un les sous-sols successifs. Chacun des paliers permet de nous introduire un peu plus avant dans le Saint des Saints où se gère l’irrémédiable, en nous en révélant chacun des éléments de sa structure avant que nous y découvrions la matière qui y est traitée. 6Niveau moins un, nous apercevons les armoires frigorifiques métalliques verticales contenant les tiroirs où l’on entrepose les cadavres. Les lumières de deux scialytiques s’allument en même temps au-dessus de deux tables d’autopsie massives, métalliques, révélant une salle de morgue carrelée entièrement de blanc divisée en deux parties semblables au fond un grand évier en inox à deux robinets, flanqué de part et d’autre d’une armoire métallique au-dessus de laquelle est disposée une étagère contenant des récipients en plastique vides. Ordre, propreté et symétrie presque parfaite. 7Niveau moins deux. On distingue une petite croix en argent au bout d’une chaîne sur une surface métallique grise et froide. Le message est clair la foi de la jeune femme ne l’a pas protégée. On entend un claquement de porte qui se referme celle d’un tiroir à cadavre ?. Vues successives rapides d’un gros billot métallique posé sur un plateau en métal, des instruments chirurgicaux multiples ciseaux, pinces, écarteurs, bistouris de différentes formes et tailles alignés les uns à côté des autres sur une surface métallique. Tout est ici encore parfaitement froid, ordonné et propre. Extrait du film La trilogie de la mort Déclinaisons morbides Photogramme extrait du DVD français La trilogie de la mort Déclinaisons morbides. Courts métrage de Nacho Cerdà, production Wild Side films, Espagne. © Nacho Cerdà - Wild Side films 8Le petit ding » de l’ascenseur nous signale l’arrivée au niveau moins trois est-il encore temps de revenir sur ses pas ?. Vue sur une étagère où sont disposés des bocaux en plastique transparent à bouchon noir de différentes tailles alignés sur une étagère et dans lesquels on aperçoit maintenant du liquide jaunâtre dans lequel trempent des morceaux d’organes. Se superpose en transparence une fiche formulaire, non encore remplie, concernant l’âge, le sexe, la taille, le poids corporel [du cadavre] et des différents organes en précisant à chaque fois le sexe / cœur, poumons, foie, reins, rate, surrénales, testicules, ovaires, cerveau. 9Niveau moins quatre. Vue sur des poignées et des robinets en métal rutilant ici l’asepsie est réglementaire. 10Niveau moins cinq. Un évier en inox, un autre en émail, chacun pourvu d’un robinet en inox ; un portant dans lequel sont placés des tubes de prélèvement en plastique avec des bouchons rouges. Bruit d’un enregistrement cardiaque avec graphiques en rouge de l’électrocardiogramme dont le mouvement commence par s’affoler pour se ralentir ensuite progressivement et finalement dessiner une ligne plate rouge tandis que le son devient une sonnerie stridente continue indiquant l’arrêt cardiaque définitif. Le Requiem de Mozart qui nous a accompagné jusque-là s’arrête, remplacé par ce son strident et rémanent. Nouveau claquement de porte. Une petite croix blanche sur fond noir s’inscrit et s’intègre aux mots du générique soulignés par une ligne rouge produit, écrit et dirigé par Nacho Cerdà. 11Niveau moins 6. Le générique est terminé, nous sommes arrivés dans les entrailles de l’hôpital, on ne peut descendre plus bas… Un jeune brancardier en tenue blanche d’hôpital avec son walkman sur la tête apparaît dans l’ouverture de l’ascenseur poussant devant lui son chariot brancard recouvert d’un drap d’où sortent les orteils du cadavre et l’étiquette du gros orteil. On entend ses pas et des bruits insolites. Il s’éloigne dans un couloir sombre. Un autre type de musique classique se fait entendre, moins solennelle que le Requiem. Le brancardier passe devant un couple, assis sur des chaises de salle d’attente, dont on subodore qu’il s’agit des parents de la jeune morte la femme a blotti sa tête contre l’épaule de son compagnon et on l’imagine en train de pleurer silencieusement. La main d’un membre du personnel dont on ne voit pas le visage tend à l’homme qui s’en saisit en refermant la main sur elle, la croix suspendue à la chaîne. Seul élément personnel aperçu de la jeune fille, elle est rendue à ceux qui fondent son identité sociale, ses parents ; son corps, une fois qu’il a été parfaitement dépersonnalisé, appartient désormais au personnel de la morgue. 12La croix, symbolise, on le sait, La Passion, ensemble des souffrances et supplices qui ont précédé et accompagné la mort du Christ en tant qu’être de chair à l’instar des simples mortels. Elle symbolise aussi l’âme rattachant les humains à la transcendance en fondant leur affiliation à la divinité. L’Église est l’institution qui se consacre à cette part intangible et immortelle des sujets et qui est ainsi susceptible de prodiguer assistance et consolation aux survivants, fonction présentifiée par la messe pour les morts qu’est le Requiem. Cette tâche la distingue fondamentalement de celle déléguée à l’institution laïque par excellence qu’est l’hôpital public, aspect souligné ici à la fois par l’interruption du Requiem et par l’absence d’échange de paroles entre les parents et l’agent hospitalier. Dans ce temple séculier, point de réconfort. Nous sommes confrontés à la froideur, la solitude et la désolation associées à l’anonymisation de la mort que les procédures hospitalières rigoureuses d’asepsie symbolisent si bien la décontamination des corps est aussi bien physique que relationnelle. Si l’on estime si nécessaire d’ériger l’humanisation des hôpitaux en droit, c’est que la déshumanisation y règne en fait. Dans leur enceinte, les profanes, ici les parents, se distinguent immédiatement, par leurs vêtements, des professionnels portant les tenues si repérables du personnel hospitalier. Les patients » se situent entre les mondes civil et professionnel et sont eux-mêmes répartis en deux cohortes, les vivants et les morts, ces derniers à la totale merci des professionnels. Extrait du film La trilogie de la mort Déclinaisons morbides Photogramme extrait du DVD français La trilogie de la mort Déclinaisons morbides. Courts métrage de Nacho Cerdà, production Wild Side films, Espagne. © Nacho Cerdà - Wild Side films Une transgression légale 13De fait, nous voici ramenés dans la morgue où le jeune brancardier au walkman empaquette avec soin dans du plastique blanc le cadavre posé sur un plateau métallique sorti en partie du casier métallique de l’armoire à cadavres. Pas de sang ni sur le brancardier, ni sur le plastique. Son travail fait, il pousse le plateau dans le casier où le cadavre empaqueté et étiqueté est entreposé. 14Nous sommes alors immédiatement mis en face d’une autre scène un médecin légiste retire avec quelque difficulté une bague sur la main d’un cadavre masculin allongé encore habillé. On nous fait par la même occasion ressentir la rigidité cadavérique de ceux qui sont cantonnés à l’immobilité, l’horizontalité et la passivité, faisant contraste avec les verticaux » à qui revient l’exclusivité du mouvement et de l’action. Les doigts du mort sont maculés de sang, un bracelet blanc d’identification enserre son poignet. La bague est déposée sur un petit plateau métallique au milieu des instruments de dissection. On entend les bruits métalliques des instruments et ceux des vêtements que l’on déchire. Les deux médecins légistes qui opèrent chacun sur leur cadavre respectif portent des blouses et des cagoules bleues, en papier tout comme leurs masques chirurgicaux dissimulant leur bouche et leur nez, et des gants verts bordés de jaune en caoutchouc semblables à ceux des ménagères. Ce sont des couleurs froides tout comme le blanc des murs et du sol carrelés et de l’émail de l’évier où les légistes se nettoient les mains, des bocaux en plastique, et le gris métallisé du matériel, instruments et mobiliers en acier ou en inox. Les couleurs chaudes, ce sont paradoxalement les cadavres dénudés qui les portent, ceux dont on voit les visages aux yeux ouverts et les sexes bien en vue le rouge du sang recouvrant leur corps, les différentes nuances de marron de leur peau. Nous voyons et nous entendons les couteaux aiguisés par les légistes. Nous sommes confrontés régulièrement aux instruments, à la scie circulaire et à la ficelle utilisée pour rapiécer grossièrement les corps ouverts et dépecés, à l’instar de volailles que l’on recoud en cuisine après les avoir éventrés et farcis. Le corps est ici traité comme une viande à dépecer dont les légistes sont les bouchers. Chacun place la tête du cadavre dont il s’occupe sur un billot métallique afin de l’ouvrir à l’aide d’une scie circulaire dont nous entendons, nous qui sommes des spectateurs passifs à l’instar des sujets pourfendus, le bruit strident ; nous voyons le sang gicler sur la blouse et le masque des légistes. Puis des pinces géantes sont utilisées pour écarter les os du crâne tandis que le bruit de décollement des tissus se fait entendre ; le cerveau est retiré, disposé sur une balance métallique, et des chiffons sont enfoncés dans le crâne évidé générant des bruits de succion liés à l’absorption des liquides céphalorachidiens. Le crâne reste vide et béant. Les cages thoraciques et les abdomens sont ouverts au couteau et à la pince. La graisse jaune et les organes internes apparaissent. 15Aux pieds des tables d’autopsie sont disposés des éviers en inox avec des tuyaux en caoutchouc destinés à nettoyer le sang au jet. Le travail répugnant va ici de pair avec une obsession pour la propreté soulignée par Cerdà dans ses commentaires. Paradoxalement ce souci de faire disparaître les traces du sale travail participe de la froideur, de la mise à distance, de la dépersonnalisation des individus traités en objets. 16Le jeune brancardier au walkman, les mains dans les poches de son pantalon blanc, l’allure désinvolte jette un œil au travail des légistes, son visage exprime une légère inquiétude. Dans cet univers, il est d’ailleurs le seul être vivant dont nous voyons le visage dans son entier puisque nous ne percevons de celui des légistes, masqués et cagoulés, que les yeux. Il est à la fois l’intermédiaire entre les vivants et les morts, et le pont jeté entre les profanes et les vrais professionnels. Il observe les autopsies de loin, protégés par son walkman des bruits abominables provoqués par les gestes de profanation pratiqués sur les défunts qui sont, pour leur part, sourds, muets et aveugles. L’un des médecins légistes, que je nommerai no 2, regarde soudain drôlement le jeune homme qui s’éloigne, nous laissant seuls dans ce monde de la transgression légitime. Plus rien ne nous rattache maintenant à l’univers d’en haut. Nous voici coincés dans ce cloaque et nous devons abandonner toute espérance nous ne pouvons que contempler ce que l’on nous impose de voir et d’entendre, et, à l’exemple de Dante, nous sommes devenus les yeux et les oreilles des morts suppliciés dans cet enfer. 3 Cette animation » des cadavres et leurs couleurs chaudes » renvoient à l’intentionnalité de Ce ... 17L’un des légistes nettoie le cœur qu’il vient d’arracher et fait couler du liquide dans un récipient où il place ensuite l’organe. L’autre légiste se saisit du foie et des morceaux d’intestins qui traînent sur la table et les jettent dans le thorax ouvert, il y place aussi le cerveau et appuie sur le tout pour refermer les parois préalablement largement éversées du tronc. Lorsque les corps sont grossièrement cousus pour fermer leur thorax, les cadavres tressautent donnant l’insolite impression qu’ils s’animent et qu’ils sourient 3. Le sang s’écoule dans l’évier et se mélange à l’eau du tuyau d’arrosage qui sert à nettoyer grossièrement les corps avant de les replacer dans leur housse en plastique fermée à l’aide d’un zip aux bruits si caractéristiques. Le travail légal du légiste consistant à mettre à nu les chairs et à les manipuler et, par là, à violer la sacralité des corps à des fins reconnues d’utilité publique, est terminé. Légiste no 1, celui qui exerce son travail sans état d’âme mais honnêtement, incarnant ainsi la norme de la transgression légalement définie, disparaît du champ à l’instar du brancardier. Nous sommes donc prêts à descendre un peu plus profond dans l’horreur. La perversion Extrait du film La trilogie de la mort Déclinaisons morbide Photogramme extrait du DVD français La trilogie de la mort Déclinaisons morbides. Courts métrage de Nacho Cerdà, production Wild Side films, Espagne. © Nacho Cerdà - Wild Side films 4 Les ouvrages de Ganche 2012 [1909] et Hennig 2007 [1979] sont à cet égard particulièrement riches d ... 18Vue sur légiste no 2 malaxant dans sa main avec délectation des débris humains ensanglantés tout en regardant le pénis de son » cadavre. Nous sommes introduits ici à une autre forme de transgression cette fois clairement prohibée par la loi le plaisir éprouvé à manier les chairs pour satisfaire des pulsions personnelles indues. Les membres du personnel des morgues ont précisément peur, non seulement de banaliser leur expérience au point de ne plus ressentir ni crainte ni dégoût, mais pire encore de pouvoir être accusés d’en ressentir du plaisir Laudanski & Jeanjean, dans cet ouvrage. Ce que le réalisateur vise maintenant à nous montrer, c’est le passage au travers du miroir réfléchissant les questions obsédantes que se posent les profanes et que doivent habituellement combattre dans leur for intérieur les professionnels de la mort 4 quelles sont les motivations profondes des gens exerçant un tel travail ? Que se passerait-il si l’on franchissait la limite des gestes imposés et que l’on s’impose à soi-même, limite qui ne doit normalement pas être enfreinte sous peine d’être dans la perversion vis-à-vis des autres mais aussi, et plus fondamentalement encore, vis-à-vis de soi-même ? En nous révélant l’autre côté du miroir, Cerdà va nous permettre d’entrevoir la tension éprouvée au quotidien par ces professionnels ressentir l’effroi tout en le tenant à distance, tout faire pour préserver sa normalité en effectuant un autre travail dans le civil, tenter ainsi d’éviter la contamination possible de sa vie personnelle et affective par l’expérience vécue au contact de la putréfaction Laudanski & Jeanjean, ib.. Nous sommes également amenés à comprendre l’isolement dans lequel les confine la part abjecte de leur métier. Ils ne peuvent la partager qu’avec leurs semblables, les autres initiés. 19La première partie de notre introduction dans la morgue visait à nous montrer de manière documentaire et aussi réaliste que possible le travail légal qui s’y déroule. Cerdà dit bien qu’il décrit alors ce qu’il a vu lors de son travail d’observation dans une morgue, sans inventer ni fictionnaliser, mais au contraire en retranchant les choses bien pires qu’il y a vues. C’est pourquoi, il a tourné dans une vraie morgue en utilisant tout le matériel qui s’y trouvait, seuls les cadavres sont faux et participent d’effets spéciaux tout à fait remarquables. Ce que Cerdà nous montre par la suite est d’un autre ordre la fiction est introduite dans la morgue au moyen de la mise en scène soignée et particulièrement éprouvante d’actes pervers nécrophiles ; elle réalise les fantasmes que les non professionnels de la mort peuvent aisément projeter quant aux transgressions potentielles qui peuvent y être accomplies. L’horreur fictionnelle rajoutée à l’horreur réaliste va paradoxalement réintroduire de l’affect, une émotionnalité qui avait préalablement été soigneusement évacuée en montrant des légistes accomplissant uniquement des gestes techniques sans échanger quoi que ce soit entre eux ou avec leurs cadavres. Dans la réalité, l’émotion s’exprime en fait au travers de plaisanteries incessantes, voire par des blagues que se font les agents du personnel. La plaisanterie, loin d’être l’expression d’une pure grossièreté, est une façon d’introduire du débordement contenu ; c’est un garde-fou permettant de réinjecter de l’humanité dans un univers voué à la déshumanisation. C’est précisément ce que Cerdà a souhaité éliminer de son scénario pour ne pas risquer de verser dans le grotesque ; il ne voulait pas se faire complice des spectateurs en leur tendant gentiment la main par le biais du rire ou même de l’humour. Le grotesque aurait servi d’échappatoire, ce qui est le propre du cinéma gore ordinaire. C’est ce qu’a parfaitement compris l’acteur jouant le rôle de no 2, Pep Tosar, qui affirme que la scène du viol nécrophile est la plus difficile qu’il ait eu à jouer de toute sa vie. Il a dû aller puiser aux tréfonds de lui-même pour atteindre la vérité de son personnage, exigeant, avant et après la scène du viol nécrophile, de rester seul pendant de très longs moments, pour se préparer, puis pour récupérer. Cette vérité renvoie, d’après lui, à la solitude abyssale de cet homme et à son besoin corrélatif d’absorber la force vitale de tout ce qui l’entoure, y compris celle des cadavres » Si j’avais permis que mes mécanismes de défense m’éloignent de la réalité que je jouais, j’aurais frôlé le grotesque. On aurait fait une scène comique. La seule possibilité était de le faire pour de bon. C’était une ligne trop fragile pour le jouer avec moins de tension. ». 20Soulignons aussi qu’au moment du tournage de cette scène, la plupart des membres de l’équipe, gênés ont quitté le plateau. 21Raccord de champ blanc se fondant sur une vue du carrelage blanc qui recouvre les murs de la morgue. No 2 lit les fiches d’un dossier de ses yeux noirs aux sourcils épais éminemment inquiétants dans leur expression lourde. Il regarde en direction d’un des casiers où sont entreposés les cadavres et nous voyons celui portant l’étiquette Marta Arnau ». Il s’empresse de ramener ce nouveau cadavre encore engoncé dans sa housse de plastique blanc qu’il défait rapidement. Il dépose le corps sur la table d’autopsie et le regarde longuement. La morte est simplement vêtue d’un soutien-gorge noir et d’une jupe rose très courte pourvue d’une ceinture noire. Il caresse le visage maculé de sang aux yeux ouverts, s’arrête sur les lèvres, le menton. Il va fermer à clé une porte, prend dans son casier personnel une sacoche en cuir noir et retourne auprès de la morte. Il fait glisser l’un des ciseaux chirurgicaux le long de la ligne médiane de l’abdomen jusqu’au milieu du soutien-gorge qu’il coupe et retire. Il défait la ceinture, regarde la petite culotte blanche en haletant lourdement et la coupe. Le sexe de la jeune femme apparaît en plein milieu du champ. La musique du Requiem qui avait cessé lors de la fin du générique d’ouverture reprend sans couvrir pour autant le bruit des ciseaux et de la respiration du légiste. No 2 recommence à caresser le visage de la morte tout en saisissant un couteau. On ne voit plus que l’évier en inox mais on entend un bruit de décollement indiquant qu’il est en train de commencer l’autopsie avec son couteau. Le Requiem cesse laissant place aux seuls bruits de l’eau s’écoulant. 22Plan noir indiquant un changement de champ. Nous voyons le carrelage blanc où des gouttes de sang tracent un chemin jusqu’à no 2 qui a posé sur la balance métallique le cerveau de la morte. 1 kg 283. Il se dirige ensuite vers l’évier où il nettoie soigneusement son long couteau à grande eau. Il revient vers la table d’autopsie et caresse avec son tranchant la ligne médiane du visage de Marta alors qu’une musique de fond mécanique s’élève. Il passe la lame de son couteau sur le front, les lèvres, le menton, la ligne médiane du thorax, va vers les seins et fait le tour d’une des aréoles, puis descend et remonte à plusieurs reprises sur la ligne médiane de l’abdomen et du thorax dans un mouvement de va-et-vient répété de plus en plus rapide et enfonce finalement à toute force et à plusieurs reprises son couteau-godemiché dans le sexe de la jeune femme. Nous entendons dans le même temps les bruits consécutifs de succion. Le sang coule dans l’évier. Le couteau finit par tomber au sol. Dans la scène suivante, nous découvrons qu’il a ouvert le thorax et l’abdomen transformés en marécage de chair humaine macérant dans le sang. Il triture le sang et ces chairs tandis que le Requiem reprend. Il glisse sa main droite sous sa blouse pour sortir son sexe sans que nous ne voyions celui-ci et se masturbe tout en malaxant de la main gauche les organes thoraciques de la morte tandis que nous entendons ses gémissements de plaisir. Il jouit et tombe à genoux alors que le Requiem se poursuit. 23Champ sur le bac de l’évier en inox et sur la sacoche noire en cuir. Il prend des photos du cadavre complètement dénudé, ensanglanté et ouvert, puis du sexe de la morte. Le Requiem cesse. No 2 dispose son Nikon au milieu de la table à instruments, revêt l’un de ses gants en caoutchouc, enduit ses deux doigts de la main droite de vaseline pour un rapport anal ?, retire ses chaussures et son pantalon tout en conservant sa blouse et sa cagoule en papier bleu ainsi que son masque. Il se met au-dessus de la morte, lui fait l’amour tout en se prenant en photos en automatique 36 prises !. On n’entend les prises automatiques, et les halètements-gémissements de sa jouissance, le tout sans aucun support musical. Bruits et mouvements s’accélèrent, ses jambes sont nues mais il a conservé ses chaussettes. Cette scène est d’autant plus pénible qu’elle semble durer une éternité près de deux minutes. No 2 finit allongé sur le cadavre comme s’il avait épuisé toute son énergie dans cette tâche. 24Fondu noir. Le Requiem reprend. Au sol sont éparpillés le foie, une partie des intestins, de la graisse jaunâtre. Vue sur la boîte de pellicule photo vide puis sur le cerveau toujours disposé sur la balance. Vue sur la morte, les yeux et la bouche ouverts, complètement recouverte d’un voile de sang. Vue sur une bouteille de whisky ouverte posée sur le bord de l’évier. No 2 ramasse les débris humains tombés à terre et les dispose sur un petit plateau métallique. Il découvre le cœur et le met à part dans un petit sac en plastique transparent. Il remet les poumons, le foie, etc. dans le thorax de la morte, referme grossièrement le tout en rabattant la paroi éversée et remet la morte dans son sac en plastique blanc sur lequel est inscrit au crayon-feutre Arnau Marta. Puis il nettoie au jet d’eau les éviers et les tables métalliques. Longue vue sur la propreté retrouvée de la table d’autopsie, comme si rien ne s’était passé. Dépourvu de sa blouse en papier bleue, en vêtements civils, jean bleu et chemise noire, il jette à la poubelle ses gants en latex qu’il portait sous ses gants en caoutchouc, et se nettoie soigneusement les mains. Il glisse le petit sac contenant le cœur dans sa sacoche noire en cuir. Vue sur l’évier en émail blanc dans lequel il s’est nettoyé les mains qui sont maintenant parfaitement propres et dont la robinetterie en inox est rutilante. Puis il sort de la morgue en éteignant les lumières. La musique du Requiem de Mozart s’arrête alors. Home, sweet home 25Plan noir. Bruit d’une moulinette électrique de cuisine puis vue occupant tout le champ sur la chair rouge en train d’être moulinée avec au centre l’œil » en inox des couteaux de la moulinette en train de tourner nous regardant avec insistance comme l’œil de Dieu sur Caïn. 26On entend No 2 siffler gentiment son chien. Une porte s’ouvre sur un couloir blanc mais chaleureux aux murs décorés de gravures, on aperçoit dans une pièce attenante des étagères couvertes de boîtes d’alimentation et des bouteilles de vins. No 2 apparaît dans un pyjama d’intérieur blanc bordé de noir, très souriant et affable c’est la première fois que nous pouvons le dévisager en entier. Un gros chien apparaît dans le couloir, haletant gentiment et se précipitant sur le plat en inox que son maître, tout en lui donnant quelques caresses, dépose sur le sol au-dessus de journaux. No 2 referme la porte du couloir nous laissant avec le chien qui mange bruyamment avec appétit. Pin-pon très assourdi d’une ambulance passant au loin. S’entrouvre alors la pièce où se trouve No 2 un salon confortable. Les pieds posés sur sa table basse, il fume, regarde la télévision et manipule sa télécommande comme tout un chacun. On entend très faiblement le bruit d’un bébé pleurant quelque part tandis qu’apparaît un fondu noir et que nous entendons à nouveau de la musique classique, mais non le Requiem. Nous nous retrouvons dans le couloir déserté par le chien son plat en inox contient quelques débris de viande crue, certains éparpillés sur les papiers journaux. Une vue rapprochée sur ces derniers révèle des notices nécrologiques maculées de débris de viande. L’une d’elles concerne Marta Arnau Marti ; surmontée d’une croix noire, elle précise que Marta est décédée le vingt-cinq décembre et que ses parents, sa famille et ses amis adressent une prière pour elle. Le mouvement de la caméra nous fait entrevoir un gros titre beaucoup plus accrocheur annonçant qu’une jeune Indienne de 18 ans est devenue Miss Univers. Fondu noir puis la musique du Requiem reprend tandis que le générique de fin apparaît. Extrait du film La trilogie de la mort Déclinaisons morbides Photogramme extrait du DVD français La trilogie de la mort Déclinaisons morbides. Courts métrage de Nacho Cerdà, production Wild Side films, Espagne. © Nacho Cerdà - Wild Side films Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas Extrait du film La trilogie de la mort Déclinaisons morbides Photogramme extrait du DVD français La trilogie de la mort Déclinaisons morbides. Courts métrage de Nacho Cerdà, production Wild Side films, Espagne. © Nacho Cerdà - Wild Side films 5 Là encore, les propos de Cerdà viennent appuyer cette perspective … it’s a film against viole ... 27À première vue, tout se passe comme si le film surenchérissait dans la déshumanisation des cadavres. La première partie quasi documentaire, nous a transformés en témoins du traitement scandaleux et pourtant légal de la profanation qu’ils subissent. Rien ne semble ne nous avoir alors été épargné puisque le contraste entre, d’un côté, la froideur du décor et des instruments, l’absence totale d’expression émotionnelle des légistes et, de l’autre, le dépeçage méthodique et outrageant accompli redouble notre sentiment d’horreur. Et, pourtant, les gestes de profanation sacrilège perpétrés par le légiste nécrophile sont encore plus insoutenables que les précédents et rendus plus odieux encore du fait qu’il se complaît à les photographier et que les bruits de sa jouissance prolongée nous indisposent à l’extrême. Cependant, en suivant le devenir du cœur de la défunte, nous allons pouvoir constater que, par un effet paradoxal lié précisément au recouvrement de la transgression légale mais impersonnelle par une transgression parfaitement illégitime mais hautement personnelle, les chairs de la défunte vont être réhumanisées 5. 28Le cœur et ses battements sont symboliquement associés, dans notre culture, au ressenti émotionnel, à l’attachement et à l’amour, toutes choses qui semblent totalement bannies du film où, en apparence, c’est le cœur en tant que pur organe anatomique qui prend le pas sur l’expression des sentiments. Pourtant il se fait entendre dès les premiers instants, au cours même du générique présentant avec minutie le sujet du film. C’est d’ailleurs l’arrêt de ses battements, auxquels se substitue la sonnerie électronique de l’électrocardiographe, qui signe l’arrêt de mort et l’entrée dans la morgue. Et c’est après avoir fait l’amour, certes d’une façon des plus violentes, à la jeune morte que le légiste pervers découvre le cœur de la défunte et le saisit. Or, dans ce deuxième volet, nous sommes dans la fiction, ce qui nous autorise à déchiffrer l’imaginaire sous-jacent au symbole utilisé alors qu’il se débarrasse hâtivement des autres restes humains, il prend tout particulièrement soin de ce morceau de choix qu’il glisse dans sa sacoche après l’avoir mis dans un petit sac transparent. Il le ramène dans son petit nid douillet et c’est avec affection qu’il en fait offrande à son chien bien aimé après l’avoir passé dans son mixeur personnel. Son appartement, bien qu’il soit propre, n’a rien de l’aspect aseptisé de la morgue. N ° 2 qui a définitivement quitté sa tenue professionnelle pour réintégrer le civil et la civilisation ? et endosser un confortable pyjama n’est plus obsédé par la propreté il ne s’empresse pas de nettoyer les débris humains restés sur les papiers journaux et dans la gamelle. Chez lui, la saleté relative des surfaces ne paraît pas l’incommoder. Le personnage maintenant affable a recouvré son visage et des sentiments humains ordinaires nous le voyons enfin sourire et nous l’entendons siffloter. Il a réintégré un univers où les sons sont ordinaires et humains pin-pon lointain d’une ambulance, pleurs d’un bébé, bruits de télévision sont autant d’indice que nous avons rejoint la surface terrestre où s’égayent les vivants. Et c’est dans cette atmosphère familière et intime qu’il a rapporté l’organe des sentiments de Marta qui avait été préalablement reléguée dans un tiroir interchangeable de l’armoire frigorifique à cadavres. 6 En dépit du fait que ce chien soit un rottweiler, une race considérée comme des plus dangereuse, co ... 29Dans ce final, le chien si vivant et sympathique 6 ressuscite en quelque sorte celui qui a été tué par la défunte lors de l’accident de voiture inaugural qui leur a été fatal à tous deux. En ingérant la chair de la jeune femme, l’animal domestique bien aimé lui permet d’être incorporée et, ainsi, réintégrée au cycle de la vie la résurrection de sa chair est assurée. Je me sens d’autant plus justifiée à filer la métaphore de la résurrection par ingestion qu’avant de faire ce film, Cerdà avait eu l’intention d’en faire un autre associant le sexe au cannibalisme. Par ailleurs, il repère lui-même l’étrange relation existant dans Aftermath entre sexe, mort et obsession de rendre toute chose immortelle en se prenant en photo au cours de son rituel macabre, le légiste s’immortalise dans les bras de la morte. 30Quoi qu’il en soit, c’est en retrouvant la chaleur du foyer ayant accueilli son cœur que Marta recouvre sa qualité de sujet humain possédant une identité personnelle et relationnelle la notice nécrologique qui lui est dédiée exprime la prière que lui adressent publiquement ses parents, sa famille et ses amis, elle qui est morte le jour de la naissance du Christ, et la croix surmontant cette annonce se substitue à celle dont elle a été dépossédée à la morgue. Son corps périssable est certes voué à la dissolution mais son âme est sauve élue d’entre tous les morts de la morgue, suppliciée plus que les autres, elle est assurée d’entrer sans délai au paradis. 31Il est donc bien question ici d’une forme de consolation et de résurrection, des éléments religieux bel et bien évoqués au travers du Requiem de Mozart qui ponctue de façon significative la succession des scènes. En effet, quand Dieu invoqué par le chœur s’absente, le monde n’est plus que bruits. De fait, l’accompagnement sonore est un autre repère essentiel pour déchiffrer les allers-retours entre déshumanisation et réhumanisation. Notons tout d’abord que la musique religieuse du Requiem confère une solennité à l’événement que représente le passage de la vie à trépas au cours des génériques d’ouverture et de clôture du film. Entre ces deux moments, elle sert à souligner, lorsqu’elle cesse de retentir, d’une part l’abomination des bruits accompagnants les gestes profanateurs de transgression légale et perverse perpétrés dans la morgue, d’autre part, la trivialité des sons qui émaillent l’univers familier de no 2. Le choix de cette musique est particulièrement adéquat, non seulement parce qu’elle est une messe pour les morts mais également parce qu’elle évoque la mort prématurée, en décembre, comme celle de Marta, de son auteur décédé lors de sa composition. 32Nous voyons donc que le redoublement de la transgression par les actes illicites commis par un individu pervers apparaît comme un moyen fictionnel paradoxal pour réhumaniser ce qui a été déshumanisé par le traitement anonymisant médico-légal. L’horreur surajoutée à l’horreur a suscité, en outre, chez nous des émotions intenses compensant leur absence apparente au sein de l’institution hospitalière. C’est ce qu’exprime à sa manière un des fans de ce film culte Aftermath is not enjoyable in any way. And that is why I liked it so much. [...] I’ve seen a lot of depraved stuff as the insatiable schizoid cinemaphile that I am. But Aftermath remains the ONLY film I can remember that has EVER kept me so enraptured and revolted at the same time. I’ve never seen a movie before [...] that has made me lose my appetite. Aftermath did just that. [...] The gore in Aftermath is [...] realistic to the point of being highly unsettling. [...] It is all depicted in a very hard, cold, hollow way. [...] The first time you watch it you sit there in silence, enveloped by what you’re seeing. [...] Aftermath is a bleak, unnerving, disturbing film. It is not meant to entertain you. It is meant to move you. It is meant to make you feel that sick feeling in the pit of your stomach. » 33Nous voyons donc que le redoublement de la transgression légale mais impersonnelle et, par là, anonymisante, par une transgression illégitime mais personnalisée la perversion constitue le dispositif d’humanisation du cadavre auquel contribuent les films d’horreur, un dispositif remédiant de manière efficace à la distanciation aseptisante du traitement médico-légal de la mort. Il revient donc à ce genre de films le mérite de restituer la dimension oblitérée de la mort, l’effroyable putréfaction à laquelle renvoie le cadavre maintenue à distance du monde profane par le processus de civilisation des mœurs Elias 1973 [1969] et, par la même occasion, de nous affecter profondément sans verser, dans ce cas précis, dans le pathos ou le grotesque. Demeure le pathétique susceptible de nous préparer à supporter la confrontation avec le cadavre de nos proches à laquelle il est peu probable que nous puissions échapper. 34Les ethnologues rangent les rites dans le registre du religieux, et tout particulièrement ceux qui mettent en jeu le corps. De ce point de vue, les institutions médicales participent d’une forme certaine de religion laïque dans les sociétés occidentales contemporaines Moisseeff 2013. Les travaux pratiques d’anatomie et de dissection des cadavres constituent la première étape de la trajectoire initiatique suivie par les officiants du culte occupant le plus haut grade, les médecins Godeau 2007 ils les confrontent d’emblée et de façon très crue à la mort et, par là, à la manipulation impudique des corps qu’ils n’auront de cesse de pratiquer sur les vivants et les morts. Cet apprentissage se poursuit, pour ceux ayant réussi le concours de l’internat, dans les salles de garde où le folklore pornographique et scatologique des carabins est de règle. Les rites ouvrant et fermant le temps de l’internat, bien que fondés sur la débauche, sont appelés baptême et enterrement. 35Cette référence insistante au sacré, associée à des pratiques éminemment transgressives, n’est de mon point de vue aucunement fortuite si l’on se réfère à la conception du sacré de Bataille 1957, 2004. Dans cette perspective, le sacré est nécessairement rattaché à la transgression, c’est-à-dire qu’il renvoie au franchissement d’une frontière entre ce qui peut être exhibé ou pratiqué et ce qui doit ordinairement être tenu secret, maintenu à distance des sens et, notamment, de la vue et du toucher. Lorsque cette frontière est violée, on est dans l’extraordinaire qui peut être organisé comme tel au moyen de conventions socialement reconnues, comme c’est le cas au cours de l’examen médical ou des interventions chirurgicales ou médico-légales. L’exhibition de l’intimité corporelle est, de fait, celle qui est la plus susceptible de renvoyer à une transgression. C’est pourquoi, il y a une contiguïté entre le sacré et, d’une part, l’érotisme, d’autre part, la mort, les trois pouvant se trouver conjugués dans des circonstances extrêmes, ce à quoi renvoie l’imagerie des œuvres de Sade, Bataille et Guyotat mais aussi du film dont il est ici question. Selon moi, ce qui lie ces phénomènes est la présence excessive du corps en tant que tel, c’est-à-dire sans médiation. 36Ainsi le poids de la corporéité en excès du cadavre révèle une intimité que la présence de la subjectivité du sujet vivant qui l’animait masquait avant sa mort. Dans cette perspective, le sacré renvoie à l’exhibition de l’intime au cours de laquelle la présence lourde et concrète du corps au travers de sa nudité et/ou de ses sécrétions telles que sang, sperme, urine, excréments est essentielle, par opposition aux représentations distancées du corps et de ses substances que nous offre la liturgie chrétienne. Les salles d’urgence, les blocs opératoires, les morgues et les salles d’autopsie renverraient donc beaucoup plus qu’on ne le croit, et en dépit de toute la sophistication technologique de l’outillage utilisé, à des lieux où le sacré est à l’œuvre. 37L’exhibition de l’intime confronte ceux qui en sont témoins à une altérité radicale qui met d’autant plus mal à l’aise qu’elle fascine et dégoûte à la fois, toutes choses qui ont précisément à voir avec la conscience d’enfreindre l’interdit marquant la frontière qui sépare ce qu’on a habituellement le droit de percevoir ou de faire et ce qui ne peut l’être qu’en des circonstances exceptionnelles. La conscience de transgresser ce qui est d’ordinaire un interdit joue un rôle essentiel dans toutes les procédures ritualisées mises en place dès qu’il est question d’opérer sur les corps. Pour qu’il y ait transgression par rapport aux codes ordinaires de sociabilité, il faut qu’une limite soit franchie et, pour ce faire, il est nécessaire qu’elle soit, dans le même temps, maintenue. C’est cette limite que le personnel médical est habilité à franchir grâce à l’initiation qui lui en ouvre le droit et dont on comprendra alors que le sexe et la mort y jouent un rôle fondamental Godeau ibidem. 38La froideur affective résultant des mesures aseptisantes mises en place dans les institutions médicales et médico-légales, si bien mise en évidence par Cerdà, est d’autant plus choquante que la matière qui en fait l’objet est humaine. Le scandale procède de la transformation d’un sujet en chose, en morceau de viande. Ces mesures sont le corollaire nécessaire à la distance requise d’un personnel constitué de non intimes à qui l’on délègue la tâche sacrilège de faire intrusion dans les intimités de ceux qui leur sont étrangers. Des gestes affectueux en cette occasion cantonnent aisément à la grossièreté et à la goujaterie, d’où l’interdiction d’avoir des relations sexuelles avec ses patients. C’est donc en vertu de la transgression légale à laquelle ils sont autorisés qu’ils se doivent de maintenir une distance affective. Cette barrière protectrice est la condition même permettant aux praticiens de continuer à exercer leur art transgressif sans faillir. Mais du point de vue d’observateurs extérieurs, cette mise à distance, protectrice tant pour les patients que pour les praticiens, est aisément perçue comme de la froideur gratuite. 39Une façon de s’en sortir est de pratiquer un autre type de transgression, celle de l’humour, qui se surajoute à la transgression médicale. Il peut aisément être perçu, là encore, comme pure grossièreté. Pourtant, il sert fréquemment à réhumaniser la relation soignant-soigné, en exprimant l’humanité du praticien face à l’humanité de son patient. L’humour le plus grossier exprimé en groupe et hors champ est également un garde-fou lorsqu’il est exercé à distance par des praticiens ayant à vivre des scènes extrêmes les confrontant à l’urgence, à la crainte de perdre la bataille contre la mort, et à des tableaux particulièrement insoutenables. C’est ce qu’exprime la chanson de carabin que j’ai mise en exergue. S’y pencher est beaucoup plus intéressant et instructif qu’il n’y parait au premier abord. Notons tout d’abord que la puanteur évoquée est bien gentille les salles d’autopsie seraient des paradis si elle ne concernait que les pieds… Par ailleurs, la parole est d’abord donnée au macchabée à lui l’honneur de gueuler qu’il s’emmerde ici. Et si on le menace de le disséquer avec un spéculum, c’est qu’il est bien question de rappeler la réticence naturelle à aller voir dans ses entrailles ce qui est censé y rester. Le spéculum sert à regarder à l’intérieur du sexe de la femme, à jeter un œil sur cette origine du monde si énigmatique d’où jaillit la vie alors même qu’il est question de l’intimité d’un cadavre euphémisé. Et le pâté dans lequel on va le transformer est cette bouillie à laquelle aboutie la dissection requise par l’initiation de ces novices, si peu ragoûtante pour eux qu’elle les fera dégueuler »... Ce qui s’exprime dans cette chanson aux tonalités joyeuses et rigolotes – et il est vrai qu’il est très plaisant de l’entonner en chœur –, ce sont donc les dessous de la basse besogne dont le commun des mortels est si bien préservé de nos jours en Occident. Si les gardiens du secret en tire gloire et privilège, c’est qu’elle sous-tend, malgré tout, la sacralité de leur fonction, une chose que nous a permis de rappeler une fiction bien mauvais genre.
Les saints et les anges Harmonisation Xavier Hubaut Voir la partition Vidéo enregistrée en 2010 à l'occasion du 75e anniversaire de la Chorale de l'ULB© Jean Corbreun 2010. Les saints et les anges Et le petit Jésus Quand ça les démange Se gratt'nt le trou du cul Ave ave avec le petit doigt bis Le jour de l'An Harmonisation Robert Ledent Voir la partition Le jour de l'An approche C'est le jour le plus beau Chacun fouill' dans sa poche Pour fair' un p'tit cadeau Moi qui n'ai rien au monde Pas même un p'tit écu Ma pièce la plus ronde, C'est le trou de mon cul bis Cet air est également au répertoire du carillon 60 cloches de la Basilique de Buglose, sous le nom de La Chalosse et les Landes Voila au moins un bon usage des carillons d'église. Les quatre jouissances Harmonisation Xavier Hubaut Mp3 Chorale de l'ULB Voir la partition La femm' qui pète au lit Qui pète au lit Éprouve quatre jouissances Elle bassine son lit Bassine son lit Elle soulage sa panse Elle entend son cul qui chante Elle empoisonne son mari Elle entend son cul qui chante Dans le silence de la nuit. L'Anthologie Hospitalière et latinesque nous offre une version légèrement différente La femm' qui pète au lit Éprouve quatre jouissances Elle parfume son lit Elle soulage sa ventre Elle entend son cul qui chante Elle empoisonne son mari. Cette chanson est originaire du Nord et connue en Flandre française et belge. La femme qui pète au lit est interprétée de manière très originale par le groupe belge Turdus Philomelos, le nom savant de la grive musicienne. Ce groupe est composé de Julien de Borman accordéon diatonique, Sébastien Willemyns violon, Martin Kersten saxophone, Gwenaël Francotte batterie, Matthieu Chemin basse et Karim Baggili guitare. Pour la petite histoire, ils se présentent comme Juliao het bronman hardcoredeon, Sebatiew nillewimsviolonu, Martik nerstrek saxofond, Negwaef el rancotte percutator, Matchem babasse et bienitot Unuevo guiteur. Le style de l'interprétation est remarquable, improvisations successives passant d'un tango aux danses balkaniques endiablées et terminant par la musique juive, le tout dans un style très jazzy. Seul petit regret ils prennent la version simplifiée, dans la phrase "Elle entend son cul qui chante", bien moins chantante que l'originale. Si vous ne reconnaissez pas tout de suite la chanson, prenez la peine de patienter 3'18" la chanson est jusque là, est jouée et improvisée en mode mineur !. De toutes manières, c'est de l'excellente musique à écouter; leur site internet est Quand j'étais petit Quand j'étais petit, Je n'étais pas grand, Je montrais mon cul À tous les passants. Mon papa disait "Veux-tu le cacher !" Je lui répondais "Veux-tu l'embrasser !" Cet air est connu et chanté par tous les enfants des écoles maternelles et primaires avec de nombreuses variantes. Claude Gaignebet signale, dans Le folklore obscène des enfants publié en 1980, que le texte original était bien plus "sage" Quand j'étais p'tit' fille Je n'étais pas grande. J'allais à l'école Des petits enfants Mon pain à la poche Mon sou à la main Pour ach'ter une pomme Manger avec mon pain. Plus sage, peut-être, mais moins drôle ! Plaisir d'amour Plaisir d'amour ne dure qu'un instant, Mais la vérole dure toute la vie. Il s'agit évidemment d'un pastiche de Plaisir d'amour, une chanson qui date de 1785 ! Les paroles sont de Jean-Pierre Claris de Florian et la musique a été écrite par Martini Jean-Paul-Égide Schwarzendorf. Ci-dessus, vous pouvez écouter une version originale chantée par Yvonne Printemps. La semaine Arrangement Xavier Hubaut Le lundi, je baise en levrette, Le mardi, je baise en canard Le mercredi, je fais minette Le jeudi, je m' fais sucer l' dard, Le vendredi, feuille de rose, Le samedi, soixante-neuf Et le dimanche, je me repose Pour me refair', du foutre neuf. } bis Le lézard 1. Si tu voulais chatouiller mon lézard Je te ferais mimi, Je te ferais minette Si tu voulais chatouiller mon lézard, Je te ferais minett', ce soir 2. T'as pas voulu chatouiller mon lézard, Je n' te f'rai pas mimi, Je n' te f'rai pas minette, T'as pas voulu chatouiller mon lézard, Je n' te f'rai pas minett' ce soir 3. lf you will do kili-kili to my lezard I shall do you mimi I shall do you minette lf vou will do kili-kili to my lezard I shall do you minett' tonight 4. You didn't made guili-guili to my lezard I shan't do you mimi l shan't do you minette You didn't made guili-guili to my lezard I shan't do you minett' tonight On trouve évidemment beaucoup de couplets en langue étrangère; citons-en quelques uns. En allemand Ob sie mein grosse bit masturbieren wollen Ich matche dich mimich Ich matche dich minette Ob sie mein grosse bit masturbieren wollen Ich matche dich minette am nacht En patois Si tu voulais gatouiller ma lézarde, Je te ferais mimi, Je te ferais minette; Si tu voulais gatouiller ma lézarde, Je te ferais minette ce soir! En latin Si te lezarum tutuare volebat, Te faciam moumoune Te faciam miamiam Si te lezarum tutuare volebat, Te faciam miamiam hodi! En congolais Sokio lingui sokana elako nangaï, Nako pessa sengo Nako pess'idemo Sokio lingui sokana elako nangaï, Nako pess'idemo pokowa! En patois morvandiot Si t'en voulo lipoter ma masio, Yo te fero lili, Yo te fero lichette; Si t'en voulo lipoter ma masio, Yo te fero lichette ce souar. En espagnol Si te quieres el lagato casquear, Te hare lili, Te hare lilita; Si te quieres el lagato casquear, Yo te fero lichette noche. Bien entendu, nous ne donnons aucune garantie sur ces traductions ! La bataille de Reichshoffen 1. C'était un soir, Bataille de Reichshoffen, Il fallait voir Les cuirassiers charger Cuirassiers chargez ! 2. Un doigt ! C'était un soir ... 3. Deux doigts !... 4. Une main !... 5. Deux mains !... 6. Un pied !... 7. Deux pieds !... 8. La tête !... 9. Le cul !... 10. Le vit ! C'était un soir, Bataille de Reichshoffen, Il fallait voir Les cuirassiers charger Cuirassiers baisez ! Cette bataille, dite de Reichshoffen, constitue un épisode sanglant de la guerre franco-allemande de 1870 qui opposa le Second Empire français et les royaumes allemands unis derrière le royaume de Prusse aussi est-elle parfois appelée guerre franco-prussienne. En fait, c'est celle de Frœschwiller-Wœrth. Elle est célèbre pour une série de charges des cuirassiers français. La défaite française du 6 août 1870 ouvrira la route des Vosges et par conséquent celle de Paris. Elle aura aussi pour conséquence de rattacher pour 48 ans, l'Alsace et la Moselle à l'Allemagne. La guerre dura du 19 juillet 1870 au 29 janvier 1871. Elle entraînera la démission de Napoléon III. Des députés dont Léon Gambetta proclament la République et la déchéance de l'empereur est votée le 1er mars 1871. Dans Paris, exaspéré par les événements subis, naît la Commune, nom donné au mouvement révolutionnaire et au gouvernement insurrectionnel qui fut mis en place à Paris 18 mars 1871. Ce mouvement démocratique est écrasé dans un bain de sang lors de la "semaine sanglante", 21 au 28 mai 1871. Il y aura autant de morts parmi les fédérés qu'à la bataille de Reichshoffen ! L'Espagnole musique Arrangement Xavier Hubaut Mp3 Félix Mayol C'était une Espagnole De la Marolle Elle avait un' mijolle Comme un' casserole Elle jouait d' la trompette Avec son pete Jouait des castagnettes Avec ses tettes Taram, tam, tam... Dans se forme originale, cette chanson a été un des plus grands succès de Félix Mayol; voici un extrait de La Mattchiche datant de 1906; la musique, à l'origine une "zarzuela", est de et a été arrangée par Charles Borel-Clerc Voici, dues à P. Cadenas et adaptées par Léo Lelièvre et Paul Briollet, les paroles du premier refrain C'est la danse nouvelle Mademoiselle Prenez un air canaille Cambrez la taille Ça s'appell' "La Mattchiche" Remuez vos miches Ainsi qu'une espagnole Des Batignoles Napoléon Veut danser dans l' salon Mais Joséphine Préfèr' dans la cuisine. Qui ose encore dire, qu'à l'heure actuelle, on ne fait plus que des chansons stupides? L'adaptation est belge, plus précisément bruxelloise. La Marolle ou les Marolles était un ancien quartier très pauvre de Bruxelles. C'est là que se trouvait le "marché aux puces" ou "vieux marché", en bruxellois, "den ae met". Après la deuxième guerre mondiale, les Marolles se sont peu à peu hispanisées ce qui explique le titre. Sur le même air, on chante en France, dans le Nord et au Carnaval de Dunkerke Elle a des grosses tototes Refrain Allons douc'ment Sans trop presser l'mouv'ment C'est palpitant Et ça dure plus longtemps 1. Elle a des grosses tototes1 Ma tante Charlotte Et c'est moi qui les plotte Ses grosses tototes. Elle a de belles cuisses Ma tante Alice Et c'est moi qui les lisse Ses belles cuisses. 2. Il a un gros cigare Mon oncle Edouard Il l'astique tous les soirs Son gros cigare. Il a un beau m'tit2 wiche3 Mon oncle Diche Il aime qu'on lui pourliche Son beau m'tit wiche. 3. Elle a de belles fesses Ma tante Agnès C'est moi qui les caresse Ses belles fesses. Elle a une belle boîte à prise Ma tante Louise C'est moi qui la défrise Sa boite à prise. 4. Elle a un beau m'tit plat'che4 Ma tante Rosat'che C'est moi qui lui fait mât'che5 A son m'tit plat'che. Elle a une échalote Ma tante Charlotte C'est moi qui lui tripote Son échalote. 1 tototes = seins, nichons 2 m'tit = petit 3 wiche = sexe masculin, zizi 4 plat"che = sexe féminin, foufoune 5 faire mât'che = être copain, flatter Pine au cul, Madame Bertrand Pine au cul, Madame Bertrand, Vous avez des filles bis Pine au cul, Madame Bertrand, Vous ayez des filles qu'ont l' con trop grand Ils sont grands comme des marmites Pour les enfiler faudrait d' trop gross's bites Pine au cul Quand ell's s'en vont à la messe Ca leur rentre dans les fesses Ah! La belle affaire air "Pomp and circumstance" in Land of Hope and Glory de Edward Elgar 1857-1934 Mp3 Pomp and circumstance Ah! La belle affaire, on va se saouler Ah! La belle affaire, on va se péter La, la, la... } ad libitum Avec mon zizi air À la Martinique Arrangement Xavier Hubaut Mp3 Charlus Avec mon zizi, mon zizi, mon zizi, Le monde entier bande et jouit On le suce de New York à Paris Il n'y a rien d' meilleur que l' jus d' mon zizi Et si vous voulez régaler vos amies Offrez leur mon zizi. Parlé En vente dans cette salle L'air original est celui d'une ancienne chanson "A la Martinique" de 1912. Les paroles sont d' Henri Christiné sur une musique de George M. Cohan. L'extrait que nous vous avons présenté est chanté par Charlus qui fut son premier interprète. Ce chanteur, aujourd'hui tombé dans l'oubli, avait également à son répertoire "Héloise et Abélard", "Les deux gendarmes", ... et bien d'autres qui ont eu leurs heures de célébrité. Les trois refrains de la chanson disaient A la Martinique, Martinique, Martinique, C'est ça qu'est chic, c'est ça qu'est chic, Pas d' veston, de col, ni d' pantalon, Simplement un tout petit cal'çon; Y en a du plaisir, du plaisir, du plaisir, Jamais malad', jamais mourir, On ôt' le cal'çon pour dîner l' soir, Et tout le monde est en noir. A la Martinique, Martinique, Martinique C'est ça qu'est chic, c'est ça qu'est chic Les p'tites femm's se mettent simplement Une feuill' de bananier par d'vant Y en a du plaisir, du plaisir, du plaisir Jamais malade, jamais mourir Et la feuille, ça sert à rien du tout On sait bien c' qu'y a en d'ssous A la Martinique, Martinique, Martinique C'est ça qu'est chic, c'est ça qu'est chic Moi ach'ter, car je suis connaisseur Du terrain pour devenir planteur Y en a du plaisir, du plaisir, du plaisir Elle répondit dans un soupir J' vois déjà que tu feras sûr'ment Un planteur épatant. Cette chanson, qu'on qualifiait à l'époque de chanson "nègre" !, eut beaucoup de succès et fut par la suite reprise par Fragson, Mayol, Andrex, et, plus récemment, par les Charlots. L'air, légèrement raccourci, servit dans les années 1950 de support à une publicité pour l'apéritif Martini. Avec Martini, Martini, Martini, Le monde entier chante et sourit On en boit de New York à Paris Y a rien d' meilleur qu'un vrai Martini Et si vous voulez régaler vos amis Offrez un Martini. Avec mon zizi est, en fait, un détournement de cette publicité. Le parlé de la fin se justifie par le fait qu'à l'époque pas encore de TV et pas de pub sur les radios publiques, les publicités étaient essentiellement diffusées dans les salles de cinéma pendant les entractes. La publicité pour les "chocolats glacés" Frisko et Alaska était terminée par la petite phrase "En vente dans cette salle". Dans un amphithéâtre 1. Dans un amphithéâtre ter -phithéâtre ter tsoin-tsoin 2. Y avait un macchabée ter macchabée ter tsoin-tsoin. 3. Ce macchabée disait ter Y disait ter tsoin-tsoin 4. Ah! c' qu'on s'emmerde ici ter -merde ici ter tsoin-tsoin Cette chanson est habituellement reprise à son début, ad libitum. Pour éviter la monotonie, certains y ont ajouté d'autres couplets. Par exemple entre le 2e et le 3e Qui sentait fort des pieds ter Fort des pieds ter Tsouin, tsouin et après le dernier On va le disséquer...Dans Les quat'z'arts 1964, Georges Brassens chante Le mort ne chantait pas "Ah ! c' qu'on s'emmerde ici !" Il prenait son trépas à cœur, cette fois-ci. Crème Nivéa Mp3 Les anges dans nos campagnes Parlé Il fait froid ! Il fait très froid ! Il fait très très froid ! Il fait froid, J'ai le cul qui pèle, Et les roustons tout ratatinés, Ah crème nivea, si tu étais là, Finies les gerçures au cul, Et les engelures ! Parlé Il fait chaud ! Il fait très chaud ! Il fait très très chaud ! Il fait chaud, J'ai le con qui suinte, Et les nichons tout déshydratés Ah crème nivea, si tu étais là, Finies les gerçures au con, Et les vergetures. Se chante sur l'air de Les anges dans nos campagnes en version abrégée ! Les paroles du premier couplet de ce chant de Noël étaient Les anges dans nos campagnes Ont entonné l'hymne des cieux, Et l'écho de nos montagnes Redit ce chant mélodieux Gloria in excelsis Deo bis Les clottes C'est aujourd'hui que j'ai mes clottes Non, tu ne pourra pas m' baiser! J'ai mis de l'ouate dans ma culotte Pour empêcher le sang de couler sur mes pieds Non, non, tu ni me feras pas minette T'es un salaud de vouloir ainsi me sécher J'ai mis de l'ouate dans ma culotte Pour empêcher le sang de couler sur mes pieds La libellule Mon cul est une libellule Qui s'en va chaque matin Voltiger sur la lagune Pour y faire des pets marins Les femmes Les femmes ça pue, ça sent la charogne Les femmes, ça pue ça sent la morue Y a que l' trou d' mon cul Qui sent' l'eau de Cologne, Y a que l' trou d' mon cul Qui sent' la vertu Ce petit intermède, très délicat!, prouve l'origine essentiellement masculine des chansons paillardes ; c'est en fait la parodie d'une autre chanson moins sexiste Tout le monde y pue Il sent la charogne Y a qu' le trou d' mon cul Qui sent l'eau d' Cologne Cette chanson a été reprise par Pierre Dac et Francis Blanche. Leur première émission radio commune "Malheur aux barbus" est diffusée sur Paris-Inter en 1951-52. Elle a pour héros un dénommé Furax. Son succès est tel qu'il faut déplacer l'heure d'émission afin d'éviter que les écoliers n'arrivent en retard à l'école. Ils poursuivent par "Les Kangourous n'ont pas d'arêtes". Malheureusement, le caractère atypique de leurs émissions leur vaut d'être éjectés de la cette radio. Ils reprennent les émissions en 1955 sur Europe n°1 dans le cadre d'une série dénommée "Signé Furax" dont les 5 saisons étaient intitulées "Malheur aux Babus" en référence à leur émission-culte, "Le Boudin Sacré", "La lumière qui éteint", "Le gruyère qui tue" et "Le fils de Furax". Il y est question de la secte des Babus qui veulent conquérir le monde par tous les moyens. Fanatiques religieux, ils ne ratent pas une occasion d'entonner leur hymne sacré Intro Des figues, des bananes, des noix. Des noix, des bananes, des figues. Des figues, des bananes, des noix. Des noix, des bananes, des figues. 1. Tout le monde y pue, Il sent la charogne. Y a que le Grand Babu Qui sent l'eau de Cologne 2. Tout le monde y pue, Il fait mal au cœur. Y a que le Grand Babu Qu'a la bonne odeur. Final Chaviro Rotantacha Chamipataro Rogrillapatacha bis Durant des années, les enfants ont hurlé à tue-tête ce hymne charmant sans imaginer les paroles de l'original ! Remarquons que pour mieux apprécier la subtilité des paroles du 3e couplet, il faudrait peut-être l'orthographier Chat vit rôt - Rôt tenta chat - Chat mit patte à rôt - Rôt grilla patte à chat ! La chasse aux moules A la chasse aux moules, moules, moules, Je n' veux plus aller, maman. Les fill's de la ville, ville, ville, M'ont pris tout mon blé maman ! A la pêche aux founes, founes, founes, Je n'veux plus fourrer, maman. Les fill's de ma pine, pine, pine, M'ont mordu le gland maman ! Parodie évidente de la chanson enfantine A la pêche aux moules. Quand je bande Quand je bande Je me demande Où ma pine va s'arrêter Quand j' débande Je me demande Quand ça va recommencer? Les chiens Qu'ils sont heureux les chiens Qui font pipi dans la rue Qu'ils sont heureux les chiens Personn' ne leur dit rien Pschiiiit A rapprocher de ce petit poème intitulé Bonheur parfait Que les chiens sont heureux ! Dans leur humeur badine Ils se sucent la pine, Ils s'enculent entr'eux; Que les chiens sont heureux ! Texte publié dans le Parnasse satyrique, édité par Auguste Poulet-Malassis en 1864 et attribué à un anonyme. On le retrouve également dans L'œuvre libertine des poètes du XIXe siècle de 1918, avec la signature Théophile G.....r. Tous les spécialistes s'accordent pour en attribuer la paternité à Théophile Gautier 1811-1872 Quand on a une gueule comme ça Quand on a une gueul' comme ça, On la ferme, on la ferme ! Quand on a une gueul' comme ça, On la ferme et on s'en va ! La boiteuse voir la version canadienne Arrangement Xavier Hubaut 1. Encore une boiteuse qui revient du marché, Ell' porte dans sa hotte des œufs à plein panier. Les œufs allaient cassi, cassant, Boiteuse allait boiti, boitant ! Ah! Maman ne pleurez pas tant Nous allons couper la bite à Sergent. Mais avant de la lui couper, Nous allons la lui attacher, Attacher la bite à Sergent, Avec un ruban blanc! 2. Encore une boiteuse qui revient du marché, Ell' porte dans sa hotte des fesses à plein panier. Les fess's allaient pendi, pendant, Les œufs allaient cassi, cassant, Boiteuse allait boiti, boitant ! 3. ...des pin's à plein panier Les pin's allaient bandi, bandant,... Les fesses ... Les œufs ... etc. 4. ...des seins à plein panier, Les seins allaient pointi, pointant,... Les pin's ... Les fesses ... etc. 5. ...des couill's à plein panier, Les couill's allaient flotti, flottant,... Les seins ... etc. 6. ...des cons à plein panier, Les cons allaient bailli, baillant, ... Les couill's ... etc. Cette chanson est originaire de Bretagne. Elle figure dans l'Anthologie de la chanson de Haute Bretagne par Simone Morand, publié par Maisonneuve et Larose en 1976. Elle est notamment interprétée par le groupe "Sacrée Bordée" ainsi que par "Tu Pe Du". Si les paroles sont plus sages, on reconnait évidemment la parenté. 1. Quand la boiteuse va-t-au marché,bis Avec son beau petit panier bis Elle s'en va, rouli-roulant, Ah! Maman ne pleurez pas tant! Ah! Ma doué quel trésor D'avoir é-pousé, d'avoir é-pousé, Ah! Ma doué quel trésor D'avoir é-pousé un gars tout en or! 2. Elle emmène aussi son gabier, C'est lui qui la fait manœuvrer. 3. Sur fond de plumes la fait mouiller Lui prend trois ris dans l'tablier. 4. Et sa cotte lui fait carguer, Sa chemise lui fait serrer. 5. Puis à courir le beau gabier Lui guinde un gros mât de hunier! la boiteuse r'vient du marché, Qu'apporte-t-elle dans son panier? 7. Alors elle se met à crier "Tu défonces mon petit panier!" petit mousse sur le chantier Avant dix mois sera lancé ! Elle revient, rouli-roulant, Ah! Maman ne pleurez pas tant! Ah! Ma doué quel trésor D'avoir é-pousé, d'avoir é-pousé, Ah! Ma doué quel trésor D'avoir é-pousé un gars tout en or! Colette Renard va un peu plus loin dans la grivoiserie. Elle chante quelques couplets intercalaires 6 bis. J'étais pourtant dépucelée Par un gros vit de canonnier Mais toi tu m'as dérelinguée Tu m'as tossé jusqu'au gésier 8 bis. Le roi des vits toujours paré Qu'est le plus grand le mieux équipé Pour saborder tous les paniers, C'est le vit du mat'lot gabier et de plus la boiteuse a épousé un cul tout en or ! Dans Le gai chansonnier français de 1886, on trouve une autre énumération recueillie dans les Deux-Sèvres Les couilles s'en vont Pendi, pendant; Les bits * s'en vont Bandi, bandant; Les cons s'en vont Chanti, chantant; Les poules s'en vont Pondi, pondant; Les œufs s'en vont Rouli, roulant Boiteuse derrière Boiteuse devant * Dans "bits" le "t" n'était vraisemblablement muet. et le refrain probablement chanté sur un air légèrement différent est Non, maman, ne pleurez pas tant, Nous allons branler la pine à Bertrand; Avant de la lui branler Il faut bien lui attacher Avec un beau ruban blanc; Nous allons frotter la pine à Bertrand. La version du groupe breton "Tu Pe Du" est encore plus proche de la nôtre; on y trouve notament une énumération du contenu du panier qui se termine par Elle portait sur sa tête des chiens à plein panier Les chiens s'en vont jappi-jappant Les chats s'en vont miauli-miaulant Les oies s'en vont croqui-coquant Les poules s'en vont piri-pipant Les œufs s'en vont rouli-roulant La vieille s'en va boiti-boitant et le refrain se chante Boiteuse par-derrière, Boiteuse par-devant Sur les chemins du Morbihan La vieille s'en va boiti-boitant Mis à par le refrain, cette version est très semblable à la version canadienne ci-après La vieille boiteuse Retour à la version traditionelle 1. C'était un' pauvre vieille, S'en allant au marché. Portant dessur sa tête, Des œufs dans son panier. Les œufs s'en vont tout en roulant; La vieill' s'en va tout en boitant. Boîtez, la vieille Boîtez d'un' patt' de d'vant! 4. ...Un' dind' dans son panier. La dind' s'en va tout en piacquant,... 2. C'était un' pauvre vieille, S'en allant au marché. Portant dessur sa tête, Un coq, dans son panier. Le coq s'en va tout en chantant, Les œufs s'en vont tout en roulant; La vieill' s'en va tout en boitant. 3. ...Un' poul' dans son panier. La poul' s'en va en cacassant,... 5. ...Une oie dans son panier. L'oie s'en va tout en couacquant,... Trou du cul Tambours ! Trou du cul, de quoi te plains-tu? N'es tu pas bien au milieu de mes fesses? Trou du cul, de quoi te plains-tu? N'es tu pas bien au milieu de mon cul? Trompettes ! Et toi, fesse de gauche, de quoi te plains-tu? N'es-tu pas bien à gauche du trou de mon cul? Trompettes ! Et toi fesse de droite, de quoi te plains-tu? N'es-tu pas bien à droite du trou de mon cul? Orchestre ! Rabats ta quette bis Dans ta braguette Lève la jambe Lève la jambe Voilà qu' ça entre Lève la cuisse, cuisse, cuisse, Voilà qu' ça glisse Oh! Hisse! Mon frère était vétérinaire Mon frère était vétérinaire, Il soufflait dans l'trou d'ball'des chevaux, Avec un petit tube en verre, Afin de les rendre plus gros. Mais un jour ce fut le contraire, Le cheval souffla avant lui, Ce qui fit éclater mon frère, Et sur sa tombe on inscrivit Mon frère... Un aimable correspondant nous a signalé une variante après les quatre premiers vers. En outre il s'agit du père et non plus du frère. Bah ! peu importe, du moment que ça reste dans la famille ! Mon père était vétérinaire Il soufflait dans l' derrière des ch'vaux Avec un petit tube en verre Afin d' les faire dev'nir plus gros Un jour un ch'val récalcitrant Lui souffla dans la bouche de d'vant Mon père en fut tout asphyxié Asphyxié de la tête aux pieds On l'emmena au cimetière Au cimetière des chevaux Et sur sa tombe qu'était en pierre On inscrivit ces quelques mots Ci-gît mon père vétérinaire... Un correspondant le l'Oise nous signale une autre variante, fort proche, où la fin du 4e vers est bissé. La mère Gaspard Allons la mèr' Gaspard Encore un verre bis Allons la mèr' Gaspard Encore un verre Il se fait tard. Si l' paternel Si l' paternel revient On lui dira qu' son fils sa fille Est toujours pleine, pleine, pleine,... L'origine de cette chansons est imprécise. Les liégeois en revendiquent la parternité. La légende, qui n'en est pas à un anachronisme près, raconte que le célèbre "Tchantchès" François en wallon liégeois l'a chanté dès sa naissance, en l'an 760 ! dans le célèbre quartier d'Outremeuse de Liège. Toutefois, Gaspar, sans "d", était le patron du Diable au Corps, un ancien cabaret littéraire et estudiantin situé au 12, rue des Choux à Bruxelles. C'est là qu'aurait été créé cette chanson. D'après La légende de Tchantchès racontée par le Musée éponyme etArnaud Decostre dans " La pomponette Le commandeur du cul-sec "Aim's-tu mieux boire et dégueuler, Que de n' pas boire et t'emmerder?" Le buveur désigné "Oui, j' aim' mieux boire et dégueuler, Que de n' pas boire et m'emmerder!" Le chœur "Qu'on verse à boire à c' cochon là, On verra bien s'il dégueul'ra Et pendant qu'il boira, Que son voisin s'apprête; Et pendant qu'il boira, Chantons la Pomponette, La Pomponette, la Pomponette... Ce cochon là a bien pinté, A son voisin de l'imiter ou Ce cochon là a mal pinté, Il va devoir recommencer Claude Rassat signale une autre version dans Chansons populaires dans le Bas-Berry de Barbillat et Touraine. Il faut qu'on s'apprête à boire, boire, boire; Il faut qu'on s'apprête à boire comme il faut. Camarade, prends ton verre. Et ne le refuse pas, Pendant qu'il filera, Que chacun d'nous s'apprête, Pendant qu'il filera, Nous chanterons la pomponnett', la pomponna. Il file, il file..... Ce bougre-là a bien filé, son camarad' va r'commencer. Regardez donc dans son verre, Comme il a le cul bien haut; Je crois qu'il vient d'Angleterre, terre, terre, Car il a le cul en haut bien comme il faut. Il ajoute le commentaire suivant La Pomponnette est un chant de beuverie à forme rituelle dont l'origine sans doute fort loin dans le passé, peut-être aux Bacchanales des Romains, peut-être à ces plantureux festins des Germains et des Gaulois pendant lesquels les cornes de vin ou de cervoise passaient de main en main, sitôt vidées que remplies. Autour d'une table abondamment chargée de bouteilles, les convives sont rassemblés, chacun ayant son verre, à moins que par convention préalable, un seul verre serve pour tous, passant de main en main suivant le mode antique; et tous chantent ensemble le commencement de la mélopée. A - On s'adresse à celui dont c'est le tour de boire B - On lui remplit son verre C - Les convives répètent " il file..." jusqu'à ce qu'il l'ait vidé D - Le buveur pose son verre, dûment retourné cul bien haut E - Les convives le complimentent puis s'adressent au suivant Au cas où le "patient" ne parvient pas à vider son verre d'un trait, on lui chante Ce bougre-là a mal filé; On va le faire recommencer. L'avion air La raspa L'avion, l'avion, l'avion, Ça fait lever les yeux La femme, la femme, la femme, Ça fait lever la queue "Pine au cul" cria la baronne En voyant les couilles du baron Je préfère les avoir dans mon cul Que d' les voir traîner dans la rue. Cet intermède est un peu court, même si on bisse traditionnellement couplet puis refrain. Comme toujours dans ces circonstances, quelques couplets sont venus s'y ajouter. Parmi eux, nous nous bornerons à en signaler deux qui semblent survivre à l'usure du temps; contrairement aux autres, ils sont faciles à ajuster sur l'air ! Les singes, les singes, les singes, Ça mange des cacahuètes La femme, la femme, la femme, Ça aime les coups d' quéquette. C' n'est pas une arbalète Mais un lézard tout poilu Qui sort de la braguette, Direction le trou du cul. Quant à l'air, il est emprunté à un air de danse mexicaine, la raspa. Au temps du succès des samba, mambo et autres cha-cha-cha,... la raspa était jouée peu après la seconde guerre par la plupart des orchestres "sud-américains" notamment Xavier Cugat, Perez Prado, etc. L'air a été utilisé sous le titre "Le bal à Doudou" André Hornez et Thomson par l'orchestre de Jacques Hélian. Notre compatriote Annie Cordy l'a chanté avec d'autres paroles sous l'intitulé "Señorita Raspa".
Cette semaine, j’aimerais revenir sur un point primordial une fois que votre histoire/ scénario est prêt Comment contacter un producteur ? Vous êtes encore beaucoup à me poser la question, que dis-je, des questions concernant cette étape importante qui est La recherche d’un et pourquoi choisit-on un producteur ? Où trouve t-on un producteur ?Comment envoyer son scénario à un producteur ?Quelles erreurs devez-vous absolument éviter !Comment être lu ?Les pièces du dossier de productionQuand et comment relancer un producteur ?Autant de questions auxquelles je vais apporter des réponses, dans cet article, aujourd’ toute chose, pour trouver un producteur il faut correctement le chercher. Dans un premier temps il faut arrêter de penser que producteur = Porte monnaie. Un producteur c’est un partenaire, il est là pour réfléchir et donner vie à votre scénario. S’il vous produit c’est qu’il aime l’histoire et la manière dont vous la vous parlais dans l’article les 6 degrés de séparation » de remettre en perspective votre manière de travailler. Votre recherche d’un producteur doit faire partie de cette remise en perspective. Pour être plus clair il faut que vous compreniez que le producteur vous choisit…c’est vrai…mais vous devez aussi lui faire comprendre que vous aussi vous l’avez choisi ! Cela ne doit pas être un hasard On aime sa ligne éditorialeLe genre ou les genres qu’il produitMais aussi la qualité des films de son regardez toujours ce qu’ils ont internet on trouve, parfois, souvent, des gens qui se disent producteurs », mais monter une société de production ce n’est pas très compliqué. Ce qui est compliqué c’est de produire, d’avoir un réseau, de savoir financer un projet court ou long et de fédérer une équipe. Si vous voyez sur le site du producteur » que les films qu’il a produits ne sont pas terribles, que cela fait amateur…passez votre chemin ! Si vous devez payer pour voir les films qu’il a produit souvent des courts-métrages hélas ça existe…passez votre chemin !L’accompagnement qu’il a fait avec les autres réalisateurs, d’où l’importance de se bouger et d’aller dans les festivals pour rencontrer les réalisateurs ;oSon implication, ce qu’il défend dans les journaux spécialisés, sur certains sites, vous pouvez trouver des ITW de producteurs importants ou pas.Où trouve t-on un producteur ?L’éternelle question ! Maintenant que vous savez pourquoi et comment choisir un producteur, où pouvez-vous en trouver un ? Combien de fois je lis Je ne sais pas comment trouver un producteur ! » ou je ne connais personne… » Ou encore donnez-moi des noms et des contacts de producteurs ! »Vous me connaissez, je suis là pour vous aider, vous guider…mais je ne suis pas là non plus pour vous mâcher le travail ! ;o Si vous voulez devenir scénariste, réalisateur ou juste faire produire votre histoire, va falloir vous bouger ! Scénariste c’est un métier, réalisateur c’est un métier, mais assisté à ne pas confondre avec assistant ;o , ce n’est pas un métier !Je vais vous donner des pistes pour trouver un producteur, mais après c’est votre boulot de chercher !Premièrement voici un site qui réunit tous ou presque les producteurs de courts et de longs Unifrance. Vous aurez non seulement les coordonnées mail, téléphonique et postale, mais aussi l’accès à leurs productions. Ça vous facilitera l’affinage de leur ligne éditorialeIl y a aussi le syndicat des producteurs indépendants, le SPI, là vous trouverez une liste énorme de producteurs implantés partout en France. Trouver l’adresse web du siteD’autres sites payants existent, je ne vous les mets pas, vous avez largement de quoi faire avec les liens que je viens de vous donner ;oIl y a aussi Allociné et IMDB, mais faut-il encore savoir qui l’on cherche ;oPuis bien entendu, je vous casse les oreilles avec ça, il y a les festivals. Il en existe un peu partout, dans toutes les régions, les villes ou pas loin. Tous les producteurs ne se déplacent pas sur les festivals pour chacun de leurs films mais il y en a quelques-uns ;oIl existe aussi, si votre région en est pourvue, un bureau d’accueil des tournages qui recense les acteurs audiovisuels de votre région dont les producteurs ;o Rencontrez les responsables de ces bureaux ;oVoici quelques erreurs à ne pas commettre envoyer votre continuité dialoguéeCar on envoie d’abord un synopsis, une lettre de motivation, voire le traitement. C’est moins long et plus simple à lire qu’un scénario de 120 pages !envoyer un mail sans avoir contacté la production avantPeut-être que la production a trop de projets en cours ou ne souhaite pas produire ou optionner un junior ». ATTENTION Le terme Junior » ne veut pas dire jeune ! Il peut y avoir des Juniors » en scénario et réalisation de 70 ans ;oEnvoyer votre scénario aux producteurs avant de les avoir appelésIdem que pour le mail ! Et puis en les appelant vous pouvez avoir un nom…Vérifier qu’ils sont encore en activitéÇa peut vous paraître étrange mais ça m’est déjà arrivé au début, de relever le nom d’une société sur un générique de court, d’envoyer mon scénario et qu’il me soit retourné en NPAI…simplement parce que la société avait mis la clef sous la porte ;oS’assurer qu’ils produisent bien le genre de votre histoire, ou si vous préférez, que vous entrez dans leur ligne éditorialeUn producteur qui aime les films engagés, dramatiques, politiques etc…ne produira pas votre très bon scénario de Slasher ou votre comédie ;oPenser qu’ils n’attendent que vousDes gens qui écrivent et qui ont le melon…non, un champ de melons à la place de la tête, il y en a beaucoup. Je sais que si vous avez l’habitude de me lire, vous n’êtes pas de ceux-là ;o mais même si vous pensez, à juste titre, que votre scénario est extraordinaire, soyez humble, poli et à lécoute !!Même si le courant ne passe pas avec le producteur, qu’il vous prend de haut, qu’il tente de vous apprendre la vie il y en a plus que l’on ne croit ;o restez cool ! Mais ne dites surtout pas vu les merde que je vois à la TV, j’peux vous dire que mon scénario est bien mieux ! » ou Le dernier film de machin, j’pourrais en écrire 3 comme ça en 1 journée… » Non ! C’est un des principes dans le commerce qui vaut aussi dans le cinéma On ne dit pas que le produit de l’autre c’est de la merde pour vendre le sien ! »Ne pas courir plusieurs lièvres à la sais que certains font ça ! Ils envoient un mail à toute une liste de producteurs et attendent de voir qui va répondre en premier genre premier arrivé, premier servi ! Un peu comme certains le font pour chercher des techniciens ! Non, un producteur, c’est comme un technicien, c’est comme une femme un homme aussi Ils ont envie de se sentir désirés ! Il faut leur faire la cour…si vous courez plusieurs producteurs à la fois ça sera la douche froide assurée !ATTENTION Cela ne veut pas dire que vous ne pouvez pas envoyer votre projet à plusieurs producteurs ! Faites-le intelligemment. Choisissez 4 ou 5 candidats, personnalisez votre courrier ou mail. Faites un envoi unique et pas groupé ! etc…Envoyer n’importe comment Ne pas envoyer votre synopsis, ou même, votre scénario dans le corps de votre mail ! Sauf si vous ne voulez pas qu’on vous lise et qu’il atterrisse directement dans la corbeille. Encore une fois, vous le faites avec moi ! Et puis pour en avoir parlé avec quelques producteurs c’est une pratique qui revient de temps en temps…Non, vous devez faire un dossier, le format PDF est le plus approprié car le plus pas oublier la base d’une relation Présentez-vous, signez votre courrier ou mail, employez des formules de politesseN’oubliez pas que les mails, SMS, Messenger etc… sont des nouveaux moyens de communication mais sont surtout des liens sociaux ! C’est comme si vous envoyiez sur papier des petits mots ou des lettres ! On dit Bonjour, Au revoir, On se présente Je suis machin bidule etc…, on signe son mail Mr Machin ou Mme machin Bidule. On emploie des formules basiques mais qui font du bien Cordialementveuillez trouver ci-jointJe reste à votre disposition pour de plus amples informationsJe reste à votre disposition si vous avez des questions etc…Perso je déteste recevoir des messages ou des mails sans prénom. Ce n’est pas parce qu’on se tutoie sur le blog qu’il faut faire n’importe quoi. Genre ton blog est super, envoie-moi des noms de producteurs »Pardon ? Déjà tu dis bonjour, tu te présentes, tu dit s’il te plait, au revoir, et tu donnes ton bien avec les producteurs c’est la même chose. N’oubliez pas que vous n’allez pas avoir deux chances de présenter votre travail. Si le producteur ne vous prend pas au sérieux dès la première fois…c’est terminé !J’ai envie de dire que c’est le point le plus difficile à obtenir. Si vous écrivez des histoires et qu’elles restent dans votre tiroir, ça ne sert à rien. Enfin, non, ça ne sert pas à rien, car elles existent…mais pour qu’elles existent vraiment il faut qu’elles soient lues. C’est comme pour un film ou pour une musique, s’ils ne sont pas vus ou écoutés, c’est tout de même dommage. Je viens déjà de vous donner, ci-dessus, pas mal de trucs pour maximiser vos chances d’être luLe fait de rencontrer les gens producteurs, réalisateurs, comédiens dans les festivals ou sur les tournages, ça va vous donner des pistes politesse, ciblage etc.., voire vous allez vous créer un réseau. De ce réseau, une confiance va s’installer et vous pourrez à terme vous faire lire plus facilement. Car un tel ou une telle vous aura introduit » mais ça ce n’est pas pour tout de suite ! Là maintenant il vous faut du concret !Et vous savez ce que vous pouvez faire, là maintenant tout de suite, et que vous ne faites pas ?Connaître votre sujetSavoir parler simplement, en quelques mots, de votre histoire, du thème de ce que vous maîtriser votre trac et votre voixConnaître ce que vous pouvez demander ou attendre d’un producteurVous allez me dire Oui mais ça c’est quand on a rendez-vous avec un producteur ! Là, je veux juste qu’il me lise ! » Ahahahah, ok, très bien, mais vous savez que parfois le mec qui décroche le téléphone dans les productions et bien c’est le producteur lui-même, son assistante ou la fille qui est chargée de lire les projets, de faire des fiches des projets qui peuvent intéresser le producteur…etc…Et souvent on va vous dire oui, je suis la personne à qui vous devez envoyer votre scénario, mais avant dites- moi de quoi il s’agit »Vous allez faire Alors, oui…heu…c’est l’histoire d’un mec…enfin c’est pas vraiment l’histoire que d’un mec, c’est un groupe qui…bon, je recommence » Ou alors vous allez réussir à lui expliquer pour finir par dire mais en fait c’est plus compliqué que ça, il y a plus de détails dans le scénario etc… » En gros, vous êtes foutu ! Il faut vous préparer et savoir ce que vous allez faisant cela, en préparant votre discours, vous allez tout simplement passer pour quelqu’un qui maîtrise son sujet, qui sait de quoi il parle et à qui ! Vous allez être rassurant et ça les producteurs pièces du dossier de production L’autre point absolument indispensable, c’est le dossier de production. J’en ai déjà parlé ici mettre le lien, juste pour vous rafraîchir la mémoire il faut que ce dossier contienne Pitch 5 à 6 lignesla note d’intention 2 pages maxla note de réalisation 2 pages maxsynopsis 6 pages / le traitement 20 pagesvotre vous envoyez un traitement 20 pages ne mettez pas de synopsis mais juste un ajouterez une page de garde et un sommaire pour s’y retrouver plus facilement. Bien évidemment vous ferez un fichier PDF, si vous l’envoyez par dans l’optique d’un court-métrage, votre dossier doit contenir Un synopsis 5 à 6 lignesLa note d’intention 2 pages maxLa note de réalisation, si vous voulez réaliser, ce qui est souvent le cas pour un court 2 pages maxTa continuité dialoguée Moins de 40 pagesTon que pour le dossier du long, il faut une page de garde et un sommaire, le tout au format PDF pour les envois par mailCombien de fois ai-je des utilisateurs du blog qui s’inquiètent parce qu’ils n’ont pas de nouvelle, alors qu’ils ont envoyé leur scénario il y a deux jours ou une semaine…Vous vous doutez bien que les productions reçoivent des dizaines de scénarios par semaine…et depuis qu’internet existe c’est un peu de la folie. Franchement le délai de réponse peut varier entre 1 et 3 mois…oui c’est long ! Cela dépend de la production visée, son actualité etc…Franchement si vous n’avez pas de nouvelle au bout d’un mois et demi….voire un mois, vous pouvez les relancer poliment. Prétextez que vous voulez juste savoir s’ils l’ont bien reçu … o En général, on vous donnera un délai de réponse ou vous aurez même la réponse directe au téléphone en général lorsque cela se passe comme ça c’est que c’est non ;o. Vous aurez comme cela une autre date à laquelle rappeler ou renvoyer un mail. Alors n’appelez pas le jour même de la date donnée, attendez 3 à 4 jours ;oVoilà pour cet article sur comment contacter un producteur de film de court-métrage ou de vos commentaires en bas de l’ tu as aimé cet article, la meilleure manière de me le dire c’est de cliquer sur le bouton Partager » en bas de la page. Tu peux retourner au plan du site pour lire d’autres aimeras aussi les articles Savoir choisir son producteur4 raisons de ne pas envoyer ton scénario à une chaîne TVLa Note d’Intention – Partie 1A dimanche prochain. En attendant, vivez votre passion à fond et ne soyez pas trop parano ;oTom Weil.
dans un amphithéâtre y avait un macchabée